Coran, couteau et Internet : la Sainte Trinité de l'islamisme. Par Benoît Rayski

Publié le 16 Janvier 2013

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Benoît
Rayski

Journaliste et essayiste.

La photo, vous ne la verrez pas. C’est tant mieux. La décence, l’honneur, le respect ne sont pas des vains mots en France. Mais tous les journaux décrivent l’image telle que l’ont postée, sur Twitter, les assassins.

Il y a donc le corps ensanglanté d’un militaire français avec, bien mise en évidence, la petite croix qu’il porte autour du cou. Et ces mots inscrits sur l’image : « Il était en croisade mais sa croix ne l’a pas protégé contre l’épée. » Cela s’est passé quelque part en Somalie. Le soldat n’a pas de nom, sauf pour ses proches et ses camarades : il faisait partie du commando des forces spéciales qui a tenté – et ce fut un tragique fiasco – de libérer un des leurs, otage des islamistes somaliens. Pour ces soldats de l’ombre, pas d’honneurs militaires aux Invalides. Anonymes de leur vivant, ils doivent demeurer anonymes dans la mort. Telle est la règle.

Le gouvernement, à juste titre écœuré, a jugé que cette mise en scène macabre était odieuse. Bien sûr. C’est ignoble. C’est à vomir. Mais c’est naturel chez ces gens-là. Ils aiment la mort comme nous aimons la vie. Et – à chacun son esthétisme – ils aiment le spectacle de la mort. Ils le montrent, le photographient, le filment, l’enregistrent. Cette barbarie n’a rien de moyenâgeux : si elle ne répugne pas à utiliser le sabre, à l’ancienne, elle met à profit les derniers progrès de l’informatique. L’islamisme a sa Sainte Trinité à lui : le Coran, le couteau et Internet.

Habituellement, les assassins ont tendance à se cacher pour commettre leurs forfaits. Ils savent confusément qu’ils transgressent un interdit. Quand le général Mladic fit, dans une tuerie révoltante, abattre des milliers de musulmans à Srebrenica, il n’y eut ni caméras ni vidéos pour montrer les trophées de ce massacre. En revanche, si le cœur vous en dit, il vous est très facile de voir les têtes coupées de soldats serbes photographiées par quelques djihadistes venus rejoindre les forces bosniaques.

À Tombouctou, là où nous sommes en guerre, les amputations voulues par la Charia ont été filmées et largement diffusées. Au Pakistan, l’égorgement du journaliste américain Daniel Pearl – identifié comme Juif par ses bourreaux – a fait l’objet de dizaines de milliers de cassettes. Elles ont fait un tabac dans le bazar d’Islamabad et leurs images sont passées en boucle sur les portables de nos banlieues.

Pourquoi tout cela ? Pourquoi cet appétit pour le spectacle du sang ? Tout simplement pour faire peur. Pour nous dire : « Voilà ce qui vous attend si vous ne vous soumettez pas. » Et aussi pour faire savoir à des milliers et des milliers de spectateurs intéressés : « Voilà ce que vous avez le droit de faire. » Mohammed Merah était de ceux-là.

Il n’est pas de bon ton de parler à ce propos de choc de civilisations. Samuel Huntington est un diable difficilement fréquentable. Alors disons simplement que si aucune civilisation n’est supérieure à une autre, il y en a qui sont préférables à d’autres.

PS : Ceci n’ayant rien à voir avec cela (quoique…), j’ai découvert grâce àBoulevard Voltaire que la manif du 13 janvier n’était peut-être pas aussi belle que je l’avais écrit et toutes les filles pas aussi jolies que je les avais dépeintes. En effet, grâce aux signatures conjuguées, complémentaires et opposées de Christine Tasin et de Nicolas Gauthier, j’ai appris qu’un machin intitulé « Fils de France », un petit groupe d’hommes barbus et de femmes voilées, était de la partie. Je me réjouis de ne pas les avoir croisés.

Benoît Rayski, le 16 janvier 2013 // Boulevard Voltaire

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Banro 17/01/2013 22:12


"Quand le général Mladic fit, dans une tuerie révoltante, abattre des milliers de musulmans à Srebrenica, il n’y eut ni caméras ni vidéos pour
montrer les trophées de ce massacre. En revanche, si le cœur vous en dit, il vous est très facile de voir les têtes coupées de soldats serbes photographiées par quelques djihadistes venus
rejoindre les forces bosniaques." Merci de le rappeler on a tendance à l'oublier !

Banro 17/01/2013 22:11


"Quand le général Mladic fit, dans une tuerie révoltante, abattre des milliers de musulmans à Srebrenica, il n’y eut ni caméras ni vidéos pour
montrer les trophées de ce massacre. En revanche, si le cœur vous en dit, il vous est très facile de voir les têtes coupées de soldats serbes photographiées par quelques djihadistes venus
rejoindre les forces bosniaques." Merci de le rappeler on a tendance à l'oublier !