Philippe Karsenty: affaire al-Dura, le Président et le CRIF.

Publié le 11 Février 2011

        Vous connaissez l'amitié que je porte à Philippe Karsenty et une certaine admiration pour son combat dans l'affaire Al-Dura. Une affaire qui ressemble à une certaine affaire Dreyfus n'ayant pas peur des mots. Il y a des solidarités qui sont saines, parfois curieuses et d'autres détestables.

          La solidarité militaire du temps de l'affaire Dreyfus faisait partie des détestables. Celles sur l'affaire Al-Dura également. Nous savons grâce au travail de Philippe Karsanty que cette affaire mériterait au mieux si ce n'est à minima, d'être revue et corrigée au vu des derniers développements. (Voir ICI l'objet de cette affaire)

L'ambiguîté se poursuit si ce n'est l'injustice. Je laisse la parole à Philippe.

Gérard Brazon

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Ce mercredi 9 février 2011, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, était l’invité d’honneur du dîner du CRIF.

Lors de ce dîner, le président du CRIF, Richard Prasquier, a prononcé un discours de grande qualité dans lequel il a demandé à ce que la vérité soit enfin établie sur l’affaire al Dura:

« Est-il possible de rechercher, sans être traité d’extrémiste, la vérité sur l’affaire Al Dura qui a entrainé une vague de haine contre Israël et de violences contre les Juifs ? Je refuse malgré tout d’en douter. Je réitère ma demande de constitution d’une commission d’enquête pluraliste et impartiale. En le faisant, je suis sûr de défendre l’idée même d’honnêteté qui est à la base de la liberté de la presse. » 


Permettez-moi de décoder certains éléments de la réponse de Nicolas Sarkozy qui vous auront peut-être échappés.
Chaque année, le discours du président du CRIF est préalablement envoyé au Président de la République afin que les services de l’Elysée en prennent connaissance et qu’ils préparent une réponse appropriée.
Alors que M. Prasquier demandait au Président de la République l’établissement d’une « commission d’enquête pluraliste et impartiale » sur l’affaire al Dura, Nicolas Sarkozy lui a répondu en félicitant de façon appuyée « France Télévisions pour le travail de mémoire que le service public accomplit » qu’il faut « saluer et encourager ». 
Le Président de la République a ajouté qu’il était « fier de cette télévision-là ».

Pour comprendre ce passage, il faut savoir que ce discours a été en partie écrit par le nouveau conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy, Camille Pascal
Je vous invite à lire ce que le Journal du Dimanche avait publié lors de sa nomination.

Qui est Camille Pascal ?

C’est l’homme qui depuis 6 ans, dans ses différentes fonctions, aide France 2 à couvrir son imposture médiatique du 30 septembre 2000.
Camille Pascal était directeur de cabinet de Dominique Baudis lorsque ce dernier était président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.
Quand en 2005 j’ai saisi officiellement le CSA au sujet de l’affaire al Dura, c’est Camille Pascal qui a enterré l’affaire, à l’insu de son président qu’il manipulait déjà.
De façon habile, Camille Pascal est alors parvenu à se faire embaucher chez France Télévisions, contre l’avis de déontologie de la fonction publique.

Devenu secrétaire général de France Télévisions, c’est lui qui était à la manœuvre pour empêcher toute progression de l’enquête sur l’affaire al Dura.
Tout cela ne serait que de l’opportunisme carriériste si je ne détenais la preuve des propos hallucinants que Camille Pascal a tenu à mon encontre quand il défendait l’imposture médiatique de France 2.
Ainsi, lorsque je lui ai indiqué que j’allais enquêter pour comprendre l’attitude étrange du CSA, Camille Pascal m’a alors accusé d’appartenir « aux services secrets israéliens ».

Stupéfait, je lui demandais de répéter ses propos. 
Ce qu’il fit sans rechigner.
Par chance – certains diront avec malice que cela confirme les accusations de Camille Pascal – j’ai enregistré cette conversation téléphonique dont je vous invite à écouter l’extrait communiqué en fichier joint.

Il y a un peu plus d’un siècle, on accusait le capitaine Dreyfus d’appartenir aux services secrets allemands, l’ennemi de l’époque. 
En France aujourd’hui, c’est l’appartenance aux services secrets israéliens qui est soupçonnée…

 

Lors de nos rencontres, vous m’avez souvent demandé comment il était possible d’aider à ce que la vérité surgisse enfin dans l’affaire al Dura.

Je vous propose donc de faire connaitre au Président de la République votre réaction face à la manipulation et l’instrumentalisation dont il a été la victime en lui écrivant un message à : secretariat.president@elysee.fr

 

Je vous invite à diffuser et à publier ce texte aussi largement que possible
Plus nous serons nombreux à agir et à réagir, plus nous aurons de chances de faire prévaloir la vérité et la dignité sur l’indécence et la manipulation.

 

Philippe Karsenty

PS : Je laisse à d’autres - plus compétents que moi - le soin d’analyser d’autres parties contestables du discours du Président de la République.

PSS : Ce message a été envoyé à de grandes organisations, européenne et américaines, afin qu’elles prennent connaissance des faits graves qui se sont produits à Paris, ce mercredi 9 février 2011.

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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pascal silman 11/02/2011 12:45



Gérard, pourquoi MR Karsenty ne demande pas une audience a Nicolas Sarkozy???? et lui démontré comme il a su le faire pour nous !!!! car il ne faut pas sortir de ST cyr pour voir l'évidence!!!!


cordialement


Pascal