Crise de l'euro : et si c'était infiniment plus grave que prévu ? Nathalie Balsan-Duverneuil

Publié le 2 Décembre 2011

Un scénario catastrophe à l'horizon? 

Photo montage trouvé sur: Le fond du Bocal ou vous trouverez un article qui vous confirmera que les policiers ont des retards sur leur salaire!

Photo-Montage trouvé sur: Le fond du bocal!

Vous trouverez également sur ce lien des informations sur les retards de paiements de l'état vis à vis des salaires des policiers.

 

Midi-Libre

Effondrement bancaire, explosion de l'euro, émeutes. C'est un article duTelegraph, un très sérieux quotidien britannique, qui annonce la nouvelle : le Foreign Office a envoyé cette semaine un message aux ambassades du Royaume-Uni basées dans la zone euro dans le but de les préparer à un effondrement de la monnaie unique et aux émeutes qui pourraient suivre.

Effondrement bancaire

Le quotidien explique que plusieurs ministres britanniques pensent que  "l'éclatement de l'euro, une idée presque impensable il y a quelques mois, est désormais de plus en plus plausible."

Il poursuit : "Les diplomates se préparent à aider les ressortissants Britanniques expatriés à faire face à un effondrement bancaire et à des émeutes liées à la crise de la dette".

Un avis partagé par Olivier Delamarche, le gérant de Platinum Gestion interrogé sur BFM, qui craque à la fin de la vidéo en avouant que "la zone euro va éclater, ça ne peut pas durer".

 

Une opinion que corrobore l'économiste Jacques Attali, qui s'interrogeait vendredi dernier sur 20 Minutes  : "Est-ce que l'euro existera toujours à Noël ? Il y a plus d'une chance sur deux pour que la monnaie unique ne soit plus là ou du moins qu'elle soit en train de se défaire."

Problème de liquidité de la France ?

De plus en plus de signaux d'alarmes indiquent en effet un problème. L'association de défense des droits des militaires (Adefdromil) alerte que depuis deux mois, les militaires, gendarmes, CRS n'étaient pas remboursés de leurs primes de déplacement, frais et prime. 

L'AFP nous apprend aussi que les bourses des étudiants n'ont pas été versées en temps et en heure, pour des raisons d'informatique selon le CNOUS. Et la SNCF a décalé le versement de la pension de retraite des cheminots. Jusqu'ici elle était payée tous les trois mois, d'avance. A compter du 1er janvier 2012, le versement s'effectuera en deux fois: 1/3 le 1er jour du trimestre, les 2/3 restants à J+9.

Il faut dire que l'intensification de la crise de la dette dans la zone euro s'accompagne d'une baisse de la liquidité des Etats. La France, dont la dette est l'une des plus traitées du marché (environ 165 milliards d'euros ont été échangés chaque jour en octobre selon les estimations d'Euroclear), peine à trouver des liquidité pour honorer ses engagements de fonctionnement, notamment vis-à-vis du traitement des fonctionnaires.

Le 28 novembre, Olivier Sarkozy, directeur financier du fond d'investissement Carlyle et frère du président, a indiqué sur la chaîne d'informations économiques américaine CNBC : "Une ruée sur les liquidités a commencé en Europe parce qu'il y a un problème insoluble de 3 trillions de dollars de dettes."

 

Un chiffre qui pourrait être bien supérieur selon le Telegraph, qui chiffre à 7 trillions d'euros (7 000 000 000 000 euros) la somme nécessaire pour sauver la monnaie unique.

Pendant ce temps-là, les cours boursiers des banques française dégringolent. Comme le Crédit Agricole (cliquez sur le lien et choisissez la courbe sur 10 ans). Une inquiétude entretenue par le Figaro qui annonce dans son édition d'aujourd'hui que les "Etats n'ont plus les moyens de sauver leurs banques".

La crise de confiance est, selon le quotidien, en train de monter "d’un cran par rapport à la situation qui prévalait en septembre 2008 après la faillite de Lehman Brothers".

Dégringolade des pays européens

Notre confrère de la Stampa annonce que l''Italie va demander 600 milliards au FMI et que l'Irlande réclame une remise de sa dette (de type 50% grec) et des fonds, chiffrés en centaines de milliards..

Dans un article paru aujourd'hui, le Telegraph annonce que les coûts de financement en dollars ont grimpé en Europe jusqu'aux niveaux du grand crash de 2008 et que les "organismes prêteurs luttent désespérément pour couvrir leurs 2 trillions de dollars de déficit (2 000 000 000 000 $)."

Le quotidien rapporte aussi que les banques centrales et les fonds souverains asiatiques ont choisi de ne pas acheter d'obligations d'Etats européens parce qu'ils "ont perdu confiance en l'euro." 

Moody's a dégradé la semaine dernière la notation de 12 banques allemandes publiques (notamment la Landesbanken). Fragilisant la capacité d'intervention du pays.

De leur côté, la situation des citoyens européens n'est pas meilleure. Pour ne prendre que lui, l'endettement des ménages français a augmenté de 7% en un an, passant à 1 086,86 milliards d'euros (un trillion) en juin 2011. En 10 ans, selon la Banque de France, le taux d'endettement des ménages est passé de 35% à 55% par rapport au PIB.

Le pire peut être à venir

Les Echos rapportent que hier Standard & Poor's a dégradé quinze grandes banques mondiales, vingt-quatre heures après que Moody's a abaissé de deux crans en moyenne les titres de 87 établissements européens.

Guy LeBas, analyste chez Janney Montgomery Scott cité par Reuters, souligne que ces banques verront leurs coûts de financement grimper et donc que les problèmes de liquidité, de financement des entreprises et des ménages risquent de devenir encore moins aisé.

La balle est désormais dans le camp de la BCE, de la Fed et de ceux qui fabriquent la monnaie...

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Catherine Segurane 02/12/2011 18:08


Je suis sceptique vis à vis de tels scénarios catastrophe. La perte de confiance en l'euro est peut-être largement simulée par certains acteurs qui y ont intérêt. Je suis toujours surprise de
voir le niveau très élevé du cours de l'euro par rapport au dollar sur les marchés financiers. Si ce cours pouvait baisser, ce ne serait d'ailleurs pas mauvais pour nos exportations.


Je crois que certains instrumentalisent la crise pour leurs projets : baisse des salaires, rigueur permanente, Europe fédérale, germanisation de toute l'Europe.


Ceci n'est pas pour dire que tout va bien. L'euro, la BCE, sont autant de boulets. La sortie de l'euro serait salutaire.


 

Claude Germain V 02/12/2011 17:01


Tiens on y vient tout doucement .J'etais sur la route il y a 3/4 d'heure et j'écoutais une emission sur  France Inter ,reportage sur la Sardaigne ou se pratique en ce moment des saisies par
dizaines sur des propriétés paysasannes , appartements et maisons .La journaliste accompagnée d'une syndicaliste ? ou journaliste italienne ? interwiouvait les sardes qui disaient ouvertement que
malgré la repression policiere qui leur tape dessus ,ils etaient pret a prendre les armes .Je pense qu'au meme titre que certains de nos compatriotes ,ce sont des gens qui ne vont pas hesiter
lontemps .L'avenir est tres guai .


Allez ! tous ensemble chantons ......Il est né le divin enfant ...........