Des syndicats complices. Les dhimmis et autres collabos à l'oeuvre!

Publié le 23 Mai 2011

Aujourd'hui, la loi contre la burqa est votée. Mais avant qu'elle ne soit votée, il y a eu une présentation de cette loi future aux syndicats. Le constat est, qu'ils n'ont pas été emballé par cette loi et que tous les prétexte étaient bons pour la discuter y compris une organisation syndicale lycéenne. Du grand délire.

Gérard Brazon

 

De Libération.

Ainsi les enseignants, élèves, parents d'élèves seraient tous favorables à une loi interdisant le port de signes religieux à l'école ? A lire le communiqué publié hier par le ministère de l'Education nationale, on pourrait le croire. «Le Conseil supérieur de l'éducation [CSE], réuni ce jeudi 15 janvier, a exprimé un avis favorable sur le projet de loi relatif à l'application du principe de laïcité dans les écoles, collèges et lycées publics», affirme-t-il. La réalité est plus complexe. Sur les 70 membres du CSE présents, 16 ont voté pour la loi, 9 contre, 16 se sont abstenus, et... 29 ont refusé de participer au vote. Une première. Et la preuve que ce projet de loi divise le monde de l'école.

Dans le camp des pour, les représentants de l'Etat et le Medef. Dans celui des contres, la FCPE (principale fédération de parents d'élèves) et les représentants des lycéens, qui craignent l'exclusion des jeunes filles refusant d'enlever leur voile. Les abstentionnistes sont partagés : «Nous sommes favorables au principe d'une loi, mais pas satisfaits de sa formulation», explique Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa Education (deuxième fédération d'enseignants). Ce syndicat aurait souhaité «que le Parlement légifère, dans la clarté, dans le sens de l'interdiction de tout signe visible, politique ou religieux». La CGT et FO se sont également abstenues. Le dernier camp regroupe ceux qui ont refusé de voter.

En préambule, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a fait une déclaration extrêmement critique : «Se contentant d'interdire, ne donnant aucun sens ni aucune consistance à la démarche laïque, écartant de son champ les établissements privés sous contrat, laissant entier le problème de l'Alsace-Moselle, une telle loi ne fera que désigner une religion, et risque ainsi d'exacerber les manifestations les plus radicales des religions.» Puis il n'a pas pris part au vote. Un comportement que Patrick Gonthier condamne : «Refuser de voter, c'est refuser de prendre ses responsabilités. Les organisations syndicales ont été très chahutées par le débat sur la loi. En refusant de voter, elles s'abstiennent d'avoir un débat interne houleux dans leur organisation.» Le débat au sein de la FSU ayant été particulièrement chaud, Gérard Aschieri est libre de ses déclarations, mais ne peut engager l'ensemble de son organisation par un vote.

En attendant, et même si l'avis du CSE n'est que consultatif, la loi contre le voile a commencé son cheminement par ce feu vert. Elle sera examinée par le Conseil d'Etat, présentée au Conseil des ministres le 22, puis discutée par le Parlement à partir du 3 février.

  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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