Coup de gueule: Le "mécréant 2.0" saoudien risque la peine de mort! Préface Gérard Brazon

Publié le 13 Février 2012

Ou sont donc tous ces" musulmans modérés" de France et d'Europe!

Pourquoi est-ce que je n'entends pas l'immense clameur de réprobation de ces dizaines de millions de musulmans d'Europe, de ces centaines de milliers de français de confession musulmane?

- Où sont donc ces "droits de l'hommistes" de France prêts à en découdre avec des blogs, des identitaires, des "extrèmistes de droite", des fachos voire, des sites comme Riposte-Laïque, mais tellement silencieux quand la vie d'un homme dépend d'une phrase, d'un mot de travers prononcé envers l'islam!

 - Où êtes-vous avocats, de la défense des droits de l'homme?

 - Où êtes-vous, les Présidents des tribunaux "droits-de-l 'hommistes"?

 - Où êtes-vous Procureurs de la République?

Vous le savez, vous ne pouvez l'ignorer! Cet homme a son destin  scellé par les tenants d'une religion qui ne fera aucun cadeau à travers son système judiciaire qu'est la charia !

Il est quasiment certain qu'il se retrouvera un jour à genoux pour recevoir le cimeterre sur la nuque, où enterré à la moitié du corps pour y être lapidé avec des pierres qui "ne seront pas trop grosses, ni trop petites". En Arabie Saoudite, on ne pend pas en haut d'une grue comme en Iran, sa voisine! Pas pour l'apostasie!  On le torturera un peu, le plus souvent beaucoup, avant de l'exécuter comme un mouton! 

Nous sommes bien loin de tout cela pensez-vous! Ne le croyez pas mesdames et messieurs les avocats, les présidents, les procureurs et vous, chers citoyens de France! Que vous soyez de droite ou de gauche, musulmans ou non! Ne croyez pas que la barbarie là-bas, vous épargnera la barbarie ici! Des femmes ont déjà payé le prix fort au nom de cette barbarie alors qu'il devient de plus en plus interdit de citer l'islam sans risquer d'avoir la bien pensance vous citer pour le coup, devant un tribunal et vous ruiner pour que ces droits-de-l 'hommistes en papiers" puissent continuer à se repaître à vos frais.

Je suis profondément en colère que la Malaisie ait cédé au nom de l'Islam et qu'elle a permis cette extradition criminelle.

Je suis profondément en rage de ne voir dans les médias audiovisuels aucun traitement particulier, aucune protestation de la part de nos politiques "humanistes" dans les cours électorales, seulement dans ces cours!

Hamza Kashgari, 23 ans, accusé de blasphème va mourir je le crains parce que d'autres trouvent plus urgent et plus rentable de complaire aux pétromonarchies!

L'argent du pétrole n'a pas d'odeur lui! Pas celui du sang versé dans tous les cas et pourtant, la lame du cimeterre tombe souvent sur des cous de femmes, le sang coule sur la lanière du fouet, le sang s'attache aux pierres des lapidations, le sang est sur les mains des exécuteurs mais au-delà sur celui de ceux qui laissent faire, au loin et ne disent rien!

J'ai pitié pour Hamza, j'ai mal pour lui! J'ai peur pour lui. Je ne supporte pas l'idée que l'on puisse tuer un homme pour sa liberté d'opinion, pour sa liberté d'expression! Que l'on puisse tuer gratuitement sans colère au nom d'une religion ou de quoi que ce soit d'autre d'ailleurs mais là tout particulièrement. 

Est-ce que le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, baptisera une place à son nom en mémoire d'un gamin mort pour la Liberté d'expression? J'espère que non parce que j'espère en cette immense clameur des défenseurs de la Liberté! Musulmans y compris même si je me fais peu d'illusions!

Gérard Brazon

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Le Monde.fr

BANGKOK, CORRESPONDANT RÉGIONAL EN ASIE DU SUD-EST - L'affaire provoque un tollé sur la Toile, où s'affrontent adversaires et partisans d'un journaliste saoudien, Hamza Kashgari, 23 ans, accusé de blasphème pour un dialogue imaginaire avec Mahomet sur Twitter et extradé dimanche 12 février par la Malaisie vers l'Arabie saoudite, où il risque la peine de mort.

Apparemment de longue date dans le collimateur des ultraconservateurs, le jeune homme a été rapatrié à la demande du gouvernement saoudien pour avoir diffusé sur son compte Twitter @Hmzmz, fermé depuis, un dialogue fort peu orthodoxe dans lequel il ose s'adresser directement au prophète Mahomet : "Je dirais qu'il y a des choses que j'aime chez Toi", avait écrit le 4 février, le micro blogueur facétieux,"mais il y a aussi des choses que je déteste chez Toi et ne peux plus comprendre"."Je ne prierai pas pour Toi", avait-il conclu. Une façon singulière de fêterl'anniversaire du Prophète, ce que le régime wahabite ne pouvait tolérer. Selon la loi saoudienne, le mécréant risque la peine de mort dans son pays.

Arrivé à Kuala Lumpur jeudi 9 février, Hamza Kashgari, journaliste au quotidien AlBilad de Jeddah, avait été aussitôt arrêté au comptoir de l'immigration. Les autorités de Malaisie ont justifié l'extradition de dimanche en arguant du fait que même s'il n'existe pas de traité formel d'extradition entre Ryad et Kuala Lumpur, "la Malaisie extrade les ressortissants recherchés dans leur pays", selon un communiqué assez vague du ministère de l'intérieur. Les Malaisiens ont également fait valoir qu'en tant que pays majoritairement musulman, la Malaisie entretient de bonnes "relations diplomatiques" avec le royaume saoudien.

18 000 INTERNAUTES POUR L'EXÉCUTION D'HAMZA KASHGARI

Le journaliste qui, selon sa sœur, voulait se rendre en Nouvelle Zélande pour ydemander l'asile politique, n'aurait, de toutes façons, pas pu l'obtenir en Malaisie où on ne l'accorde à personne, a précisé une source policière.

Une défenseur malaisienne des droits de l'homme, Fadiah Nadwa Fikri, a condamné cette extradition, estimant qu'il s'agit d' "une violation fragrante" de la loi et des droits de l'individu. Pour Christoph Wilcke, de Human rights watch, "la Malaisie ne devrait pas se faire la complice [de l'Arabie saoudite] en renvoyant[Kasghari] chez lui" où il a peu de chances de bénéficier d'un procès équitable.

Après avoir publié son dialogue imaginaire sur Twitter, le jeune homme avait présenté ses excuses, mais un comité composé de religieux saoudiens l'a traité d'"infidèle" et demandé qu'il soit jugé par un tribunal islamique.

En Arabie saoudite, les esprits se sont rapidement échauffés, la colère populaire prenant également le chemin d'Internet : sur Facebook, une page intitulée "le peuple saoudien veut l'exécution d'Hamza Kashgari" avait, à la date du 12 février, recueilli l'approbation de 18 000 internautes. Une pétition de défense de M. Kashgaridiffusée en ligne a, elle, été signée par 4000 personnes.

Pour Pascal Menoret, professeur d'études moyen-orientales à l'université d'Abu Dhabi"la seule chance pour Hamza Kashgari d'éviter une punition sévère est que les plus hautes autorités saoudiennes reconnaissent le caractère bénin de la nature de ses posts sur Twitter et le caractère haineux de la campagne lancée contre lui par des extrémistes islamistes ".

Bruno Philip du Monde

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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