Aprés 40 ans, des Français se réveillent avec la gueule de bois.

Publié le 20 Mars 2011

            On peut en penser ce que l'on veut. Être d'accord ou non. C'est un fait. Le Front National est devenu une préoccupation des différents responsables politiques. De l'UMP au Centre en passant par la gauche en général.

           Ce que je dis depuis plus de deux ans se réalise. Il n’y avait pas besoin d'être devin. Il suffisait d'écouter les gens parler. La langue se libère après que les esprits soient sortis de leur engourdissement politiquement correct. 40 ans de soporifiques. Toutes ces années où les discours de la bien pensance ont fait que la France n'est plus ce qu'elle était. Non pas par un choix politique d'un peuple mais, par la volonté d'une minorité qui ont voulu une France amoindrie, diminuée volontairement de l'intérieur pour mieux lui faire avaler sa dilution dans une Europe sans âme.

          La France sous camisole de force réalise enfin qu'elle existe encore. Malgré les coups de butoir d'une immigration de peuplement. Une immigration qui, à terme, devait la transformer en une province européenne sans pouvoir, sans âme ou l'islam sera par la maternité la religion dominante.

         Ces peurs que beaucoup d'entre nous, ceux qui aiment cette France d'autrefois, forte, rayonnante, puissante même si l'on sait que nous ne serons plus une puissance de premier plan.

         Ces peurs, ces alarmes ont finit par porter leurs fruits. Mais, je n'oublierai jamais, quoiqu'en dise certains de mes amis, la part que Nicolas Sarkozy a eu dans la libération de la parole. Jamais cette parole n'aurait pu se libérer sans cette formidable campagne de 2007 ou l'idée de la nation et de ses symboles fût clairement réhabilitée par lui. C'est bien ce qui mets en rage les Socialo-Cocos-Bobos-Verts. Il a mis en pièce l'édifice de la bien pensance qui avait fini par rendre coupable tous les français pour des faits remontant au temps de l'esclavage, de la colonisation. La France repentante en permanence, c'est eux! C'est cette gauche lamentable qui hait la France éternelle que nous aimons. 

       Pour autant, la droite classique, la droite républicaine comme ils disent, ne doit pas s'imaginer que cela suffit. Il y a les petites et les grandes trahisons. Celle du Centre par exemple qui saborde des projets de lois comme celle de la déchéance de la nationalité pour ceux qui auront agressés des policiers, etc. La liste est longue de ses amis qui vous veulent du bien en vous savonnant la planche. De ce fait, les Français se demandent désormais s’il n’y a pas une solution plus simple.

     Comment faire pour revenir à une puissance respectée pour son histoire, pour ce passé glorieux, pour ses "morts pour la France", pour son message universel de liberté, d'égalité, de fraternité et surtout de Laïcité. Ces Français entendent une voix. Celle d'une femme. Celle d'un parti qui n'a jamais gouverné parce qu'autrefois, son dirigeant lui-même (volontairement?) l'avait rendu infréquentable par ses propos choquants, outranciers et condamnables. Celle d'un parti qui a toujours été mis à l'index et à qui l'on refuserait, encore aujourd'hui, d'admettre qu'il a pu changé (par peur?). Alors quoi? Se disent-ils ! Eux, ces Français d'en bas, les souchiens, les descendants d'immigrés Polonais, Italiens, Espagnols, Portuguais qui se sont fondus autrefois dans cette France qu'ils aiment, ne craignent rien puisqu'ils n'ont rien à perdre, même pas à partager. Ils n'ont presque plus rien hormis une certaine idée de cette belle France. Cette petite flamme qui ne veut pas mourir malgré les tombereaux d'eau que déverse la bien pensance depuis quarante ans. Une petite flamme qui traverse les temps. De Vercingétorix à Charles de Gaulle en passant par les Rois, les Empereurs, les Républiques et les Révolutions sans oublier les "Lumières". 

        Ce que j'ai dit pendant plus de deux ans se réalise. Ce n'est pas le Front National qui monte finalement mais bien la confiance en ceux qui nous ont gouverné pendant 40 ans qui baisse. Ces Français se disent qu'ils furent trahis par ceux qui abaissèrent la France éternelle. Ceux qui ne firent pas attention à ces Français d'en bas, qui eux en souffraient. Ces Français d'en bas qui parfois ont été méprisés pour leurs peurs et leur  "sentiment" de perte d'identité par ceux d'en haut bien installés dans les salons dorés aux confortables indemnités.

         Il est inutile de chercher à culpabiliser ces Français. Ils ne font que se réveiller avec une formidable gueule de bois. La colère gronde, espérons seulement que le réveil ne soit pas trop brutal. Sinon gare...

Gérard Brazon

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De l'Express.fr

Marine Le Pen bénéficie pleinement du décrochage du chef de l'Etat chez les sympathisants de droite. Près de 4 sur 10 (40%) souhaitent même une alliance UMP-FN.

 

(...)  Un quart des électeurs du chef de l'Etat voteraient en faveur de Marine Le Pen, selon l'Ifop pour France-Soir, soit à peu près le nombre de voix lepénistes que le président avait "siphonnées". 

C'est une tendance lourde: la nouvelle présidente du FN aimante l'électorat de droite. Sa cote de popularité a décollé en décembre 2010, après ses nombreux passages télévisés dans le cadre de la campagne interne: elle gagne huit places dans le baromètre mensuel Ifop-Paris Match.

Chez les seuls sympathisants UMP, elle se hisse à 40 % de bonnes opinions. D'après BVA, 60 % des électeurs de droite jugent alors qu'elle joue un rôle "utile" dans la vie politique. 

La poussée s'accentue en janvier, lorsqu'elle succède à son père. Selon TNS Sofres, 32 % des sympathisants UMP se déclarent en accord avec les idées du FN, en hausse de 12 points par rapport à 2010.

La proximité se fait sur le thème de l'insécurité (58 % des sondés sont d'accord avec elle, selon le CSA), la laïcité (44 %) ou l'immigration (42 %). Rien d'étonnant, dès lors, à ce que près de 40 % des sympathisants de droite militent pour une alliance entre l'UMP et le FN. Les frontistes sont 54 % à la souhaiter également. Une alliance rejetée par les appareils des deux camps. 

Avec le débat sur l'identité nationale et celui, à venir, sur la laïcité, le président donne l'impression de courir après le FN, sans apporter de solutions. "Les gens attendent du président des décisions, pas des débats", note Guillaume Peltier, directeur de La Lettre de l'opinion. "On a l'impression que le scénario de 1997 se remet en place, où le FN donne le ton et où la droite est à la remorque", ajoute Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion de l'Ifop. 

La montée de Marine Le Pen se conjugue avec le décrochage du président dans le coeur de l'électorat de droite. "Jusqu'alors, analyse Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, les électeurs avaient beaucoup pardonné au chef de l'Etat, de la soirée du Fouquet's aux cigares de Christian Blanc. Ils ne tolèrent pas la faillite sur des sujets régaliens."  

Les attaques du président contre les magistrats dans l'affaire Laëtitia leur ont déplu, tout comme la grève des CRS. La gestion calamiteuse de l'affaire tunisienne de Michèle Alliot-Marie a achevé de les décevoir car elle touche à l'image de la France. Juste avant sa sortie du gouvernement, l'ancienne ministre des Affaires étrangères perdait 20 points chez les sympathisants de droite dans le baromètre BVA-L'Express-Orange-France Inter, et entraînait dans sa chute les autres personnalités de droite. Sauf une: Marine Le Pen, en progression de 14 points... 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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