Des CRS bientôt révoqués à cause de Denis Brogniart.

Publié le 28 Septembre 2013

Gens Réflexion-4 En socia-lie, la "justice Taubira" et la "Police Valls" sont impitoyables avec les traîtres à la pensée dominante. la preuve que nous ne vivons plus en démocratie depuis longtemps et que la peur judiciaire fait des ravages. 

 

Le Point.fr

La police fait peur. Même aux journalistes-animateurs qui bravent les dangers de la jungle amazonienne. Le 19 avril dernier, Denis Brogniart, l'aventurier de Koh-Lanta et présentateur d'Automoto diffusés sur TF1, était convoqué à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), place Beauvau (Paris 8e). Les boeufs-carottes voulaient le cuisiner après la diffusion d'un reportage, le 11 novembre 2012, mettant en scène des CRS masqués en train d'encapuchonner, à l'aide d'un sac plastique, un radar pour le rendre inopérant.

Devant son écran, le délégué à la sécurité routière, Frédéric Péchenard, ancien patron de la police durant le quinquennat Sarkozy, avait manqué de s'étrangler au point de déposer une plainte. De même que le ministre de l'Intérieur et ses conseillers, qui octroient, alors, des moyens importants aux limiers de l'IGPN - géolocalisation, triangulation de la téléphonie dans la zone géographique du reportage, etc. - afin de retrouver les policiers complices de Denis Brogniart.

"Le roi des audiences s'est transformé en valet"

Une fois les investigations terminées, tous les protagonistes sont auditionnés à l'IGPN. Et Brogniart accable ses partenaires. Selon lui, ce sont les effectifs CRS de l'Ain qui l'ont contacté et lui ont proposé de dénoncer la politique du chiffre en l'illustrant par le racket des automobilistes grâce à un radar placé sur une route isolée où ils ne s'attendent pas à être flashés. En un mot, l'animateur se met à table sans se faire prier et dégage toute responsabilité.

 

Au siège de la Une, on se souvient pourtant qu'à l'époque de la diffusion de ce "scoop" Denis Brogniart - toujours sous le coup d'une enquête judiciaire après la mort d'un candidat de Koh-Lanta au mois de mars - se vantait d'avoir convaincu des policiers de se laisser filmer en train de saboter un radar ! "Mais, devant la police, le roi des audiences s'est transformé en valet", persifle un jeune concurrent.

Il n'est toutefois pas au bout de ses peines. Si la "justice" administrative du ministère de l'Intérieur respecte peu les règles du procès équitable, le juge judiciaire pourrait bientôt rétablir l'équilibre. Le parquet de Bourg-en-Bresse - c'est dans son ressort que le délit a été commis - étudie, en effet, la possibilité de confier une information judiciaire à un magistrat. Joint au téléphone vendredi en fin d'après-midi, Denis Brogniart n'a pas souhaité faire de commentaires.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

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