Des nouvelles d'Espagne par un Quebecois. Il devrait venir en France.

Publié le 12 Mars 2010

      A la lecture de cet article de Joseph Facal, journaliste quebecois, vous réaliserez que les médias et les élites espagnols ont les mêmes réactions que les médias et "élites" françaises. Ils sont tétanisés par la peur de faire un faux pas. Le politiquement correct fait ses ravages partout en Europe.

Infiltration et intimidation, par Joseph Facal de "Poste de veille" au Quebec.

Politologue, sociologue, chroniqueur et ex-homme politique québécois de droite. Il est né le 12 mars 1961 à Montevideo.
           Je vous rapporte ce matin des nouvelles de l'Espagne, où je resterai jusqu'à la fin de juin.
Un nouveau parti politique vient de naître: Renacimiento y Unión (renaissance et union). Cette formation présentera des candidats aux élections municipales et communautaires espagnoles de 2011. En Espagne, les communautés autonomes sont l'équivalent des provinces canadiennes, c'est-à-dire le palier intermédiaire entre le niveau local et l'État central.

           Cette formation a ceci de particulier qu'elle est ouvertement islamique. Les documents internes du parti sont beaucoup plus explicites que les propos vaporeux de son porte-parole. Il y écrit, noir sur blanc, que le parti se donne pour but «la régénération morale et éthique de la société espagnole» à partir de la doctrine islamique. Bref, la «bonne» morale pour «régénérer» cette société forcément «dégénérée» sera celle que dicte l'islamisme militant.

SILENCE

             Le parti se concentrera d'abord dans les endroits où il pense disposer des meilleurs appuis : Madrid, Barcelone, Valence, Murcia, Tolède, Oviedo, et là où il y a déjà des concentrations importantes de musulmans. C'est un peu comme si, au Canada, un parti présentait des candidats aux élections municipales de Montréal, Toronto, Winnipeg et aux élections provinciales des cinq ou six plus grosses provinces canadiennes.

               Dans quelques petites municipalités, les musulmans constituent déjà la majorité. On prête à ce mouvement des liens avec le régime alaouite du Maroc, mais ses animateurs le démentent et personne n'a encore pu l'établir.

           Les médias espagnols ont traité l'affaire très discrètement. C'est sans doute ce que voulaient les organisateurs : passer inaperçus au départ. Rien ou presque dans les médias électroniques. Une petite page dans ABC, guère plus dans El País, le journal qui se pose comme l'arbitre de la façon «ouverte» et «moderne» de penser.

Le plus sidérant fut l'extraordinaire discrétion de la réaction gouvernementale. Sous couvert de l'anonymat, des «sources» ont laissé savoir, du bout des lèvres, qu'il ne s'agissait pas de la voie à suivre si on se soucie de l'«intégration» harmonieuse. Personne ne s'est avancé pour dénoncer haut et fort cette initiative.

PEUR

Imaginez un instant que des catholiques fondent un parti politique basé explicitement sur leur foi. Dans les deux pays, la majorité rigolerait de ces demeurés qui vivent dans un autre siècle. Au Québec, certains évoqueraient le retour de la Grande Noirceur et, en Espagne, le retour du franquisme.

Ce parti serait de toute façon incapable de faire élire qui que ce soit, puisque même les catholiques les plus fervents séparent la vie politique et la vie spirituelle, sauf sur la question de l'avortement. Cela fait aussi quelques siècles qu'on ne pose plus de bombes au nom du christianisme.

          Par contre, dès qu'il est question des islamistes, l'intimidation fait son oeuvre. Tout le monde marche sur des oeufs. On ne voit pas que l'islam et l'islamisme sont deux choses différentes.
Le premier est une des grandes religions du monde et mérite le respect.
Le second est un mouvement politique totalitaire, dominateur, intolérant, impérialiste, antidémocratique et sexiste, qui ne cessera de détester l'Occident que le jour où il l'aura converti. Petit à petit, il tisse sa toile.

Source : Journal de Montréal, 10 mars 2010

Joseph Facal

 

          Je mène depuis quelques années déjà un combat à mon humble niveau. D'abord au sein de mon parti politique l'UMP. Je dois dire que ce n'est pas vraiment une réussite même si je sais que bien des militants de l'UMP  partagent mes craintes.

La France a subi un profond traumatisme et en subit toujours les conséquences. La honte de la défaite de 1940, la collaboration, le Vel-d'hiv. Bien des pays auraient pu s'en remettre. Pas la France. Pourquoi?
Sans être historien, je l’analyse ainsi.

Juste après la victoire où, grâce à Charles de Gaulle, la France a pu faire partie des pays victorieux, des éléments communistes et autres internationalistes prenaient le pouvoir des esprits et de la culture.
Le Parti communiste, qui fût un parti collabo jusqu'en juin 1941, imposa une politique sociale généreuse certes mes avec la ferme attention de prendre le pouvoir. On sait aujourd’hui ce à qui il nous destinait finalement. Mais à l’époque, aidé par une intelligentsia socialiste, il imposa une forme de pensée antinationaliste basée sur la honte d'être français, la honte de la Nation et de tout ce qui touché de près ou de loin à la patrie. Pourtant, les socialistes au pouvoir d’avant guerre, par leur propos, feraient passer le Front National pour un parti de gauche.

Peu à peu, cette honte atteignit même la honte de l'Histoire de France, de son passé de grande puissance et la réduisit histoire à des périodes comme l'esclavage, la collaboration et la guerre d'Algérie ou la France a pu présenter une mauvaise image.
Bien entendu, tout cela  en édulcorant le contexte, l'esprit du moment et la situation politique comme si Henri IV, Louis XIV ou Napoléon étaient des contemporains surfant sur internet.

C'est pourquoi, aujourd’hui, la France est béate, légère, inconséquente mais surtout culpabilisée, laisse à d'autre le soin de défendre son intégrité, ses valeurs réelles.
            La France s'islamise c'est évident. Dans le même temps, les élites politiques, médiatiques, culturelles, tétanisées par des années de culpabilité n'osent rien dire. Des associations, chiennes de garde de la bien pensance, guettent le mot, l'attitude interdite.
Que dire de l'ancien Président de la République qui trouva judicieux de créer une haute autorité (la HALDE) chargée de surveiller les comportements de citoyens, d’entreprises, d’acteurs de la vie courante. Désormais, il est plus facile pour être employé de s'appeler autrement que d'un nom du terroir français.

 TOUS les politiques de droite comme de gauche refusent l'expression "français de souche" jugée raciste par rapport aux français d'origines étrangères. Et pourtant, ils existent ces français de souche! Racisme à l'envers?
            Le bon vieux français est un râleur voire un gueulard mais il a du bon sens. Il suffirait qu'il y ait des hommes comme Geert Wilders qui se lèvent et fasse appel à ce bon sens. Qu’il dise sans ostracisme. Sans provocation inutile comme le fait Jean Marie le Pen. Celui-ci fait sans cesse des allusions imbéciles et discrédite en permanence son propre message politique. Je n’ai jamais adhéré à ce discours. Comme Fabius, je pense qu’il pose les bonnes questions mais, pour les réponses ? Au fond, je crois qu'il ne veut pas le pouvoir. Qu'il génère une peur inutile et qu'il sert plutôt les bien-pensants. 
         Pour moi, il fût d'abord et surtout la machine à perdre de la droite et l'instrument de guerre de la gauche mitterrandienne.
         Alors, où est ce français qui lancera le mouvement de résistance à l’islamisation de la France?  Nous avons déjà eu dans notre histoire ce genre d'hommes. Où sont ces français qui répondront à l’appel de ce mouvement? Pour l'instant, c'est une attente forte de tous.

 Mais la nuit finira pas bien pas se terminer. Espérons qu'il y aura une autre journée. Une aube nouvelle qui en finira avec cette idéologie totalitaire islamique en la réduisant au silence si ce n'est à l'impuissance avant qu'il ne soit trop tard. Dans l’intérêt même des musulmans laïques mais surtout celle de la France.
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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