Délation aux relents corporatistes chez les hôteliers…

Publié le 10 Mai 2013

Fidèles à la vieille image du BOF (Beurre Oeufs Fromage) de l’occupation, les hôteliers de l’Umih dénoncent 50 chambres d’hôtes…

Citoyens et Français

 Une action nationale

L’umih (Union des métiers de l’industrie hôtelière), principal syndicat hôtelier, a dénoncé 50 établissements de 10 départements différents (Ardèche, Ariège, Dordogne, Bouches du Rhône, Gers, Cher, Gironde, Morbihan, Pas-de-Calais et Pyrénées Orientales) qu’il estime exercer une activité hôtelière illégale.

Comme toujours, quand le foin manque, les chevaux se battent. Voilà que les hôteliers, enfourchant leur costume de parfaits petits délateurs, décident de faire le ménage eux même en assignant une cinquantaine d’établissements en justice. Prétextes invoqués: statut de commerçant non conforme à l’encontre de 25 établissements afin de les contraindre à s’inscrire au registre du commerce, ou encore non respect de la législation qui encadre les chambres d’hôtes à l’encontre de 25 autres assignés au tribunal de commerce pour concurrence déloyale

La paille du voisin plus importante que sa propre poutre…

Le syndicat aurait il décidé de faire le ménage parmi les hôtels minables qui ne respectent ni les normes de  ni les normes d’hygiène ni les normes de confort et qui vous facturent le petit déjeuner pris en salle 300 fois le coût matière à condition de vous le servir vous même et d’accepter de vous installer sur une nappe qui a déjà vu au moins deux clients avant vous ?

Non, bien sûr, il s’agit, au contraire, de s’attaquer aux chambres d’hôtes qui auraient le malheur de dépasser, par exemple, le quota de cinq chambres pouvant accueillir quinze personnes dans la maison du propriétaire. Un crime au regard du défenseur des « patentés »! Et tant pis si les chambres y sont confortables, l’accueil agréable et aimable, le petit déjeuner copieux souvent composé de beurre de la ferme voisine et de confitures (quelques fois bizarres) confectionnées par l’hôtesse… L’umih n’a que faire de l’intérêt du client, son seul souci est d’éliminer une concurrence qui est plus active, plus intelligente, plus dynamique (comparez le site de n’importe maison d’hôtes à celui de l‘umih ….)  Selon Roland Héguy, président de l’Umih, « Le commerce illégal dans ce domaine se développe de manière vertigineuse en cette période de crise. »

Le marketing a cinquante ans mais n’a pas encore touché l’Umih

Et voilà, au lieu de se poser la question de savoir pourquoi une part de plus en plus importante de la clientèle (en particulier touristique) se tourne vers autre chose que l’hôtellerie traditionnelle, au lieu d’imaginer proposer une alternative, mener une campagne de sensibilisation de leurs adhérents, imaginer un produit, une formule attractive, bref se bouger le popotin, faire face à la concurrence, nos hôteliers choisissent la voie de la délation et du dirigisme.

Des socialistes aux anges

Jeudi dernier, la ministre chargée du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel, recevait une délégation du syndicat umih. Elle leur a assuré que « le problème était identifié et le gouvernement a mis en place un groupe de travail sur l’hôtellerie à la fin de l’année dernière». Pour sûr que le gouvernement, avec son idéologie dirigiste, va entendre et recevoir le message avec bonheur.

Voilà des « chefs d’entreprises » qui jouent les collabos et mènent une croisade contre des entrepreneurs épris de liberté. Il suffit de se souvenir de la réaction gouvernementale à l’appel corporatiste des artisans à propos des auto-entrepreneurs pour imaginer dans quelle délectation doit se trouver le ministère.

Tout cela est pitoyable et il est temps que certains, mus par les vieux réflexes corporatistes, se souviennent que de tels comportements ne font que renforcer la piètre image que le public peut avoir de leur activité. Quand bien même gagneraient ils leurs procédures qu’ils ont d’ores et déjà perdu la confiance d’une part grandissante de leur clientèle potentielle et qu’au bout du compte triompheront ceux qui seront intelligents, c’est à dire qui sauront adapter l’offre à la demande de la clientèle.

Toujours plus loin dans l’ignominie

En attendant, nos collabos délateurs sont bien décidés à ne pas arrêter là leurs forfaits. Ils comptent dénoncer prochainement la vente d’alcool et la restauration clandestine! Nous vivons une époque formidable (qui nous rappelle quand même « les heures les plus sombres de notre histoire »….)!

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Claude Germain V 10/05/2013 14:42


Il est vrai que lorsque l'on voit la grange a coté de la maison transformée en annexe-dortoir pour des chambres d'hotes on peut se poser certaines questions ....


Secondo il est vrai souvent qu'a quelques euros prets  la chambre d'hote + petit dejeuner est au meme tarif..............le seul probleme c'est que lorsque vous arrivez chez certains
hotelliers on dirait que vous avez affaire a des trombines de constipés au pire que vous les derangez . Et quand au bout de 3 jours on ne vous a pas changé encore les draps alors qu'en hotellerie
cela doit etre fait quasiment tous les jours et que vous etes obligé d'aller mendier le renouvellement des draps , l'hotelier qui hoche la tete comme si c'etait normal de rester
15 jours dans le meme couchage , comment faut 'il le prendre ?.....ça et bien d'autres choses .....