Des fouilles archéologiques confirment les écrits de Flavius Joseph sur le Temple de Jérusalem

Publié le 26 Novembre 2011

Des pièces récemment découvertes sous le mur des Lamentations, à Jérusalem, pourraient modifier les croyances admises sur la construction d’un des plus importants lieux saints au monde, selon des archéologues israéliens. Depuis longtemps, il est admis que le site, appelé le mont du Temple par les Juifs et l’esplanade des Mosquées par les musulmans, a été entièrement construit par Hérode, roi des Juifs et grand bâtisseur qui a régné jusqu’à sa mort (en l’an 4 avant Jésus-Christ) sur le site du premier Temple, complexe religieux juif beaucoup plus ancien.

 

Des archéologues qui travaillent au pied du Mur occidental, à Jérusalem, ont retrouvé, dans un mikve  (bain rituel juif) des pièces de monnaie datant de l’an 15 après Jésus-Christ. Cette découverte laisserait penser que les travaux de reconstruction entrepris par le roi Hérode, y compris le gros œuvre, n’étaient pas achevés à sa mort, en 4 avant Jésus-Christ (aujourd’hui, les historiens s’accordent à penser que Jésus est né en 6 avant notre ère).

En soi, cette nouvelle, qui a été annoncée mercredi par le département israélien des Antiquités, n’est pas une surprise. On savait que la spectaculaire reconstruction du Temple, entreprise par Hérode dans le but de se concilier les juifs – l’esplanade fut élargie aux dimensions actuelles, ce qui obligea à édifier des murs de soutènement à l’est et au sud –, avait pris du temps.

 

Cette annonce vient également confirmer un récit de Flavius Josèphe, historien romain du Ier siècle, qui après la destruction du Second Temple par Rome en 70 après Jésus-Christ, raconta que les travaux au Mont du Temple n’avaient été terminés que par le roi Agrippa II, arrière-petit-fils d’Hérode. Et deux décennies plus tard, l’ensemble était incendié par les légionnaires romains lors de la répression de la révolte juive en Judée.

Aujourd’hui, le lieu abrite des lieux saints que les musulmans ont conquis et ont spoliés pour y construire une mosquée et le Dôme du rocher. Ce “Noble sanctuaire” (Haram al-Sharif), un des lieux les plus saints de l’islam, qui est le lieux le plus saint du judaïsme, est pourtant interdit aux juifs.

Valéry Chamboulain – JSSNews

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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