De la pensée magique à l’ “athéisme”: un peu d’histoire Par Mia Vossen - Préface Gérard Brazon

Publié le 24 Décembre 2013

Gérard Brazon interview3  A une époque où sans tomber dans la "théorie du complot" il est devenu clair que la volonté de dissoudre l'histoire écrite des peuples d'Europe pour la remplacer par une histoire bisounours où les blancs seraient les coupables, les noirs, les arabes les victimes, où les Nations européennes blanches seraient les grandes responsables des "horreurs du passé" en passant outre aux grandes choses réalisées par celles-ci, on peut en effet se poser des questions.

 

Pour ma part, même si j'avais quelques doutes sur cette volonté et surtout que je pensais impossible de remplacer Vercingétorix, Napoléon par des Rois africains dans nos livres d'Histoire de France, je me rends à l'évidence. Notre peuple de France est bien l'objet d'un immense attentat contre son passé. Contre nos soldats de France, nos Rois, nos Empereurs et Républiques, contre nos fondamentaux issus de notre culture plus que millénaire.

 

Qui contrôle le vocabulaire contrôle les peuples. Qui contrôle le passé contrôle l'avenir. Victor Hugo disait : il n'a pas d'arbres sans racines. Sur la base de cette image, on peut dire que les dirigeants européens ont décidé de ne pas arracher les jeunes pousses, mais de les noyer dans une vague de pousses étrangères. Le grand remplacement de Renaud Camus est bel et bien en marche et le français est prié de s'intégrer d'urgence, de gré ou de force (lois mémorielles, lois contre la liberté d'expression, lois pour les logements sociaux, favoritisme envers l'immigrant, etc) aux nouvelles plantations. Pour nourrir l'ensemble, on arrose les petites pousses dans les écoles d'une histoire multiculturelle fabriquée et sur mesure.

 

Ainsi donc, nous voyons des familles y compris bourgeoises où des jeunes filles se marient avec des musulmans et trouvent tout à fait naturel, pour une française héritière des lumières, d'Olympe de Gouge, de Charlotte Corday, de Louise Michel, et de bien d'autres femmes mortes pour les libertés, de porter le hidjab, le niqab et se soumettre à un homme au nom d'un Dieu. Quel formidable et effroyable retour en arrière...

Voici un texte qui fait référence à tout celà

 

 

Gérard Brazon

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Par Mia Vossen sur Enquête et Débats

Que signifie « être humain » ? Qu’est-ce qui nous sépare fondamentalement de ceux qu’on appelle nos frères inférieurs ? Il semblerait que ce soit surtout la conscience d’un passé et d’un avenir, la conscience de soi et le fait que le « moi » peut intervenir sur ce qui se passe en nous et hors de nous. Sensation grisante ? Terrifiante avant tout ! Quand nos lointains ancêtres sont devenus humains, ils ont d’abord appris… la peur. 

 

Capables de réaliser ce qui leur arrivait, ils ne comprenaient pourtant pas ce qui se passait et ne pouvaient rien faire dans trop de situations effrayantes. Ils tremblaient de peur. Situation tragique, insoutenable ! Nous savons comment ils parvenaient à rendre la vie vivable : l’animisme – qui suppose une vie propre à chaque objet, animal, force de la nature – a permis un « contact » avec ces autres vivants. Quelle consolation de pouvoir s’adresser au génie de l’animal dangereux pour le calmer. La pensée magique suggère des procédés extraordinaires, des offrandes accompagnées de cérémonies implorant les forces de la nature pour qu’elles deviennent favorables aux humains ! 

 

Combien de temps a-t-il fallu pour que de petits malins se désignent « intermédiaires » entre les hommes et les forces magiques ? On ne le sait évidemment pas. Ils s’appelaient chamans, sorciers… prêtres (rabbin, imam ndlr GB). On peut supposer que certains désiraient sincèrement aider leurs semblables, que d’autres voyaient dans ce rôle un moyen facile d’avoir de l’autorité, de l’importance.

Nous ne savons pas combien de temps il a fallu pour que les prêtres s’organisent et créent des religions. Cela s’est probablement fait avec la création des villes, des cités-états. Nous connaissons tous la déesse Athéna, protectrice d’Athènes. Athènes voulait faire du commerce, imposer sa force mais non créer un empire, elle a adopté et assimilé les dieux et les déesses des autres cités – états : pas de guerre de religion à craindre !

 

Chaque ville avait son dieu protecteur et chaque guerrier s’adressait au dieu qui devait lui être favorable. Chaque famille romaine aura ses dieux Lares qu’elle priera régulièrement. Nous sommes loin du monothéisme.

 

Le monothéisme est une invention de peuples se voulant différents des autres comme le peuple juif ou de conquérants voulant imposer « un peuple, un chef, une religion ». Akhénaton est peut-être le premier à avoir eu cette idée en inventant le dieu-soleil unique, Aton. Après sa mort, les prêtres d’Amon ont vite restauré le polythéisme habituel et… leurs privilèges.

Le monothéisme commençait sa longue carrière souvent au service de chefs absolus(1). L’Empire romain décadent a instauré le christianisme religion d’état, Mahomet a commencé la conquête du monde grâce à sa religion… Louis XIV, roi «de droit divin », a même préféré l’affaiblissement de son pays à une moindre gloire pour sa personne et il a révoqué l’Edit de Nantes qui autorisait deux variantes de la religion chrétienne.

 

On ne peut pas dire que le monothéisme va de pair avec le progrès : la décadence de la Grèce antique et l’oubli de ses savants, de ses philosophes, a coïncidé avec un long sommeil des recherches, de l’esprit critique en Occident. Et durant toute cette période de plus de mille ans on ne peut même pas observer de diminution des croyances magiques, de la superstition ! Sainte Rita (?) a remplacé le dieu Hermès, les boules de cristal font l’économie d’intestins d’animaux sacrifiés, les talismans « protègent », les indulgences achètent le ciel, le vendredi 13 est néfaste ici, favorable ailleurs….

 

Les philosophes des Lumières ont espéré faire vivre l’esprit critique, individualiste, constructif dans chacun de nous grâce à l’Encyclopédie, l’enseignement généralisé… ils ont convaincu ceux qui pouvaient l’être. 

Le cerveau humain n’a pas changé en quelques  milliers d’années : nous avons toujours peur et toujours besoin d’être tranquillisés. Seuls les plus critiques parmi nous et ceux à qui il manque la « case religion »(2) se sont approprié l’esprit des Lumières. Ainsi, une enquête de la MENSA (3) montre que seulement 2 à 3% des êtres humains ne sont sensibles à aucune superstition. C’est peu !

En Occident, la religion catholique a perdu son lustre. Elle n’a pas été remplacée par l’esprit des Lumières, elle est remplacée par d’autres religions comme la religion musulmane, par des croyances de diverses natures… d’autant plus agressives que ce monde surpeuplé écrase et terrorise ses habitants. La peur règne. De petits malins s’en servent.

 

Les vendeurs de talismans ont du succès et la petite Khedi n’est pas seule à dire avec conviction : « J’ai le mot sacré dans ce petit sachet et je n’ai pas peur. » La religion verte des écolos calme l’effroi de ceux qui offrent des éoliennes au vilain dieu « Réchauffement Climatique »(4).

Les dieux « Bonté » et « Droits de l’Homme » sont servis par des ONG qui récoltent nos offrandes…  Nous dépensons comme au temps des cathédrales ! Pour un résultat semblable et j’ai enfin compris le pourquoi du manque d’esprit critique de ceux qui font leur offrande, leur refus même d’écouter un raisonnement scientifique (5) : faire une offrande tranquillise, fait cesser la peur.

Non, notre cerveau n’a pas changé en deux millénaires… nous sommes juste obligés de conclure que notre raison n’est qu’un outil au service de nos instincts.

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(1)   La religion juive a promu depuis ses débuts la charité, l’égalité entre les hommes (Deutéronome 15:1-14 ; Lévitique 23:22), Jésus était juif et disait à ses disciples : « Aimez- vous les uns les autres. » Il est vrai que l’humaine nature n’est pas vraiment bonne et que les bons préceptes n’ont pas toujours été suivis…

(2)La case « religion » semble présente dans la plupart des cerveaux selon des  chercheurs qui ont         vu chauffer  toujours la même partie du cerveau quand il était question de religion. D’autres    chercheurs n’ont rien vu…

(3)La MENSA est un groupe de personnes dont le QI dépasse 140. On doit obligatoirement passer         des tests pour pouvoir en faire partie.

(4)Quand les « verts » n’arrivent pas à démontrer leurs thèses, ils répondent : « Il faut nous         croire »…  beaucoup de gens veulent croire.

(5)Un homme a écouté, compris et admis que les éoliennes sont une pure escroquerie… pour dire en       fin de compte : « Je trouve qu’il faut les installer ! »

miavossen

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Epicure 24/12/2013 12:42


Confondre l'IDEE MONOTHEISTE et sa valeur heuristique abstraite fondamentalement structrante pour l'esprit humain et l'usage public massifié (soit les 97% des superstitieux recensés par la MENSA,
 par l'étude statiqtiques des capacités hiumaines) est une ineptie qui fait douter de la santé psychique et la culture de l'auteur....Il devrait apprendre davantage à ce sujet: la
philosophie bouddhiste, et ce qu'en font LES bouddhistes dans leurs temples idolâtres aux dieux supposés manger les offrandes diverses...et les rues de misère et de
violence?? ont peu de choses en commun, sinon un style culturel....Idem pour la Sagesse des Rabbi Loew ou Nachman de Bratslav etc...et la bêtise de nombreux
Orthodoxes justement en contradiction majeure abvec leurs propres textes..Quant à l'Eglise (Catholique Orthodoxe ou Luthérienne) je pense vos connaissance suffisantes, pour apprécier
l'incommensurable distance, entre les voeux pieux et la pratique cataclysmique....


Le Monotheisme incompris des monothéistes mêmes n'est vraiment réalisé jusytremant que par des Athées intelligents qui ne donnent aucun Attribut à FDieu (H. Atlan
"A tort et à raison") et obéissent strictement de fait à l'injonction de la Torah de ne Jamais Prononcer le Nom ineffable.


99% des gens et quasiment 999%1000 des occidentaux chrétiens ou agnostiques ne comprennent rien au monothéoisme et à son Idée formidable. Rien à voir avec Dieu,
heureusement....