Dans le dialogue avec l’islam : le tabou levé ou le silence récidivé

Publié le 7 Novembre 2011

Par le Père Daniel-Ange.

À l’occasion du Colloque de l’AED sur l’Islam aux Bernardins, et surtout suite aux massacres des coptes la nuit de Noël en Égypte, comment ne pas nous poser quelques questions cruciales  ? Dans le dialogue – tellement actuel, urgent, indispensable – avec des représentants de la maison de l’Islam, est-on suffisamment vrai, franc, et j’oserais dire simplement honnête, en abordant avec eux le fait massif, incontournable des persécutions sournoises, mais le plus souvent violentes des chrétiens, toutes Églises, communautés ecclésiales confondues.

Une réalité massive incontournable.

Du Nigéria et de l’Algérie à l’Indonésie, via Pakistan, Iran, Irak, Arabie Saoudite, Égypte, et jusqu’en Érythrée, Kirghizistan, Maldives, sur 54 pays recensés comme ne respectant pas les droits de l’homme quant à la liberté religieuse, 37 sont islamiques, soit plus de 2/3  ! [1] Ce ne sont plus des faits isolés. Ils ont lieu dans ces 37 pays où l’Islam est au pouvoir, même quand la charia n’est pas (encore  ?) la loi fondamentale du pays, et parfois, dans des pays où seule une zone est islamisée.

Ne peut-on leur appliquer le mot de Soljénitsyne du temps où l’empire soviétique couvrait 1/3 du globe terrestre, et où l’on parlait du «  communisme à visage humain  »  : «  Je vous mets au défi de trouver un seul pays où le communisme est au pouvoir et qui respecte les droits de l’homme.  »

C’est trop facile de dire qu’il ne s’agit que de faits divers ponctuels, dus à des groupuscules fondamentalistes. C’est beaucoup trop massif et généralisé pour cela. Ce sont souvent des foules entières, toute une population locale, qui se met à battre, à brûler, à piller et tuer, comme on l’a vu en juillet à Gujrât (Pakistan). Et quand une pauvre fille chrétienne est violée [2], sinon lynchée, la police n’intervient pas. (sauf battage médiatique international, et encore  !)

Sans parler de l’hémorragie massive des chrétiens de tous les pays du proche et du moyen Orient  : ces chrétiens dont c’était la terre d’origine, maintenant en diaspora. Et cela par centaines de milliers, si l’on chiffre les dernières décennies. [3]

A-t-on le courage de se poser la question  : mais à cause de quoi  ? de qui  ? Qui donc leur rend la vie intolérable à ce point  ? Le plus intolérable est que les violences antichrétiennes sont souvent faites explicitement «  au nom d’Allah  ». Combien de meurtres commis en criant «  Allah o akbar  ! (Dieu est grand)  » comme pour le Père Andrea Santoro  ? Quel visage de Dieu donnent–ils au monde  ?

Autre conséquence dramatique  : cette intolérance absolue suscite de telles réactions de peur – parfaitement justifiées - que le citoyen lambda d’un pays essayant de respecter les droits de l’homme, risque de mettre tous les musulmans dans le même sac et du même coup, de se fermer à tout ce qu’un Islam ouvert et modéré dans ses grandes et belles valeurs peut nous apporter. (Avant tout le sens fort de cette Transcendance de Dieu, que nos chrétiens occidentaux ont tant perdu, perte qui les empêche de saisir l’inouï d’un Dieu zygote, et de s’en émerveiller.)

Beaucoup de musulmans réprouvent cette violence. Ils s’en sentent humiliés [4], mais pas un n’ose l’exprimer publiquement, peur d’encourir une fatwa et de subir de terribles représailles. Pourquoi donc, jamais, à ma connaissance, une parole de réprobation publique d’une quelconque autorité islamique (El’Azar, etc.)  ? Encore moins de repentance… Finalement, quoi qu’on en dise, cette christianophobie violente, agressive, déchaînée parfois, serait-elle quelque part inscrite dans les gènes de l’Islam  ? Voici plus de 25 ans en 1983, dans mon ouvrage analysant la situation des différents terrains d’évangélisation (Monde d’orphelins, peuple de témoins), j’avais diagnostiqué que le monde de l’Islam prenait la relève de la persécution communiste. Hélas, je ne croyais pas si bien dire. Dans nos dialogues avec eux, leur posons-nous simplement la question  : pourquoi, vous qui avez un sens si aigu et une tradition si continue de l’hospitalité (une vraie leçon pour nous), tolérez-vous de telles discriminations à tous les échelons de la vie sociale, depuis – déjà – les enfants au primaire  ?

Vous qui invoquez avec tant de fidélité le Très Miséricordieux, qui en faites même le Nom par excellence de Dieu, comment acceptez-vous des attitudes qui sont le contraire même de la Miséricorde  ? À vos frères, qui, librement, ont suivi leur conscience et ont mis leur pas dans ceux de Jésus, pourquoi ne leur pardonnez-vous pas ce «  pire des crimes  »  ? Vous qui avez un sens si fort de la justice, pourquoi les condamnez-vous à mort, sans le moindre jugement, sinon des simulacres  ? Vous qui avez un si bel amour de la famille (et que nous avons bien besoin de recevoir de vous), pourquoi consentez-vous à la vengeance sur les membres innocents de leur famille  ? Vous qui êtes heureux qu’on vous laisse construire toutes les mosquées que vous désirez, et à qui nous donnons même quelques-unes de nos églises, pourquoi nos frères chrétiens ne peuvent avoir aucune église dans certains pays de votre «  maison  », et doivent-ils se cacher comme des criminels pour simplement prier  ?

Vous qui avez une telle crainte du jugement final du Très Haut, n’avez-vous pas peur d’avoir des comptes à rendre pour ces femmes violées, ces filles lynchées, ces moines décapités, ces jeunes battus à mort, pour le seul crime de croire en Dieu autrement que vous  ?

Tous ces drames touchant leurs biens, leurs familles, leur chair, leur vie même, se vit chaque jour dans l’indifférence diplomatique, si ce n’est un négationnisme politique général dans le reste du monde. Ce semble un sujet tabou dans nos médias (peur de représailles  ?), sauf quand l’affaire est trop spectaculaire et que des ONG (Amnesty, Human rights watch, etc.) tirent l’alarme. Et même alors, l’affaire est vite étouffée, oubliée. Que le grand public de pays sécularisés ne s’en inquiète guère, cela s’explique, mais que nous, baptisés, nous nous taisions – alors qu’il s’agit de nos frères de chair et de sang, ceux du Christ - c’est proprement inadmissible.

Raphaël Delpart nous rappelle à l’ordre  : «  Rester silencieux, c’est accepter le crime comme une sorte de fatalité. Prenons garde que cette fatalité nous entraîne nous, à notre tour, vers l’effacement de nous-mêmes. Les chrétiens persécutés sont loin de notre regard pensons-nous, pour justifier notre inaction. Quelle erreur  ! Ils vivent à deux heures à peine du lieu de notre confort «  (p 254)

Nous ne pouvons plus jouer à la politique de l’autruche. Nous ne pourrons pas dire plus tard, sans mentir  : «  Nous ne savions pas. Personne ne nous en a parlé  !  » [5] Réussiront-ils  ? Tous les catholiques devraient en avoir lu au moins un. Combien de pasteurs en parlent  ?

Nous devrions tous pouvoir dire le mot d’Elie Wiesel  : «  Je ne lutte pas contre le mal, mais contre l’indifférence au mal.  » Ou celui d’Einstein  : «  Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire.  »

Delpart lâche  : «  En France, les évêques sont muets. Leur silence renvoie à un autre silence, fort, sombre, de notre Histoire…  » (p.17), faisant allusion à la seconde guerre mondiale.

Mais il aurait pu évoquer le black-out total de l’épiscopat français sur la persécutioncommuniste, pendant des années. Devant celle des nazis, quelques grandes voix de l’épiscopat français ont crié, au risque de leur vie, sauvant ainsi l’honneur de l’Église de France. Face à la persécution communiste, combien furent-ils à en avoir le courage, disons simplement le fair-play  ?

Une conspiration du silence  ? Inconscience ou lâcheté  ?

Voici dix ans, j’ai réalisé une étude documentée sur cette «  conspiration du silence  » dans l’Église catholique en France, en ses instances officielles, face à la persécution communiste dans les pays d’Europe de l’Est (à notre porte  !), comme en Asie. [6]

Les conclusions sont accablantes, et honteuses pour nous. C’était un sujet tabou, car il ne fallait pas porter ombrage à la politique de la «  main tendue  » ou de l’Ostpolitik. Il a fallu Jean-Paul II pour nous arracher, avec grand peine, à ce silence assourdissant (cf  : son discours aux évêques, à Issy, lors de son premier voyage, et celui de Lourdes, le 15.08.83 )

Que je sache, pas une parole publique d’un évêque français pendant ces décennies, où s’écrivait le plus terrible des martyrologes de l’histoire de l’Église. Sauf après les insurrections de Budapest et de Prague, car porté par la vague de réprobation unanime des évêques( Cardinaux Liérart, Feltin, et Gerlier) ont condamné énergiquement ces agressions, entraînés par Pie XII, avec sa brève encyclique parlant de crime, tyranie et iniquité : " le sang du peuple hongrois crie vers Dieu" ( 5 nov 56). Tant de prêtres et d’évêques là-bas m’ont avoué leur douloureuse déception devant cette cruelle (apparente) indifférence, et leur stupeur scandalisée devant nos flirts avec le parti même qui les torturait en prison, ou les expédiait au goulag.. Pas un évêque de chez nous n’a encore eu le courage de leur demander un pardon public. [7]

Le seul qui l’ait fait courageusement  : le cardinal Schönborn lors du Synode sur l’Europe en 1999, ovationné par les évêques de l’Est. Pourtant au contraire de la France, l’Église en Autriche, y était très sensible et s’est dépensée sans compter pour soutenir leurs frères persécutés, à leurs frontières.

Eh bien  ! j’ose poser la question politiquement, ecclésialement très incorrecte  : ne recommençons–nous pas, avec la persécution islamique  ? Voici quatre ans, un document de la Conférence épiscopale, remarquable par ailleurs, validé par l’Assemblée plénière à Lourdes, abordait tous les aspects du dialogue. Je n’y ai pas trouvé une allusion à cette violence islamique anti-chrétienne.

Sans même parler de la question de la réciprocité par rapport aux lieux de culte, ces millions de chrétiens, entre autres libanais et philippins en Arabie Saoudite, ne pouvant disposer d’aucune chapelle, les rarissimes prêtres célébrant en totale clandestinité à leurs risques et périls. [8]

Il ne faudrait pas que dans 10 ans, lorsque les faits éclateront au grand jour, ces frères qui donnent leur vie plutôt que de renier leur foi, nous reprochent à leur tour notre indifférence coupable, notre lâcheté, osons le mot  : notre couardise. Je voudrais éviter à l’Église de France, cette tache sur son Visage d’épouse du Christ.

Que peut donner un dialogue d’intellectuels – ne représentant souvent qu’eux-mêmes, du côté musulman – sans ce minimum de clarté, d’honnêteté, de vérité  ? Cette vérité dont Benoît XVI ne cesse de nous dire qu’elle est inséparable de la Charité  : caritas con-gaudet veritati. Occulter la vérité, c’est renier la charité. [9]

Je pense à Robert Redeker, professeur de philosophie à Toulouse obligé de se cacher parce qu’a été lancée contre lui une fatwa, le menaçant de mort. Cela en France  ! Pourquoi  ? Parce qu’il a osé avouer dans une tribune du Figaro (17.7.06) que finalement, il préférait le Christianisme à l’Islam. Comment dans le pays dit des droits de l’homme, qui tient à la liberté de pensée, d’expression et de presse, comme à la prunelle de ses yeux, peut-on laisser un tel terrorisme nous paralyser  ? J’en tremble pour demain. Vais-je aussi être la cible d’une fatwa, parce que j’ose dire en public que je préfère Jésus à un prophète qui, aussi grand soit-il par ailleurs, a finalement ordonné des massacres. Et que je préfère l’Église et son exigence de pardon et de respect de la liberté de la femme dans le mariage, à une religion qui ordonne la lapidation des adultères (femmes, bien entendu, jamais les hommes) Pour avoir osé l’insinuer délicatement à des jeunes musulmans, le Père Andréa Santoro a été tué. [10]Pendant des siècles, l’Église s’est battue pour protéger et promouvoir la liberté de la femme, particulièrement quant au mariage, vu comme une condition sine qua non de validité. Comment au moins ne pas soulever la question de son statut en terre d’Islam  ? L’assemblée nationale algérienne a adopté en 1984, un code de la famille qui réduit les femmes au rang de personne mineures, Henri Quinson, Moine des cités, éd. Nouvelle Cité, p 155. Par ailleurs, y aurait-il un rapprochement à faire entre les visages que voile la burqa, et ces visages (pas d’autres parties du corps), défigurés par l’acide lancé par leurs maris ou leurs pères, presque pour des bagatelles, au Pakistan. Des centaines recensées chaque année, mais vu la terreur d’en parler, sans doute bien davantage.

Ou parce que je donne en exemple mon ami Maroun (18 ans) qui lorsqu’on lui ordonne de marcher et de cracher sur une croix en disant  : «  Jésus n’est qu’un prophète  », a pris la croix dans ses mains  : «  Tu es mon Dieu  !  » Tué sur le champ. Cela à 3 heures de vol de Paris, en 1983.

Une urgence  : pour nous stimuler, offrir nos martyrs en exemple.

À ce propos, que faisons-nous pour faire connaître ces admirables exemples de baptisés (encore une fois de toutes dénominations chrétiennes) préférant les pires tortures, souvent jusqu’à ce que mort s’en suive, au mieux la prison à perpétuité, si ce n’est l’exil, ainsi que toutes les représailles sur leur famille, tout cela plutôt que de renier leur Seigneur Jésus.

Comment, sans hypocrisie, fêter liturgiquement nos grands martyrs d’hier, ignorant sciemment ceux d’aujourd’hui – nos propres contemporains – alors que leurs souffrances  ; courage et amour sont bien dignes de leurs prédécesseurs sur ce chemin de Golgotha. Je pense à ces héroïques professions de foi, lors de parodies de procès au risque et parfois au prix de la mort. Des credo signés de leur sang.

Combien d’évêques et de prêtres les offrent en exemple, pour stimuler, tonifier notre foi chancelante  ?

Pourquoi faut-il que nos frères des Églises évangéliques soient plus sensibles à ce drame vécu par nos propres frères ? N’ont-il donc pas la priorité  : «  Tant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien à l’égard de tous, et surtout de nos frères dans la foi  » ( gal 6,10).

Si l’on évoque le témoignage de ces frères dans la Foi, il va de soi qu’il faut préciser immédiatement que l’ensemble des musulmans en sont innocents, et même réprouveraient cette violence, s’ils en avaient connaissance. Préciser surtout que notre pardon est accordé aux meurtriers, comme les victimes au Ciel – car ce sont de véritables martyrs – au sens strict du terme – le demandent au Seigneur  ?

Je me pose souvent cette question  : si pendant le dernier demi-siècle, nos pasteurs avaient fait connaître à leur peuple les témoignages bouleversants des nombreux et héroïques martyrs du Christ, leurs contemporains et «  compatriotes  » européens, la ferveur de nos baptisés n’aurait –elle pas été stimulée, et peut-être ralenti l’effondrement (collapse) si rapide de la Foi en France  ? Et plus particulièrement si on avait fait connaître l’héroïsme des pasteurs des courageuses Églises gréco-catholiques préférant prison, tortures et même meurtre plutôt que de se détacher de Rome, de renier Pierre, est-ce qu’une partie de notre clergé et de la soi-disant intelligentsia catholique française auraient osé leurs critiques acerbes du pape, avec leur complexe anti-romain primaire  ? Peut-être auraient-ils fini par comprendre que leur arrogance vis-à-vis de Pierre était la pire des gifles infligée à leurs propres frères catholiques versant leur sang pour leur seule fidélité au Pape. Peut–être…

Aujourd’hui encore, quand un martyr du communisme est béatifié (les Stépinac, Apor, les martyrs d’Ukraine, latins et byzantins, Jerzy Popielusszko, etc.), c’est encore un quasi silence d’indifférence chez nous. Alors que ce serait l’occasion de faire briller ces scintillantes étoiles, dans cette ténébreuse période de notre histoire. Et quand les Midzenty, Popieluszko, Ghyka, Hossu, Todea, ceux d’Albanie le seront bientôt, les ferons-nous connaître et aimer  ?

Je dis tout cela pour éviter de récidiver. Pour conscientiser notre peuple sur cette tragédie atteignant le cœur même de notre Église. En ce moment même. Oui, en notre propre génération. La béatification d’un Andrea Santoro, de Mgr Claverie et des 7 moines de Tibhirine, ouvrira-t-elle enfin nos lèvres et d’abord nos yeux  ?

Documents joints

Notes

[1] Pas un mois ne se passe sans que j’en reçoive des news accablantes (via AEM, AED, Portes Ouvertes…)

[2] «  Le viol dans les pays où l’Islam est la religion d’État, n’est pas considéré comme un délit. En certains pays, le viol de chrétiennes «  est aussi une façon d’amener des femmes vers l’Islam  : une femme violée par un musulman est souvent contrainte, ensuite, de se marier avec un musulman qui lui rappellera toute sa vie qu’elle fut une femme sale  ». (Delpart, La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde, Lafon, pp 48-53). En ces cas, les violeurs sont toujours acquittés, les victimes ou ceux qui tentent de les défendre, sont condamnés.

[3] Voir Annie Laurent, Les chrétiens d’Orient vont–ils disparaître  ? (De Guibert), S. de Courtois, Le génocide oublié, (Ellipse), Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre Sainte, disparition ou mutation  ? (Albin Michel)  ; J. Yacoub, Les chrétiens d’Orient entre Jihad et dhimmitude (Godefroy), Magdi Zaki, Dhimmitude ou l’oppression des chrétiens d’Égypte, (L’Harmattan). Mais déjà, l’étude très fouillée de J.P. Valognes  : Vie et mort des Chrétiens d’Orient (Fayard).

[4] Le cas d’une de mes amies musulmanes.

[5] Plusieurs livres récents tentent de secouer notre apathie et notre insouciance. Raphaël Delpart (se disant athée)  : op.cit. Les ¾ de cette enquête concerne les pays islamiques  ; René Guitton, Ces chrétiens qu’on assassine, Flammarion (16 chapitres sur 22 concernent l’Islam)  ; Thomas Grimaux, Le livre noir des nouvelles persécutions chrétiennes, éd. Faure, et Persécutions chrétiennes dans le monde.

[6] Voir  : Philippe Chenaux, l’Église Catholique en Europe, Cerf, 2009. Et déjà  : Jean Bourdarias, Les évêques de France et le marxisme, histoire d’une connivence, Fayard.

[7] Le cardinal Decourtray avait eu le courage de parler de «  connivences  » avec le parti communiste, ce qui avait suscité un tel tollé qu’il avait dû se rétracter.

[8] (8) Si ce n’est aux cimetières, comme au Kirghizistan où d’un côté, l’administration refuse qu’un non musulman soit enterré au cimetière et de l’autre, les imams lancent des fatwa contre toute personne qui louerait une parcelle pour les enterrer  ! (Delpart p 247).

[9] Au colloque de S. Egidio à Cracovie en septembre 2009, le recteur de l’université El’Azar du Caire accusait agressivement les pays européens de discrimination par rapport aux musulmans. Lui a-t-on aimablement signalé celle à l’égard des chrétiens dans son propre pays  ?

[10] Voir son admirable dernière lettre. in Lettres de Turquie, éd. du Jubilé.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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