Derniére allocution du général de Gaulle à QUIMPER. Du grand, du beau, loin de notre époque si médiocre.

Publié le 7 Mars 2010

               Voici le dernier grand discours du général Charles de Gaulle. Les 10 premières minutes sont d'une grande force et un rappel à ce qu'est et devrait-être la France.
Cette France que le général portait en lui et dont il était le grand héritier. Bien des hommes politiques se réfèrent à lui pour justifier leur politique ou pire se justifier.
Bien des hommes de droite se sont portés devant sa tombe sans honte malgré les petites et les grandes trahisons qu'ils auront commises à cette idée de la France qu'il avait. 
               La grandeur de la France n'était pas, pour cette homme, cet écrivain, ce soldat, ce résistant de la première heure, une idée creuse, un artifice, un leurre politique pour gogos républicains.
La grandeur de la France il y croyait vraiment et s'était investi totalement dans sa réalisation. Il y aurait donné sa vie lui qui a refusé sa retraite de Président de la République.
Cet homme n'aurait pas craint de fêter Austerlitz comme Jacques Chirac.
Il n'aurait pas accepté une France masochiste en participant à la victoire anglaise de Gibraltar contre la flotte française.
Il n'aurait pas accepté que la France soit amoindrie au sein de l'Europe comme Valérie Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac (nouveau converti après l'appel de Cochin) et Nicolas Sarkozy.
Il n'aurait pas accepté que des "jeunes français" défilent avec des drapeaux étrangers et encore moins qu'un drapeau français soit descendu pour y être brûlé comme à Toulouse. 

                Alors quitte à passer pour un passéiste, un ringard, un franchouillard bref, un vieux con, je continue à penser que la France du général Charles de Gaulle avait de la gueule avec son indépendance, sa souveraineté, sa volonté d'existence politique dans l'Europe et dans le Monde, sa force de dissuasion malgré l'opposition américaine, son contrôle des frontières et son idée d'une Europe des états. Ce n'est pas le général qui se poserait la question de construire ou non un nouveau porte avion. La nécessité ferait loi d'abord.
La France n'est plus de nos jours. La France est devenue "moderne" est ouverte sur le monde depuis qu'elle est impuissante.
               C'est à peu prés ce que nous disent les dirigeants politiques de droite comme de gauche. Aujourd'hui, un président de commission Monsieur Barroso autorise la vente d'une pomme de terre OGM sur notre territoire en se moquant de l'avis des autorités françaises. C'est la meilleure preuve, s'il en fallait une, que nos dirigeants n'ont plus de pouvoir hormis celui du paraître. Le faire semblant est devenu l'urgence. 
La France n'est plus mais il reste à l'apprendre à des millions de français qui croient encore que la France est un grand pays alors qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même. Grâce à des candidats à la Présidence de la République. Un poste de Président en échange de l'indépendance de la France. Si loin du "Paris vaut bien une messe" de l'un de nos grands Rois. Ecoutez et regardez cette vidéo. Au moins les 10 premières minutes si ce n'est pour vous rendre compte ce que nous avons perdu depuis à l'aune de cet homme.

Gérard Brazon



Ina.fr - ALLOCUTION DU GENERAL DE GAULLE A QUIMPER

On ressort régulièrement l’enregistrement des quelques phrases prononcées en breton lors de son discours radiodiffusé : « Va c’horf zo dalc’het, med daved hoc’h nij va spered, Vel al labous, a denn askel, Nij da gaout e vreudeur a bell. » Il s’agissait des vers écrits 105 ans plus tôt par son grand-oncle, le celtisant Charles de Gaulle : Mon corps est retenu mais mon esprit vole vers vous, comme l’oiseau à tire d’aile vole vers ses frères qui sont au loin.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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