Des nouvelles de la Socia-lie, Taubira, Valls et la délinquance...

Publié le 13 Août 2013

C’est une épée de Damoclès qui plane sur l’association valenciennoise Alter Égaux depuis la fin de l’année dernière. En ligne de mire des services du Ministère de la justice, le centre éducatif renforcé de jour, Métamorphose, qui assure la prise en charge des mineurs sous le coup d’une décision de justice. Et à qui il est demandé de réduire le budget de fonctionnement.

Source La Voix du Nord 

Daniel Dubois, directeur du département jeune, devant le centre éducatif renforcé (CER) de jour, à Valenciennes.

Ces jeunes sont des bombes à retardement.
 »
Dans les locaux de l’association Valenciennoise Alter Égaux, Daniel Dubois, directeur du Département jeune et Andrée Malezieux, vice-présidente de l’association, ne cachent pas leur inquiétude quant à l’avenir de Métamorphose, le centre éducatif renforcé, qui accueille, en journée, des mineurs délinquants récidivistes (lire ci-dessous).

Depuis la fin de l’année dernière, ce dispositif d’accueil « unique en France » est dans le collimateur de la direction interrégionale de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse). « On nous a dit qu’on coûtait trop cher, et qu’il fallait réduire le budget, d’environ 40 à 50 % ». Depuis novembre, l’association et la direction interrégionale ont ainsi « échangé plusieurs courriers, tandis qu’une rencontre, prévue en mai, était annulée ». Entre-temps, l’association a fait une proposition de réduction de budget d’environ 10 %, en rognant sur le transport, le fonctionnement et en supprimant des séjours organisés chaque année avec les jeunes. En vain : « On nous a répondu que ce n’était pas suffisant ».

Si les membres et la direction de l’association ont bien conscience que la réduction du budget de Métamorphose – jusqu’à présent fixé à 600 000 € par an – s’inscrit dans une politique globale de baisse d’économie de la direction interrégionale, l’incompréhension demeure. Suite à un audit réalisé par la même PJJ en 2011, le centre avait été présenté comme « un dispositif structuré, de la rigueur dans la prise en charge », avec « une équipe de professionnels formés et motivés ». Alors pourquoi cibler un établissement dont l’efficacité est démontrée, de même que son utilité pour la collectivité ?

Pour l’heure, c’est le statu quo. À la dernière lettre en date émise par l’association et demandant officiellement « combien nous devions épargner », aucune réponse n’a encore été apportée. Mais pour les responsables de l’association, réduire de moitié le budget de fonctionnement de Métamorphose reviendrait à vider de sa substance l’essence même du centre. Sans oublier, inévitablement, une réduction des salariés. Toutefois, ils aimeraient au moins qu’un délai leur soit accordé, et « envisager un plan pluriannuel ». Le temps de chercher d’autres financements. Si cela est possible.

Les élus du Valenciennois, de tous bords politiques, ont été sollicités. La plupart se sont mobilisés, notamment en interpellant la garde des sceaux, Christiane Taubira. La réponse qu’ont reçue certains n’a pas véritablement fait avancer les choses.

De notre côté, nous avons essayé de joindre la direction interrégionale : en l’absence du chargé de communication, en congés, personne n’est habilité à répondre à la presse… Nous y reviendrons, donc.

Pour ne pas rompre le lien familial

Métamorphose a vu le jour en 1999. Son principe, un pari sur l’avenir et surtout, sur l’environnement affectif des garçons de passage au centre. Contrairement aux deux centres éducatifs renforcés fermés que gère aussi l’association, les mineurs ayant fait l’objet d’une décision de justice accueillis à Métamorphose retournent dans leur famille chaque jour. Afin que le lien ne soit pas coupé, et que la famille aide le mineur à se relever. Par ailleurs, une coupure avec l’environnement affectif est jugée préjudiciable.

Chaque année, entre quarante et cinquante garçons, âgés principalement de 14 à 18 ans, passent par le centre, situé à Valenciennes, après le pont Jacob.

Là, ils bénéficient d’un accompagnement basé sur un réapprentissage des bases de la scolarité, un soutien psychologique et sanitaire ainsi qu’une incitation et un appui en faveur d’éventuels projets personnels.

Profils des mineurs ? Souvent, ce sont des jeunes déscolarisés, issus de milieux défavorisés et de familles monoparentales. « La plupart ont des problèmes de santé, notamment de vue », restés sans soins faute de moyens financiers, souligne Daniel Dubois. « Ils ont également plusieurs dossiers au pénal, pour vols avec violence, cambriolage ». Outre l’accompagnement scolaire, l’équipe de Métamorphose leur fait faire de la peinture, de la pose de carrelage, de cloisons. « Nous essayons de développer chez eux une appétence. Car ce sont des gamins qui n’ont connu que l’échec. » Les mineurs passent également le brevet de sécurité routière, le brevet de secouriste, etc.

Et puis il y a le stage en entreprise. Qui parfois peuvent déboucher sur un apprentissage. C’est ainsi que l’un des mineurs du centre a récemment décroché un apprentissage chez un boucher. M. Z
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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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L'EN SAIGNANT 15/08/2013 18:17


Un STAGE en "BOUCHERIE" pour de tels jeunes ..!.. M'apparaît un choix plutôt "DOUTEUX" .!

Roban 13/08/2013 23:19


Hélas, chaque fois qu'une association qui n'est pas franchement de gauche, veut aider les jeunes à s'en sortir, elle se voit réduire ses subventions et ce n'est pas la garde des SOTS qui fera
avancer les choses !

marie-plume 13/08/2013 21:28


Ma pauvre France, vidée de toutes ses richesses pour cela, et, entre autres puisque c'était le sujet du jour, pour les frais de sécurité de TROIS ex Présidents! Inoui! Mazette! Et dans le même
temps les maires, en mal d'argent, disent-ils! détruisent, à tout va, la plupart de nos églises, patrimoine culturel dont ils n'ont que faire! Le diable emprisonne leur âme, le jour venu! 

FRANHENJAC 13/08/2013 16:57


Mais bon sang ! c´est aux parents d´éduquer leurs moutards, pourquoi doit-on payer pour celà ?


Quant à celui ayant décroché un apprentissage chez un boucher...ce doit être un boucher H A L A L.....  là, il pourra s´exercer pour les égorgements des
infidèles...possédant un portable !


Vous vous foutez vraiment de nos gueules !

mika 13/08/2013 15:36


Dieudonné répond à Moscovici


 


https://www.youtube.com/watch?v=MFE7ZRyN-eU

@ 13/08/2013 14:38


Foutaise qui entretient le boulotts des Travailleurs Sociaux sans changer d'un iota les jeunes irrécupérables à 98%....


Dispersez cet argent 600.000Euros.....parmi tous ces jeunes (en gros combien par tête de pipe?) en leur disant que s'ils  ne leur suffisent t pas et qu'ils récidivent,  ils se
retrouveront ad vitam au Bagne à Cayenne. Vous allez voir la réussite...