Des profs ne supportent plus l'esprit de soixante huit et l'enfant roi.

Publié le 11 Mars 2012

L’agression d’une élève a été le déclencheur. Hier et aujourd’hui les enseignants en grève de ce collège protestent contre la réforme des sanctions disciplinaires.

Ils ne supportent plus de rester « les bras ballants », disent-ils. Alors aujourd’hui, comme hier, les professeurs du collège Jean-Perrin de Vitry ne font pas . Dans cet établissement de 550 élèves classé Eclair (Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite)*, les enseignants ont voté à la quasi-unanimité la grève hier matin « suite à l’accumulation d’incidents de plus en plus graves », annoncent-ils dans un communiqué. 

Hier, seule une professeur, sur trente, a décidé d’assurer ses cours tandis que les autres sont restés à parler à l’intérieur du collège. A demi-mot, les grévistes confient leur malaise lié à une « situation de plus en plus tendue », « une montée de la violence », assurent-ils.

Il y a d’abord eu cette année « ces propos très orduriers » contre une professeur de mathématiques mais aussi des violences physiques fréquentes entre les élèves qui ont culminé le 17 février. « Un élève de 3e a si violemment frappé une de ses camarades en plein cours qu’elle a été projetée au sol et a eu le tympan percé, relate une enseignante. L’élève agresseur a menacé de représailles, s’il était exclu, l’ensemble des adultes qui essayaient de l’en empêcher. » Les professeurs ont très mal vécu l’épisode, se sont sentis « impuissants, » en « porte à faux », « comme des pompons ».

En cause, selon eux : une réforme des procédures disciplinaires mise en place en 2011 par le ministère de l’Education « respectée à la lettre par la principale », qui a une autonomie importante dans les collèges Eclair. « Les nouveaux textes disent qu’il faut privilégier au maximum les sanctions et éviter l’exclusion. Pour nous, c’est du charabia! » raille Jean-Michel Harvier, du Snes 94 (syndicat majoritaire dans le secondaire).

Toujours selon cette réforme, « il faut maintenir à tout prix les élèves dans les établissements, être dans le dialogue, commentent certains profs dubitatifs, qui s’interrogent désormais sur leurs méthodes de travail. Mais ce sont des élèves et c’est notre parole qui est remise en cause»

« Dans ces collèges Eclair, il peut y avoir une forme d’autocensure, note aussi Jean-Michel Harvier. Ce sont censés être des modèles et du coup, on veut éviter de montrer les problèmes ou l’échec du dispositif. »

Du côté des parents d’élèves, le ressenti est différent : « Il y a une multiplication des conseils de discipline par rapport aux années précédentes », estime Ali Ait Salah, responsable départemental de la FCPE. L’inspection d’académie, qui rencontrera lundi soir les enseignants de Jean-Perrin, n’a souhaité faire aucun commentaire sur le sujet. Une équipe mobile de sécurité était hier sur place pour accueillir les élèves demi-pensionnaires.

Le Parisien

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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Epicure 11/03/2012 14:53


Même les écoles cathos privées sont le siège de la chienlit des nouvelles générations éduquées par les nounous arabes et l'absence parentale...


Alors, pour le reste...on se passera de commentaires.
On se couche dans le lit qu'on se fait!