"Des hommes et des Dieux": LIBERATION, les falsificateurs de l'Histoire.

Publié le 6 Novembre 2010

Au sujet du film « Des hommes et des Dieux » ont peut assister à un exemple type de reconstruction de l’histoire vu par les bobos de gauche et singulièrement par un journaliste de Libération Didier Grandsart (pas très étonnant de la part de ce journal).

Le film est bon dit-il, comment pourrait-il dire le contraire, mais... il met en doute plus subtilement les capacités intellectuelles des spectateurs qui ne pourraient pas comprendre ni même se rendre compte de la manipulation dont ils seraient l’objet in fine.

Comment peut-on aller voir un film de moines en Algérie sans y mettre le filtre de la colonisation qui est, comme chacun le sait dans l’univers des bobos de gauche, l’horreur suprême après l’esclavage.

Attention donc chers spectateurs, en allant voir ce film et en lui trouvant des qualités, vous ne faîtes que prouver à ce journal de bobos gaucho anticlérical de base que vous ne comprenez pas ! Pire, que vous êtes des abrutis quelque peu si ce n’est quelque part. Lisez la prose de cet ange de la plume même pas diabolique:

            (...) Il semble ainsi évident que les spectateurs trouvent chez les moines de Tibéhirine un humanisme qui relève d’un idéal à atteindre, des réponses toutes faites à la recherche du sens de la vie, il est intéressant de se demander avec quelles interrogations ils quittent le film. Une œuvre de création n’est-elle pas d’abord remarquable par les questions qu’elle permet au lecteur, au spectateur de se poser ? Pourquoi et comment des moines, représentants de la religion catholique, se sont-ils retrouvés en Algérie, terre d’Islam ?

 

              Parce que l’Algérie est en « Terre d’islam » de facto comme si Oran, et toute la côte et même le Sahara avait toujours été sous la coupe des Mahométans. C’est faire fi des batailles et massacres que commirent ceux-ci, lors de la conquête de l’Afrique du Nord qui était, à l’origine chrétienne et juive.

            Cette période ante-mahométane si je puis dire, est passé totalement sous silence. On ne retiendra chez ce plumitif que 1830 et certainement pas les véritables raisons qui firent que la France occupa Alger, terre d’esclaves chrétiens aussi, ni même pourquoi, d’autres que nous bombardèrent cette ville du fait des pillages incessants des « barbaresques » en Méditerranée et sur les côtes européennes.  C’est surement trop demandé à ce dhimmis de service dont la culture historique doit commencer chez Astérix et finir chez Mickey.

             Il poursuit le bougre avec la technique habituelle qui hélas, marche encore sur les moins instruits d'entre-nous. La culpabilisation.  (...) Les forces armées françaises ont débarqué en Algérie en 1830 et, le 22 novembre 1832, Abd el-Kader, sultan des Arabes et émir des croyants, déclarait le premier jihad contre les infidèles. La guerre, que mena la France sous la conduite du général Bugeaud, jusqu’à la reddition du sultan en 1847, fut d’une telle violence et d’une telle sauvagerie envers les populations qu’une commission d’enquête fut nommée. Tocqueville qui la présidait ne put que déclarer : «Nous avons dépassé en barbarie les Barbares que nous voulions civiliser.»

Essayons de comprendre la mécanique de la culpabilisation de ces manipulateurs de l’Histoire.

Le premier djihad contre les infidèles ? C’est renversant lorsque l’on connait et sait que le djihad est permanent pour l’islam. Cette religion n’a cessé d’être en guerre sainte contre les chrétiens et les juifs y compris encore aujourd’hui. Il est consternant de lire ce genre d’absurdité sous la plume d’une personne qui en principe a reçu un minimum d’instruction.

Voici d’ailleurs ce que disait Jean René de Châteaubriant au sujet des réponses apportés au djihad faîte sur Jérusalem autre terre chrétienne et juive conquise par les troupes musulmanes. Les croisades ne furent des folies, comme on affectait de les appeler, ni dans leur principe ni dans leur résultat. N'apercevoir dans les croisades que des pèlerins armés qui courent délivrer un tombeau en Palestine, c'est montré une vue très bornée en histoire. Il s'agissait non seulement de la délivrance de ce tombeau sacré, mais encore de savoir qui devait l'emporter sur la terre, ou d'un culte ennemi de la civilisation, favorable par système à l'ignorance, au despotisme, à l'esclavage, ou d'un culte qui a fait revivre chez les modernes le génie de la docte antiquité et aboli la servitude. Il suffit de lire le discours du pape Urbain II au concile de Clermont [1095] pour se convaincre que les chefs de ces entreprises guerrières n'avaient pas les petites idées qu'on leur suppose, et qu'ils pensaient à sauver le monde d'une inondation de barbares. L'esprit du mahométisme est la persécution et la conquête : l'Évangile au contraire ne prêche que la tolérance et la paix… Où en serions-nous si nos pères n'eussent repoussé la force par la force ? Que l'on contemple la Grèce et l'on apprendra ce que devient un peuple sous le joug des Musulmans. Ceux qui s'applaudissent tant aujourd'hui du progrès des lumières auraient-ils donc voulu voir régner parmi nous une religion qui a brûlé la bibliothèque d'Alexandrie, qui se fait un mérite de fouler aux pieds les hommes et de mépriser souverainement les lettres et les arts ? Les croisades, en affaiblissant les hordes mahométanes au centre même de l'Asie, nous ont empêchés de devenir la proie des Turcs et des Arabes. " (Itinéraire de Paris à Jérusalem, Editions Garnier, p.334)

Mais sans doute que ce journaliste ignore qui est Châteaubriant ? Certainement pas mais il doit sûrement le mépriser du haut de sa grandeur socialisante et droits-de-l’hommistes. Lorsque l’on veut réécrire l’histoire, on se doit de passer sous silence les auteurs qui gênent.

Souvenons-nous de son rappel qui l’arrange:  La guerre, que mena la France sous la conduite du général Bugeaud, jusqu’à la reddition du sultan en 1847, fut d’une telle violence et d’une telle sauvagerie envers les populations qu’une commission d’enquête fut nommée. Tocqueville qui la présidait ne put que déclarer : «Nous avons dépassé en barbarie les Barbares que nous voulions civiliser

J’ai recherché cette citation et je ne l’ai pas retrouvé ! Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne fut point prononcée ou écrite. Pour autant, j’ai découvert chez Alexis de Tocqueville une certaine fascination pour l’islam. De là à conclure que le journaliste de Libération choisit ses auteurs pour faire riche, il n’y a qu’un pas que je franchis :

L’approche d’Alexis de Tocqueville est plus positive ainsi que celle d’Auguste Comte, et surtout Gustave Le Bon qui dans La Civilisation des Arabes fait des Arabes une race supérieure qui a civilisé l’Europe barbare : « au point de vue de la civilisation, bien peu de peuples ont dépassé les Arabes et l’on n’en citerait pas qui ait réalisé des progrès si grands dans un temps si court » (p. 495). http://biblio.domuni.eu/arkoun_histoire-de-l-islam.html

Quant à la violence française, ces horribles soldats de la France coloniale n’étaient pas si injustes ni même rancuniers que ça au regard de la lutte qu’Abd el-Kader leur mena. Une guerre reste une guerre. Elle ne se fait pas avec des roses et cette guerre fût probablement aussi violente, injustes, mortifère dans les deux camps qui s’opposaient. Mais lorsqu’Abd el-Kader fût vaincu, il ne fût pas maltraité : Abd el-Kader est né au sein d'une famille chérifienne qui lui inculque très tôt le respect de la religion. Lorsque les Français foulent les terres de l'Algérie, il ne peut réprimer sa colère. Il profite de l'instabilité du pays pour convaincre les tribus de l'Oranie de le soutenir dans son combat. Ces dernières le proclament alors Sultan. Peu à peu, il étend son pouvoir sur la région et se lance dans une guerre sainte qui durera quinze ans.  Il perpétue de nombreuses attaques contre les français. Il leur inflige notamment la défaite de la Macta, en 1835. Il parvient à rallier d'autres tribus à sa cause mais le général Bugeaud ne l'entend pas ainsi. Sous son commandement, le duc d'Aumale prend la smala d'Abd el-Kader en 1843, obligeant ce dernier à s'enfuir au Maroc. Le fugitif y trouve un soutien considérable, mais la défaite de la bataille de l'Isly contraint le sultan marocain à l'expulser.  De retour en Algérie, Abd el-Kader poursuit sa lutte mais est arrêté en 1847 et emprisonné en France. Napoléon III le libère en 1852. Il mène une fin de vie tranquille à Damas en se consacrant à la méditation et à l'écriture mystique. 

En conclusion, il est clair voire évident pour une grande partie de la gauche et singulièrement pour les bobos que tout ce qui touche à l’Algérie et en particulier tout ce qui touche à la colonisation est tabou. C’est pourquoi, les moines de Thibérine  dérangent le bel agencement de cette dictatoriale pensée. Des moines, des chrétiens, des blancs, donc des occidentaux ont été assassinés en Algérie. Ce n’est pas la soldatesque française, ce n’est pas des barbares européens, des colonialistes, des racistes, bref des français lambda qui périrent et que l’on décapita. Non, ce sont des moines !

Alors quoi, comment faire pour caser ces morts dans le jeu de l’antiracisme, l’anticolonialisme, l’antiesclavagisme habituel ? Il fallait remonter à 1830 ! Pas au-delà car, cela pourrait gêner. Juste au moment où, les vilains coloniaux blancs européens, assoiffés d’or et de richesses ont débarqué et se sont  rués le couteau entre les dents sur cette pauvre terre d’islam faîte de paix et d’amour. A vomir Monsieur le journaliste.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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rosalie 07/11/2010 18:58



justement j'ai refusé d'aller voir ce film et votre analyse détaillée et les commentaires me montrent que j'avais raisosn



mfh 06/11/2010 22:00



je fus surprise de voir les bobos se lancer dans un film ou l on parle  de gentils moines chretiens assasines par des mechants en algerie...ce n est vraiment pas dans l air du temps.j y suis
allee avec ma fille, qui a trouve ca  plus que longuet...mais qui s interessant au techniques cinematographiques en a fait une analyse plutot surprenante; finalement  ,sous le pretexte
, de rendre hommage a des religieux chretiens(messieurs sont "trop" bons), les mechants ne sont pas presentes si mechants que ca...pas vraiment d "hemoglobine" et il faut "savoir lire" a la fin
pour apprendre qu ils sont morts, car on les voit partir dans un espece de flou artistique dans les 2 sens du terme...bref le spectateur ne sortira pas de la avec une notion de sauvagerie...de +
j ai entendu a la "tele" cette semaine un acteur ou  realisateur??bref "un du film" dire qu il avait accepte   parce que justement il n y avait pas de scenes sanglantes ;  ceci par
respect   pour eux ou leur famille qu il a connu....et blabla bla et blabla bla...mf



domi 06/11/2010 18:35



Et les journalistes, tout comme les politiques prennent les français pour des ignares. Il se trouve que beaucoup de français connaissent l'histoire mieux qu'ils ne le croient et qu'à force de
tirer sur les grosses ficelles elles finissent par casser. Dieu merci j'espère que ça va casser bientôt !



Patrick Perrin 06/11/2010 16:27



Pour presque tous l'histoire de France commence en 1789, pour beaucoup c'est le cas de l'histoire humaine.



Gérard Brazon 06/11/2010 17:31



Alors que la France à 1500 ans! Quasiment aussi ancienne que l'Islam. La Chine c'est 5000 ans.