Dans ma commune, les scrutateurs ont insulté les électeurs de droite durant le dépouillement

Publié le 25 Avril 2012

Par Caroline Alamachère

Soucieuse d’accomplir mon devoir de citoyenne jusqu’au bout je me suis proposée de faire le dépouillement hier soir. Prête à comptabiliser les bulletins de Hollande et Mélenchon en grand nombre, compte tenu du lieu où je vis, je m’étais préparée psychologiquement.

Avec toute la neutralité du joueur de poker qui sied à cette tâche j’ai conservé ma bonne humeur, la démocratie méritant bien qu’on s’oublie face à la majorité. Mais ce souci du respect de l’opinion d’autrui ne semblait pas être de mise dans mon bureau de vote où il était implicitement entendu que nous étions tous de gauche.

Ambiance bobo-gaucho à mort donc. Je me suis retrouvée à une table avec trois sympathiques adolescentes qui étaient toutes contentes de voter pour la première fois. A peine installées elles se sont ouvertement déclarées mélenchonistes. Le formatage et l’endoctrinement fonctionnent à plein par ici. La spontanéité de la jeunesse est une qualité pour moi et leur candeur aurait pu m’apparaître charmante mais je n’y ai vu qu’un mauvais présage. Au premier bulletin Marine Le Pen elles ont poussé des cris d’orfraie d’une seule et même voix en me prenant à témoin, j’ai dégluti en silence. A la deuxième exclamation là je leur ai demandé de cesser de réagir et de rester concentrées pour ne pas faire d’erreur dans les comptages.

Mais le pire ce n’était pas elles, c’était les scrutateurs. Tous de gauche, tellement de gauche qu’aucun d’eux n’a envisagé une seconde que les votants présents pourraient ne pas l’être. Tout le temps du dépouillement les commentaires ont fusé. Quand un bulletin Sarkozy ou Le Pen sortait c’était des réflexions, des insultes envers ces salauds de mauvais votants. En clair si la gauche passe les électeurs de droite devront raser les murs et soigner leurs déviances.

L’un des scrutateurs s’est penché vers moi à un moment donné en me disant d’un air entendu « j’ai bien fait de mettre ma cravate rouge aujourd’hui ». La Présidente a tenté une ou deux fois de lui dire qu’il n’avait pas le droit d’exprimer son opinion, ce dont manifestement il se fichait royalement. Mon constat depuis quelque temps est que plus on vote à gauche et moins on respecte les règles démocratiques. Ce type odieux dans son intolérance était le parfait représentant du totalitarisme qui nous attend en cas de victoire de la gauche.

Il insultait copieusement ceux qui avaient voté Marine Le Pen, les traitait de « fèves », de « cons », soufflait, pestait puis repartait vers une autre table. A un moment donné il est revenu vers la nôtre au moment où sortait un bulletin Sarkozy, il s’est exclamé « ah, il faut que j’arrive pour qu’il sorte, je vais repartir » et il a vite quitté la table, nous laissant sans surveillance, oubliant pourquoi il était là, oubliant la loi. Il est clair que pour lui les seize votants présents avaient « bien » voté, on était entre soi, entre gens bien donc il pouvait se lâcher et ignorer allègrement les règles électorales.

Après avoir assisté aux derniers comptages et au moment de quitter les lieux, la Présidente a conclu par un explicite « dans 15 jours ça va être Sarko-Hollande, on a intérêt à se mobiliser », sous entendu pour ne pas laisser passer Sarko.

Ce dépouillement m’a démontré si j’en doutais que la gauche au pouvoir pour les cinq ans à venir sera purement et simplement la mise à mort de la liberté d’opinion et l’avènement de la dictature.

Caroline Alamachère

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

LA GAULOISE 25/04/2012 10:40


Les laches et les imbeciles n'ont d'autres moyen de défenses que les insultes et les menaces .

mika 25/04/2012 10:06


Allez, un peu d’humour pour tous ceux qui ont un p'tit coup de moins bien !


2 mn de coaching pour NICOLAS et FRANCOIS qui draguent ces « sales racistes de droite » LOL !


http://www.youtube.com/watch?v=KdNJ2Z8TCiA