Crimes et meurtres à volonté en ventes dans les jeux vidéos offert à notre jeunesse.

Publié le 12 Mai 2014

Par Guillaume Faye

Des chercheurs en psychologie sociale des universités du Val d’Aoste, de Milano-Bicocca, de Genève, de l’Ohio et de l’Iowa ont montré que les jeux vidéos violents stimulaient les comportements violents gratuits chez les jeunes. Sont désormais en vente libre des jeux vidéos non seulement ultra-violents et réalistes mais dits « immoraux » où sont montrées des scènes réalistes de violence gratuite et où sont proposés aux jeunes joueurs des comportements tels que braquages, meurtres gratuits, tortures et viols, en toute impunité. Le plus populaire de ces jeux barbares est GTA (Grand Theft Auto, ”Vol à main armée en voiture”) et d’autres sont lancés sur le marché comme Saints RowMafiaThe Godfather (”Le parrain”), ayant tous germés dans l’esprit tordu de producteurs américains. Il ne s’agit plus seulement d’être le spectateur de scènes de barbarie, mais d’en devenir l’acteur.

Le 10 avril 2013, en Italie, deux adolescentes de 15 ans ont« pour s’amuser » battu et tué un homme de 67 ans qui les avait prises en auto-stop.  L’une d’elles a avoué qu’elle cherchait à rejouer dans le monde réel l’héroïne meurtrière de son personnage virtuel dans le jeu GTA.

Quand on sait que 12% des jeunes garçons et 3% des jeunes filles (étude américaine de 2007) sont victimes de l’addiction aux jeux vidéos, il y a de quoi s’inquiéter ; puisque la part de marché non seulement des jeux « violents » mais des jeux« violents et immoraux » ne cesse de croître. Ils sont vendus à tout le monde en toute liberté même si hypocritement les jaquettes d’emballage précisent qu’ils sont réservés aux plus de 18 ans. Inutile de préciser qu’ils sont facilement disponibles sur Internet. Ces jeux désorientent la perception du monde des adolescents en brouillant leurs repères moraux. 

 

Nous vivons dans une très étrange société : on autorise la diffusion de tels produits qui ne sont ni plus ni moins que des incitations au meurtre auprès des adolescents, mais on interdit la vente de fromages au lait cru. (1) On a, de plus, l’impression, dans cette société innervée par le discours litanique des ”Droits de l’homme”, que le crime crapuleux et de droit commun bénéficie d’une étrange mansuétude. Voir à ce propos la réforme de la garde à vue et tout le travail de la Chancellerie pour dépénaliser certains délits et empêcher l’emprisonnement en dessous d’une imputation de 5 ans ; des criminels de droit commun bénéficient, dans le cadre du système judiciaire ”humaniste”, d’une exceptionnelle protection. Bref, tout se tient. En amont, l’incitation au meurtre est autorisée, en aval, elle est pardonnée.

Si vous êtes éditeurs de jeux vidéos incitant aux braquages meurtriers et aux viols, vous ne risquez rien. (2)  Si, en revanche, vous voulez éditer des textes contre l’immigration invasive et l’islamisation, vous risquez beaucoup plus.

Plutôt que d’interdire les OGM et les recherches sur l’extraction de gaz et d’huiles de schiste, il serait plus avisé d’interdire la diffusion et la vente des jeux vidéos criminogènes et de nettoyer Internet de sites qui incitent au meurtre et au viol, ce qui est techniquement parfaitement possible. Mais de telles décisions sont très difficiles à prendre dans un système non-démocratique ou plutôt pseudo-démocratique comme le nôtre. Je reviendrai sur cette question centrale de la démocratie confisquée, dans de prochains articles.            

 

 (1) On autorise aussi la diffusion sur les sites X Internet gratuits de scènes de viol très réalistes. Cf mon essai Sexe et Dévoiement , Éd. du Lore.

(2) Ils ont aboli la peine de mort pour les assassins mais ils tolèrent que les assassins appliquent la peine de mort à leurs victimes. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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Pivoine 13/05/2014 15:02


Le fils d'une de mes amies, qui regardait de tels jeux, tenait des propos violents à l'égard de jeunes de son âge avec qui il s'était disputé, et il n'était pas loin de passer à l'acte. J'en ai
fait la remarque à sa mère, qui a mis du temps à l'admettre. Finalement, elle lui a interdit de tels jeux, et il est redevenu normal.