Dictature de la "police de la pensée"! Demain? Non aujourd'hui !

Publié le 18 Janvier 2011

Danemark : "je plaide coupable d'incitation à la haine" (député)

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark : dire la vérité peut vous valoir une inculpation pour incitation à la haine si quelqu'un se sent offensé par vos propos. La vérité n'est pas une défense.

Le procès fait à ce député est emblématique de la construction, un peu partout en Occident, du faux droit de ne pas être offensé.

Cette culture du bobo pleurnichard perpétuellement offensé amène une répression bien pire que celle des régimes communistes, qui cherchaient au moins à améliorer la condition humaine. Aujourd'hui, la censure éhontée pratiquée au nom d'un faux droit fondamental vise à favoriser la progression de la charia, un incontestable fléau pour l'humanité.

 

de Poste de veille
au Canada

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Je confesse ma culpabilité

Le député danois Jesper Langballe a plaidé coupable d'incitation à la haine après s'être vu refuser le droit de présenter des preuves.

Le 3 décembre 2010, le tribunal municipal de Randers au Danemark a reconnu le député Jesper Langballe (Parti du peuple danois) coupable d'incitation à la haine en vertu de l'article 266 (b) du code pénal. Conformément à la jurisprudence danoise, il s'est vu refuser la possibilité de prouver son affirmation selon laquelle il y a des crimes d'honneur et des abus sexuels dans les familles musulmanes. Selon la jurisprudence danoise, le fait qu’une affirmation soit vraie ou fausse n’est pas pertinent. Le fait qu’une personne se sente offensée suffit à entraîner une condamnation. « Avec cet article du code pénal », a commenté M. Langballe, « je suis présumé coupable. Je n'ai aucune intention de participer à ce cirque. C’est pourquoi je confesse ma culpabilité. »

M. Langballe a été condamné à une amende de 5.000 DKK (environ 1000 dollars) ou dix jours de prison. Voici une traduction de la confession complète de Jesper Langballe au tribunal :

« À l’ouverture de mon procès, je tiens à faire une déclaration qui va probablement nous permettre de rentrer tôt. Mon message est que je passe aux aveux. Je plaide coupable. Et je tiens à expliquer mes raisons.

J'ai déjà exprimé mon regret que le ton de l’article de journal qui a conduit à mon inculpation était trop irréfléchi et sarcastique. Il ne rend pas justice à la question très grave que j’abordais, à savoir les crimes d'honneur terribles qui ont lieu dans certaines familles musulmanes où une jeune fille est assassinée par son père ou son frère parce qu'elle est tombée amoureuse du «mauvais» homme. Au Danemark, il y a en moyenne un crime d’honneur par année. En Turquie, c’est un par jour, selon les statistiques des autorités turques.

J'ai aussi parlé des pères qui détournent le regard pendant que des oncles ou des cousins violent leur fille. C'est un fait bien connu. Il suffit de se référer aux descriptions d’Ayaan Hirsi Ali et, pour le Danemark, au livre émouvant de Kristina Aamund, Mødom på mode (virginité en vogue) sur les jeunes dans des familles musulmanes.

C'est la base factuelle du passage de ma tribune dans le Berlingske Tidende (un quotidien de Copenhague, ndlr). Comme je ne suis pas avocat, j'avais hâte de prouver mes affirmations, et donc de faire la lumière sur la substance de mon article - les meurtres d'honneur horribles. C'est pourquoi, contrairement aux autres membres de mon groupe parlementaire, j’ai voté en faveur de la levée de mon immunité parlementaire afin que le procès puisse avoir lieu.

Depuis lors, j’ai appris que selon la pratique légale actuelle, les défendeurs dans des procès en vertu de l'article 266 (b) n’ont pas le droit d’apporter des preuves au soutien de leurs affirmations. Avec cet article du code pénal, je suis présumé coupable. Je n'ai aucune intention de participer à ce cirque. C’est pourquoi je confesse ma culpabilité Cela permettra également d’harmoniser le verdict qui doit être prononcé dans quelques minutes avec l’article indigne du code pénal en vertu duquel je suis condamné.

De plus, je fais face à une poursuite en diffamation pour les propos qui me valent d'être traduit en justice aujourd’hui. Dans un procès en diffamation, je pourrai prouver le bien-fondé de mes commentaires. Par contre, l'article 266 (b) entraîne un verdict de culpabilité dès lors qu’une personne s'est sentie offensée ou insultée, peu importe que les remarques incriminées soient vraies ou fauses. Ceci est pleinement conforme à la « culture de l’offensé » qui a pris racine et qui est si magnifiquement soutenue par l'article 266 (b). Dans certains milieux, c’est presque devenu un passe-temps de se sentir offensé, que ce soit par des caricatures dans un journal, la critique de la religion, etc. etc.

En dernier lieu, je vais aborder l’accusation selon laquelle j’ai généralisé, à savoir que mes propos pourraient être interprétés comme visant tous les musulmans. C'est une interprétation dénuée de sens. La mention des crimes d'honneur dans mon texte se réfère au passage disant « il y a des pères musulmans qui ...». Les mots « il y a » ne peuvent jamais exprimer une totalité ; ils signifient toujours un sous-ensemble. Supposons, pour faire un contre-test, que j'aie écrit le contraire: «Il n'y a pas de pères musulmans [qui tuent leurs filles]. » Toute personne raisonnablement bien informée reconnaîtrait qu’il s’agit d'un mensonge flagrant.

En résumé: Avec le recul, je n'aime pas le ton de ce passage. Par contre, je maintiens qu’il dit la vérité. Et franchement, personnellement, je trouve que le sujet lui-même, à savoir les meurtres effroyables de jeunes filles innocentes, est beaucoup plus pertinent que mes carences stylistiques. »

Article 266 (b) du code pénal danois :

«Celui qui, publiquement ou dans l'intention qu’elle soit diffusée publiquement, émet une déclaration ou autre communication par laquelle un groupe de personnes est menacé, insulté ou dénigré sur la base de la race, de la couleur de la peau, de l’origine nationale ou ethnique, de la religion ou de l’orientation sexuelle, est passible d'une amende ou d’une peine maximale de deux ans de prison. »

Voici ce que Jesper Langballe a écrit :

« Bien sûr, Lars Hedegaard n’aurait pas dû dire qu’il y a des pères musulmans qui violent leurs filles quand la vérité semble être qu'ils se contentent de tuer leurs filles (les meurtres dits d'honneur), laissant aux oncles le soin de les violer. »

Source : The Scandal of Danish Justice, International Free Press Society, 12 décembre 2010

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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domi 18/01/2011 13:29



Mais le Député en question, il n'y a pas longtemps j'en suis sure, soutenait l'immigration musulmane dans son pays... S'il avait comme moi compris il y a 20 ans à qui l'on avait affaire, il n'en
serait pas là... et dans 20 autres années ses petits enfants seront des barbus en djellabas et petites filles avec une burqua sur la tête et c'est pas au Tribunal qu'ils s'expliqueront mais sur
la place publique pendus à la grue... C'est bien.



aude pilorgé 18/01/2011 11:06



puisque la loi est comme ça dans ce pays, qu'est-ce qu'ils attendent, les juifs, pour déposer une plainte parce qu'ils se sentent offensés (on le serait à moins !) par les versets du coran qui
appellent au génocide ?


ça vaudrait le coup d'essayer, non ?



Gérard Brazon 19/01/2011 15:09



Oui vous avez raisson! J'ai hâte de voire déposser une plainte de la Licra ou de la LDJ sur des racistes autres que les habituels faire valoir. Une plainte contre des sourates assassines
prononcées dans une mosquée, des rues. Chiche.