Amendes pour femmes voilées.La loi est moquée si ce n'est piétinée.

Publié le 23 Mai 2011

Contrairement à la cause qu’il est venu défendre hier matin à Nice, Rachid Nekkaz, lui, n’avance pas voilé. Zorro social des temps modernes, ce n’est pas une épée mais un chéquier que le « golden boy du Net » a dégainé avec véhémence devant les bâtiments de la caserne Auvare. Sa mission du jour : payer l’amende infligée la semaine dernière à Stéphanie par un agent de police (nos éditions du 13 mai).

3 femmes en Niqab sur la Croisette à Cannes ce mardi 17 mai

Stéphanie, Hind et Kenza, toutes trois en niqab, ont accompagné Rachid Nekkaz de l’association Touche pas à ma Constitution. Ils sont venus remettre, hier à Nice, un chèque d’un montant… de 30 000 euros. L’après-midi, ils prenaient la direction de Cannes, histoire de faire leur pub sur la Croisette en plein festival. La Niçoise de 36 ans portait ce jour-là le niqab, avenue Jean-Médecin, en plein cœur de la capitale azuréenne.

« Notre association, Touche pas à ma Constitution, a fait le déplacement jusqu’à Nice pour dénoncer une situation intolérable : c’est du terrorisme psychologique! », s’exclamait M. Nekkaz en exhibant l’arrêt de travail d’une durée de sept jours prescrit à la jeune résidente du quartier des Moulins.

« Notre association a été créée le lendemain de la promulgation de cette loi liberticide. J’ai constitué un fonds d’un million d’euros – en vendant un immeuble en région parisienne – qui sert à payer les amendes dressées à l’encontre des femmes portant librement le niqab dans la rue. Je ne parle pas des lieux publics fermés comme les banques, les écoles, etc. Où là, je suis contre le port du voile », précise Rachid Nekkaz.

Un chèque de 30000 €

Hier matin, Stéphanie (1), la jeune maman aujourd’hui séparée de son conjoint, s’est donc présentée au commissariat d’Auvare avec l’intention de remettre le chèque libellé à l’ordre de Nicolas Sarkozy et d’un montant de 30000 euros. « J’ai décidé de le payer car je n’ai pas reçu de courrier de la part du procureur m’indiquant que la contravention était classée », précisait-elle. Quant au montant : « C’est la somme qui correspond à l’article mentionné sur le procès-verbal : R 225.4.10 » ajoute M. Nekkaz qui entend bien aller au bout de ses intentions. « Nous sommes prêts à aller jusqu’à la cour européenne de justice s’il le faut. Nous voulons faire amender la loi. » Mais, hier, la police a refusé de réceptionner le chèque. C’est désormais devant le tribunal civil que l’affaire devrait se prolonger. Une journée de revendications qui s’est achevée à Cannes, au pied des marches du festival.

1. Elle était entourée de Hind et Kenza, intégralement voilées toutes les deux et membres de l’association « Citoyenne de la liberté ».

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Loly 24/05/2011 08:40



C'est vraiment à hurler d'indignation! Ils osent parler de LEUR  Constitution et ces s....d'encagées se présentent comme des
"citoyennes de la liberté! mais qu'attendons-nous pour expulser tous ces parasites qui nous polluent et nous phagocytent. Au lieu de vendre son immeuble le nekkaz aurait dû le
mettre à disposition de "nos nouveaux espoirs "pour la France qui déferlent  de partout : Tunisie, Afrique noire et Lybie, cela soulagerait en partie NOS impôts.