Derrière l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi. par Bernard Lugan.

Publié le 13 Septembre 2012

J'ai hésité de mettre pour la troisième fois cette photo qui montre le cadavre d'un homme assassiné par des islamistes, meurtre, dont on ne connait pas encore les véritables raisons, hormis celle d'un piètre film fait par un prétendu américano-israélien qui se transforme maintenant en égyptien.(Lire ICI)
Tout cela sent mauvais et nous dépasse quelque peu sans doute. Il n'en reste pas moins que je pense à la famille de cet homme. Une famille impuissante à réagir et qui ne peut que constater la mort d'un père, d'un mari, que l'on traîne comme un vulgaire sac de patates.
Ces islamistes n'ont aucun respect nous le savions y compris après la mort de leurs ennemis, qu'ils maltraitent jusqu'à l'ignoble comme ne le feraient pas des chiens. Mais voir leur forfait doit nous faire réagir et nous dire qu'un jour peut-être, en France...
Il y a de tels hommes qui circulent dans notre pays, des très jeunes frappent des professeurs, d'autres font des mini intifadas dans les cités, certains vont s'engager en Libye et d'autres comme Merah vont tuer des innocents avec la bénédiction actuelle d'irresponsables qui laissent faire cette engeance.
Paix à son âme, honte à ces ordures!
Gérard Brazon
Acteur plus qu’actif du renversement de Mouammar Kadhafi, Christopher Stevens, en déplacement à Benghazi, a été pris au piège dans les locaux du consulat de son pays. Au-delà de ce meurtre et de son prétexte pseudo religieux, quelle analyse pouvons-nous faire de la situation en Libye?

Jusqu’à aujourd’hui, et à en croire les médias, la Libye était sur la voie de la normalisation : l’économie redémarrait avec la reprise des exportations de pétrole et de gaz et des institutions démocratiques se mettaient en place à la suite des élections législatives du 7 juillet 2012. Aveugles et sourds, les observateurs bêlèrent de bonheur quand ces dernières virent la défaite des fondamentalistes et la victoire de l’Alliance des forces nationales (AFN) vite baptisée « libérale ».  
Or, comme il fallait s’y attendre, ce calendrier démocratique très « européocentré » n’a évidemment pas permis de remettre le pays sur ses pieds et cela pour une simple raison qui est que la Libye n’existe plus.

Le colonel Kadhafi avait réussi, au prix d’une dictature sévère, à imposer la stabilité intérieure dans un pays aujourd’hui menacé d’une fragmentation régionale (Tripolitaine-Cyrénaïque-Fezzan) doublée de fractures  interrégionales et religieuses.

En  Tripolitaine deux grandes coalitions régionales s’opposent :

1) A l’Ouest, l’AFN de Mahmoud Jibril a pour cœur la fraction tripolitaine des Warfalla, sa tribu qui, à elle seule, totalise 30% de la population. Ses alliés et partenaires se recrutent à Zenten [1] et parmi les tribus de l’ouest, dont les Berbères du jebel Néfusa et de Gahryan.

2) A l’Est, la coalition islamo-Misrata est quant à elle puissamment soutenue par le Qatar. Le port de Misrata est aujourd’hui aux mains de ces milices gangsgtéro-fondamentalistes qui lynchèrent le colonel Kadhafi, tranchèrent les mains de son fils cadet avant de lui crever les yeux et de l’égorger. Ce furent ces « combattants de la liberté », ces « démocrates » chers à BHL, que le président Sarkozy ordonna aux commandos français de sauver quand les forces du colonel Kadhafi étaient sur le point de prendre la ville…Joli coup !

En Cyrénaïque, où le 6 mars 2012, Ahmed Zubaïr al-Senoussi a été élu émir par les chefs des tribus, deux grandes forces s’opposent, les fédéralistes et les islamistes.

L’irrédentisme de la Cyrénaïque est une donnée historique. Dans les années 1945-1950, quand l’ONU força la Grande-Bretagne, l’Italie et la France à accélérer le processus d’indépendance de la Libye,  les tribus de Cyrénaïque, réticentes à l’idée de la création d’un Etat libyen, n’acceptèrent l’union qu’à deux conditions :

1) Que le chef de la confrérie sénoussiste, Idriss en devienne le chef. Il régna sous le nom d’Idriss I° de 1951 à 1969.
2) Qu’une large autonomie soit reconnue à la Cyrénaïque.

En 1969, dès sa prise de pouvoir, Mouammar Kadhafi abolit la monarchie et imposa la domination de la Tripolitaine, ce que la Cyrénaïque n’accepta jamais. C’est pourquoi la guerre civile qui allait le renverser y commença.

Les islamistes qui ont soutenu la rébellion de la Cyrénaïque veulent maintenant « coiffer » les fédéralistes, mais ils ont en face d’eux d’autres musulmans. Un féroce combat oppose en effet les fondamentalistes qui n’ont pas de tradition locale aux membres des confréries soufies dont le poids régional est important. Le fief des islamistes radicaux est Derna où ils ont constitué un Emirat. Depuis plusieurs semaines, ils tentent de prendre le contrôle de Benghazi. L’attaque contre le consulat américain fait partie de leur stratégie.
Qui va l’emporter ? Il est impossible de le dire. Actuellement les fondamentalistes de Cyrénaïque cherchent à s’appuyer sur les milices de Misrata lesquelles recherchent leur soutien contre celles de l’Ouest. Furieux de la défaite de ses protégés à Tripoli, le Qatar semble particulièrement actif dans cette opération.

La question qui se pose désormais est de savoir si la Libye peut survivre comme Etat. Peu à peu y apparaît en effet une situation de guerres régionales, tribales, claniques, religieuses ; comme en Somalie. Elles pourraient être suivies d’un éclatement territorial, le pays étant alors découpé en « touches de piano » avec un port dans le prolongement des gisements d’hydrocarbures de l’intérieur.
Désormais, l’alternative est simple : soit les nouvelles autorités mettent un terme au chaos - mais comment ? - et reconstruisent l’Etat sous une forme ou sous une autre, soit la Libye demeure ingouvernable. Dans ce cas,  les islamistes pourraient alors jouer une carte maîtresse, celle du modèle religieux transcendant les divisions afin de les coaguler dans un tout commun, l’Oumma.

Ceux qui ont permis ce désastre avec ses prolongements dans toute la bande sahélienne (voir les numéros de l’Afrique Réelle consacrés à cette question), sont ceux qui ont décidé de s’immiscer dans la guerre civile libyenne, au premier rang desquels l’ancien président de la République française. Quant au malheureux ambassadeur américain, le moins que l’on puisse dire est que ses anciens protégés se sont montrés bien ingrats envers lui…

Bernard Lugan
12/09/12

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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DURADUPIF 14/09/2012 14:22


Ils avaient organisés ces attaques des 11,12,13 septembre 2012, pour dates commémoirative du 11 septembre 2001. Le fim égyptien diffusé depuis trois mois est un prétexte de plus pour en rajouter
intensément sur le mode victimiaire coutumier contre Israël et les U.S.A coupables de tous leurs maux. Les Occidentaux toujours aussi idiots devant ce déchainement de haine, par leurs mièvres
positionnements du courage fuyons.

Claude Germain V 13/09/2012 22:03


LES BIENFAITEURS DE L'HUMANITE ....... islamiste : un sacré groupe de GOUAPES et de polilopettes ........


Nos quelques racaillos mondialisttes ,Sarkozy 1er ,Juppé ,Bernard Henri Levy , Kouchner et compagnie ,sous la protection de leurs peres ordonnateur spirituel Obama et Busch, ont tres bien oeuvré
..... Du coté Français on n'entend plus nos polilopettes protester  ,ils font tous l'autruche la tete enfoncée dans le sable tunisien ou marocain et aujourd'hui le 12.09.2012 , Obama 
accompagné de la chére epouse de notre felationneur national US joue les offusqués parce que le drapeau etoilé sert de torche-culs aux muslims et que ceux çis vont trucider un ambassadeur
innocent ..........     voila le beau resultat de nos suppots de satan ...qui ont mis le diable en pleine activité ...