Démocratie d’opinion - par Francis Neri

Publié le 11 Octobre 2011

Démocratie d’opinion

Derrière la « victoire » d’Arnaud Montebourg on peut apercevoir au moins deux « réalités » qui ne vont pas tarder à éclater au grand jour et mettre en évidence le recul incontestable de la « démocratie partisane », celle de l’élite auto-proclamée, de gauche comme de droite.

La première, c’est l’émergence du concept que les clivages ne sont plus entre la gauche ou la droite, mais entre les gagnants et les perdants de la mondialisation.  

La seconde, c’est la revanche de la démocratie d’opinion sur la démocratie partisane, « compassionnelle » et ses discours déconnectés de la réalité.

Grâce à la liberté d’expression, et donc d’opinion, conquise essentiellement par les réseaux sociaux, le peuple de gauche comme de droite, dépassant les clivages dans lesquels les partis veulent les enfermer, font la « nique » aux minorités agissantes. Celles qui se cooptent entre elles au sein des appareils partisans et leurs représentants auto-proclamés.

Cette primaire socialiste sonne peut être joyeusement la fin des partis politiques traditionnels et leurs soldats de plomb idéologiques.

Le peuple, en révolte ouverte envers les partis politiques traditionnels et une certaine « élite » corrompue, veut choisir lui même ses candidats en dehors des appareils et s’engager sur les enjeux qu’il aura lui même identifiés et désignés comme prioritaires.

Je gage qu’il sera plus tenté de traiter de démondialisation, de relocalisation, de sortie de l’Euro, de frontière à rétablir, de préférence nationale, d’immigration, d’emplois, de pouvoir d’achat, que de soutien aux banques et établissements financiers, de CAC 40 ou de triple A.      

Au passage, il me semble que les Français disent avec de plus en plus de convictions qu’ils veulent se débarrasser de l’actuel Président de la République. Cela, les « partisans » du parti majoritaire bien installés dans leur sinécure renouvelable et leur certitude de détenir la vérité ne l’ont toujours pas compris. Ou alors ils font durer le plaisir pour en tirer encore quelques derniers avantages. 

Ce qui inévitablement, les conduira à leur perte.

Nous pourrions alors regretter que Jean Louis Borloo n’ai pas eu l’énergie suffisante et la lucidité nécessaire pour aller au bout de sa démarche. Il aurait pu être une alternative !

Encore un acte manqué qui aura de lourdes conséquences. Il y a fort à parier que le peuple de France, qui n’est pas aussi abruti que certains le croient par la société de consommation et le suffrage universel, se ralliera massivement à une certaine Marine qui, elle au moins, offre au peuple en révolte, plus seulement un exutoire, mais  l’occasion d’une vraie rupture avec le « parler faux » des « pansements » qui nous gouvernent depuis au moins trente ans.

Francis NERI

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis NERI 12/10/2011 22:04



Passons sur le commentaire de Gérard Gabier qui n'apporte rien au débat, sinon l'expression d'une émotivité rageuse qu'il ne parvient pas à maîtriser et qui lui fait dire et écrire (c'est plus
grave) n'importe quoi. Revenons sur l'idée de la nécessité de dépasser les clivages des partis, et effectivement il semble que nous devrons choisir celui ou celle qui saura le mieux rassembler
les Français non pas contre la mondialisation, mais pour certains aspects de la mondialisation. Par exemple sur la nécessité de mondialiser et de réguler, contrôler, la production de nourriture
pour s'appréter à nourir 9 milliards d'individus en 2050. Par exemple sur la nécessité de démondialiser la gestion financière et de revenir à des banques de dépots régionales capables de financer
des investissements productifs.


Il me semble que Marine Le Pen a cela dans son programme. Pas Monsieur Sarkozy, pas Madame Aubry, pas Monsieur Hollande.  



island girl 12/10/2011 04:39



L'Europe,l'Europe ,l'Europe .....basta!



Epicure 11/10/2011 21:56



A parti, parti et demi:


remplacer les Partis par Le Parti... ne m'est pas plus sympathique!


Le PROGRAMME par contre m'intéresse... ainsi (et surtout) que son étude de faisabilité matérielle et politique (étrangère...) comme il sied à une entreprise sérieuse qui se préoccupe de Gérer et
réussir cette gestion avant de ne parler sans discontinuer que des problèmes de réélection...Comme si depuis deux ans Mr Calvi de C'dans l'air... et la France entière n'avaientt d'autre souci que
l'élection et les réélections de Machin et Chose?????



Gérard de Blotzheim 11/10/2011 21:03



En réponse à NERI Francis. Après avoir relu 3 fois son « commentaire-intervention théorique écrit », je n’ai toujours pas lu un seul
point « constructif », une seule ligne « innovatrice », un développé succin « d’un semblant de quelque chose » qui représenterai ce qu’il faut pour la
France.


Sa seule propagande consiste à nous
« refiler » du « MARINE » à qui mieux-mieux et ça s’arrête là. Est-il le nouveau « Messie » dont sa, et la seule « vérité » proposée devrait nous subjuguer
au point de prendre n’importe quelle baliverne pour argent comptant ? La situation de la France n’est plus dissociable de l’Europe qui elle-même n’est plus détachable de rythme cardiaque du
Monde. Et tout cela pour de multiples raisons qui, par et suivant un calendrier imperturbable édicte « les Messes » afin que les fleuves coulent dans leurs lits et non ailleurs.


Ce n’est pas un barrage sur un ruisseau qui maitrisera les forces des flux du grand fleuve… (GdG 2011) Chacun sa façon et son opinion, mais de
temps à autre il faut regarder par-dessus son nez. Votre texte me rappelle l’histoire du médecin qui disait au patient : Mais vous êtes malade ! Et là le malade lui demande :
Pouvez-vous me soigner ? Non répondit le médecin, mais pour sauver les autres, je vais vous éloigner du groupe encore sain !!! La situation est t’elle aujourd’hui que vos
« jérémiades à trois sous » sont d’une parfaite stérilité et nullité sans pareil. Tout juste un Maître à « papiers » qui ne laissent aucun souvenir intéressant, qui n’ouvre
aucune voie pour des solutions sérieuses et appropriées au regard des « bouleversements » importants qui se produiront « inéluctablement ».


Gérard de Blotzheim