Déjà trente ans que les différents gouvernements détruisent la France !

Publié le 10 Mai 2011

 par Gérard Brazon - Riposte Laïque

Bientôt les socialistes fêteront les 30 ans de la prise de pouvoir parFrançois Mitterrand. Il y aura 30 ans que le premier « socialiste » avait fait son  entrée à l’Elysée. Un président socialiste que personne ne connaissait au fond ?

J’ai voté pour François Mitterrand en 1981. J’en pouvais plus de ce Giscard d’Estaing. Toutes ses affaires qui traînaient dans la presse, les morts mystérieuses de Robert  BoulinJean de BroglieJoseph Fontanet . Sans compter le paiement par la France du couronnement de « l’Empereur Bokassa », l’affaire des diamants, qui a suivi de peu. La suffisance du seigneur Giscard qui devait sa particule à l’argent de papa puisque c’est ce père qui releva le nom de d’Estaing. J’étais plus jeune en ce temps là. J’avais cette innocence que donne l’ignorance. Pour autant, je n’en pouvais plus de cette vision de la République Giscardienne et pédante.

Alors Mitterrand comme sauveur ? Non pas vraiment, mais j’avais l’espoir de respirer un air un peu plus pur. Et puis personne ne connaissait encore les Jack Lang et consorts. Personne ne m’avait parlé du faux attentat du Conservatoire. Ma connaissance en Histoire contemporaine était quasiment nulle. J’avais donc de fortes excuses.

Alors quand nous, les électeurs, en mai 1981, nous faisions la queue pour voter, nous nous regardions quasiment comme des complices. Du moins c’est ce que je me suis dis à l’époque !

Qui pouvait dire que nous allions vers 14 ans d’effondrement politique d’un côté et de glissements catastrophiques pour la France de l’autre: ouverture des frontières, immigration débridée, (les immigrés sont en France chez eux) islamisation rapide, l’ Europe tentaculaire, le chômage qui explose, les déficits des comptes de la nation. Pauvre France.

Ces 14 ans furent un rêve pour certains. Pour les Jack Lang, les Julien Dray, les Harlem Désir et bien d’autres aux dents longues. Un rêve pour des salariés également, qui prirent pour argent comptant la cinquième semaine de congés qui seront plus tard suivi des trente cinq heures. Un rêve tout haut qu’ils allaient payer très cher par la suite, en vivant tout bas.

Pendant ces 14 années, nous avons pu voir un Président-Roi de France. Un souverain qui s’est permis de faire des écoutes illégales, avoir une concubine, une fille, tout ce beau monde vivant sous le toit de la république. Nourri, éduqué, protégé et à la charge des sujets de France. Sans qu’ils le sachent. Au moins, sous Louis XIV, on pouvait, pour cinq sols, assistait aux repas du Roi. Un souverain déjà malade qui mentait sur son état de santé alors qu’il affirmait publiquement qu’il allait bien. Le mensonge comme deuxième nature en somme.

Un Roi-Président qui se disait socialiste lui qui venait de l’extrême droite d’avant guerre. Lui qui, en bon serviteur, fût décoré de la Francisque par Philippe Pétain lui-même. Lui qui avait comme meilleur ami un René Bousquet. Ce fameux René qui venait encore déjeuner avec lui lorsqu’il était devenu Président de la république. Ce René Bousquet complice des nazis pour la déportation des juifs pendant l’occupation. Jacques Attali à partagé le pain avec lui à la table présidentielle. Cela amusait le Président. A chacun ses bouffons.

C’est ce même homme qui a ressenti comme un mépris, le refus de ses services par le général de Gaulle. Charles de Gaulle l’avait bien cerné à Alger. C’est pour cela que  ce « socialiste » lui voua une haine féroce au point de défaire tout ce qu’avait construit le général.

Que pensez aussi de ce Roi-Président pour lequel j’avais voté en 1981 en tant que Ministre de l’intérieur pendant la guerre d’Algérie.

Alors oui, j’ai surtout voté contre Giscard d’Estaing en votant pour François Mitterrand. Je ne cesse de me le reprocher.  

J’ignorai à jamais, ce que 7 ans de Giscardisme supplémentaires  auraient donnés. C’est ainsi. Je sais simplement et tristement que ce vote a permis 14 ans de règne du Roi-Président François Mitterrand qui furent suivi de 12 ans de Chiraquisme. 12 ans qui ne venaient pas de la même eau mais qui y ressemblait comme deux gouttes… d’eau. La trahison à des idéaux comme point de repère.

Un Mitterrand trahissant Rocard et son parti pour Jacques Chirac. Qui lui-même, après avoir trahi Chaban-Delmas pour Giscard en 1974, avait trahi Giscard pour Mitterrand en 1981. Et l’on voudrait que les français aimassent la politique ?

Il paraît que Mitterrand tout comme Chirac, ces deux politiciens complices, sont bien aimés par les Français. C’est bien le plus affligeant.

Alors déjà trente ans. C’est donc un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. Ils les subissent pourtant ces trente ans, car la politique que Mitterrand a menée pendant 14 ans à abouti non seulement, au 12 ans de chiraquisme (dont cinq de jospiniste), mais aussi, à travers les associations droits-de-l’hommistes, mises en place par la gauche, à faire de la France un pays envahi, culpabilisé, décérébré et en partie acculturé.

L’anniversaire de ces trente ans de la prise de pouvoir par les socialistes sera pour moi, qu’une immense détresse de voir mon pays transformé en province européenne et en terre d’immigration islamique. Nous, mais aussi nos enfants, n’en finiront pas de payer ces années là. 

En terminant cet article, il me vient comme une petite musique venu de loin, venu de l’extrême gauche, celle des années soixante: Elections pièges à cons ! Je n’ose même pas imaginer ce que De Gaulle penserait de cette France qu’il nous avait légué forte et encore puissante. Sans doute la nostalgie d’un vieux con !

Gérard Brazon

http://puteaux-libre.over-blog.com

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Nancy VERDIER 11/05/2011 00:49



J'ai adhéré récemment à Résistance Républicaine et je ne peux qu'encourager les unes et les autres - les uns et les autres - sur ce Blog à en faire autant.
Ce qui est intéressant c'est que nous sommes une "vraie diversité " : nous venons d'horizons divers, nous avons emprunté des chemins distincts, notre réflexion nous a portés
vers tel homme ou tel parti politique plutôt que tel autre. Mais au final - et quel que soit notre âge, notre niveau social, notre condition -  nous nous sommes retrouvés en ce
point de convergence  qui nous tient à coeur : La France, notre République Laïque, que nous sentons en péril. Résistance Républicaine et le Blog de Gérard
Brazon nous ont  permis de nous exprimer en toute liberté.
Aujourd'hui nous évoquons chacun à notre manière,  les 30 années qui se sont écoulées depuis l'avènement de Mitterrand. Je n'ai pas voté Mitterrand. Mon père Haut Fonctionnaire
était parfaitement au courant du passé peu reluisant de Mitterrand. J'avais 35 ans et j'avais monté un Cercle Universitaire Giscardien. Nous avions le sentiment que Raymond Barre avait "bien
fait son travail" et en 1981, les caisses étaient pleines. Nous avons téléphoné à tous nos amis pour leur dire de voter Giscard. En vain. Au soir des élections, la Mairie du 16ème éteignit ses
feux. La Fête allait commencer dans d'autres quartiers. Deux ou trois jours plus tard, dans les rues, j'eus l'impression que les gens planaient littérallement: l'avènement du socialisme
c'était cela. Et la radio chantait ce refrain : les caisses sont pleines, les caisses sont pleines. Mes pas me conduisirent au Ministère des Universités où en l'espace d'une heure, je
décrochai un contrat de 20 000 Euros (130 000 francs) pour me permettre d'acheter des ordinateurs, initier mes élèves et faire deux voyages d'étude aux USA. J'eus accès à un grand
nombre de  manifestations scientifiques à Paris où on ne lésinait pas sur la dépense, des dîners et cocktails somptueux. C'était Versailles vu par les Socialistes qui disaient être
là pour au moins cinquante ans. Les banques furent nationalisées, des emprunteurs connurent la descente aux enfers par le relèvement des taux, le contrôle des changes fut instauré,  les
premiers clochards firent leur apparition à la Muette dès 1983, puis les immigrés affluèrent. Dès 1985, on savait que c'était la dégringolade. Certains espéraient "couler et remonter d'un bon
coup de pied". Il n'en fut rien, mais on voyait les riches s'enrichir (surtout les copains socialistes : Exemple Dumas) et les pauvres s'appauvrir. La Grande Finance avait commencé sa folle valse
transcontinentale. Puis en 1987, ce fut le premier Krach boursier important, suivi de l'explosion de l'immobilier, puis la Guerre du Golf, la chute de l'immobilier. Les caisses étaient vides
depuis longtemps. Mitterrand avait fini par reconnaître : "Nous ne sommes plus maîtres, nous ne régulons plus rien". A coup d'emprunts, les gouvernements successifs financérent les constructions
(Grande Bibliothèque), les aménagements du territoire. Les impôts augmentèrent et on en inventa de nouveau (CSG). Dettes et déficits formèrent un couple infernal et servirent à "combler le trou
de la sécu" (gouffre), à payer les salaires des fonctionnaires, les retraites, les aides sociales, les aides aux immigrés etc....Le plus grave, c'est que nous avions une carte magistrale à jouer
avec les nouvelles technologies. Quelques sociétés purent se faire un nom dans le domaine, mais combien disparurent dans l'indifférence générale et combien de jeunes ingénieurs partirent aux USA
ou au Canada. Après Mitterrand, Chirac laissa filer la situation, qui fut aggravée par l'emprise européenne et sans doute le passage à l'Euro. Certains regrettent de ne pas avoir eu Balladur,
d'autres estiment que le dérapage a commencé avec Giscard et qu'il eût mieux valu avoir un Poher à la place...!!! Bref, depuis de Gaulle et Pompidou, c'est la dégringolade pour une moitié du
pays, pas pour l'autre, pour les grands groupes, la haute finance, les banques, les patrons, les cadres très supérieurs. Est-ce le socialisme ou la mondialisation ou les deux à la fois qui nous
valent cette situation de précarisation des uns et enrichissemnent des autres ???  Et pourquoi tant d'immigration alors ??? Pour le bien de qui ?? Notre société est non seulement en panne,
mais elle est en train de se diluer, de se fondre dans une autre société rétrograde.  
On arrive aujourd'hui à une ère nouvelle, où la donne se complique à l'échelle internationale. Individuellement nous ne pouvons rien. En formant un groupe de réflexion et en échangeant nos idées,
nous pouvons mieux appréhender les choses. J'ai appris beaucoup au travers des articles divulgués sur ce Blog par Gérard Brazon et je l'en remercie.


 



Topaze06 10/05/2011 17:03



Votre article reflète bien la France et surtout les Français qui se sont réveillés.....


Votre cri vient du coeur ! Merci Gérard !


Je connaissais la franscique, l'affaire de l'Observatoire, et la haine que Miterrand avait du Gl De Gaulle....! Les horribles rumeurs (colportées par la gauche française)sur le Général se
sauvant devant l'ennemi, et se réfugiant en Angleterre...!


Comme l'a si bien écrit Ivan Rioufol "Les trente calamiteuses", après les "trente glorieuses"....!


Voyez vous mon regret est mon vote chiraquien, j'avais d'ailleurs promis, après Giscard (j'ai toujours voté pour lui!) que je mettrais Chriac sur la touche....!


Je n'avais pas le choix, car le FN n'est pas ma tasse de thé et ne le sera sûrement pas...Même si je prêche pour la démocratie, en m'opposant à sa diabolisation....!
J'ai entendu Me Dumas parler des ruses de son Chef....Encore un Mr qui me fait "Honte à ma France"....!


Oui, nos enfants et moi mes petits-enfants paieront ces années de "Travaillez moins, pour gagner plus"....!


En effet Le Gl De Gaulle doit regarder la France et compter "Les Veaux" ....Lui et sa certaine "Idée de la France"....!


Bien à vous Esther-Monik C-T



Gérard Brazon 10/05/2011 20:56



Merci Esther. Venez nous rejoindre à Résistance Républicaine au moins vous y trouverez des femmes et des hommes qui luttent hors les partis politiques à défaut d'un
parti pris qui est de refuser l'islam comme seul avenir pour nos enfants.