De la viande rituelle dans le circuit conventionnel...

Publié le 26 Mars 2013

L'abattage rituel doit-être signalé sur l'étiquetage.

Il est clair que les consommateurs doivent être informés non seulement de la provenance des animaux abattus, mais aussi de la façon dont est tué l'animal. L'abattage rituel qu'il soit halal ou cascher doit être signalé car nous n'avons pas à payer une dîme religieuse et participer à la souffrance animale pour des croyances qui souvent ne nous concernent pas! Les abattoirs sont probablement les seuls responsables et doivent créer des filières d'abattages en fonction des besoins. Cet article concerne le casher mais nous savons tous qu'il peut concerner le halal de la même manière. Rappelons que la taxe sur le Halal est prélevée par l'état (collecteur d'impôt religieux?) et remise à l'une des trois mosquées (Ivry, Paris, Lyon).

Gérard Brazon

****

Source LabelBB

Bruno Benjamin, Président délégué du consistoire israélite de Marseille, expliquait l’an dernier les conditions dans lesquelles est produite la viande destinée à la communauté juive de Marseille.

Les chiffres

Monsieur Benjamin déclarait l’an dernier au « meilleur de Marseille » : «  La consommation de la communauté marseillaise est de 50 à 60 bêtes par semaine mais pour obtenir cette quantité il faut en égorger 200 car les rabbins refusent les animaux dont les poumons présentent des adhérences. De plus, en France, les juifs ne mangent que l’avant de la bête, les parties arrière sont remises dans le circuit ordinaire « .

Ce qui veut dire que toutes les semaines, environ 150 animaux sont abattus rituellement, pour revenir tout de suite dans le circuit normal. Ajoutons à cela les arrières des bêtes sélectionnées, et nous arrivons au total de 87% de viande rituelle casher remise dans le circuit traditionnel; ça en fait des lasagnes et des sauces bolognaises !!!

La taxe

Pour certifier cette viande casher, le consistoire prélève une taxe. Cette taxe représente 40% de son budget annuel de 3 millions €, soit 1,2 millions d’euros. Il semble que ce ratio s’applique également au niveau national. Ce prélèvement a été évalué en 2000 par le Gouvernement français à 8 francs par kilogramme de viande bovine commercialisée et constituerait environ la moitié des ressources du Consistoire central.

Le label BB

Le label BB n’a pas vocation à lutter contre l’abattage rituel. Par contre, nous souhaitons informer le consommateur. On peut très bien, par conviction philosophique, religieuse ou économique refuser de manger de la viande issue d’un abattage rituel. Et contrairement à une croyance encore tenace, ce n’est pas par ce qu’il n’y a rien de précisé au niveau de l’étiquetage que la viande provient d’un abattage conventionnel.

Seul le label BB peut le certifier.

Les sources : le meilleur de Marseillewikipedia et jforum.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article