Discours de Benyamin Netanyahu,avant son départ à l'ONU

Publié le 22 Septembre 2011

Discours de Benyamin Netanyahu, prononcé dimanche 18 septembre 2011, dernier cabinet ministériel avant l’ouverture de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Nous avons besoin d’un gouvernement et d’une politique qui soutiennent fortement nos besoins et nos envies de paix. Nous sommes prêts à entamer des négociations de paix avec nos voisins palestiniens, s’ils le désirent. À mon avis, une fois la poussière déposée sur ce dossier de l’ONU, les Palestiniens vont retrouver leur sang-froid, je l’espère, et, vont oublier ce mouvement conçus pour contourner les négociations. Ils seront de retour à la table des négociations, tant pour accomplir la paix et la sécurité pour nous que pour eux-mêmes.
 

Cette semaine, je vais partir pour les États-Unis. Mercredi, je rencontrerais le président américain Barack Obama et d’autres leaders mondiaux puis je m’adresserais ensuite à l’Assemblée générale de l’ONU. L’ONU n’est pas un endroit où Israël gagne en louanges, mais je pense qu’il est important que je parte y représenter autant l’État d’Israël que la vérité – et la vérité est qu’Israël veut la paix. Et la vérité est que les Palestiniens font tout pour torpiller les négociations de paix directes.


Ils ont ignoré toutes les propositions que j’ai faites
, aussi bien dans mon discours du 14 Juin 2009 à Bar-Ilan que dans celui du 24 mai 2011 devant le Congrès américain. Ils ont évité les négociations directes après que mon gouvernement ait gelé, dans un geste sans précédent, la construction de nouvelles localités juives. Pendant dix mois, ils n’étaient tout simplement pas disposés à venir négocier. Ils doivent comprendre que, malgré leur tentative actuelle de tout bouleverser de nouveau en allant à l’ONU, la paix ne sera atteinte que par des négociations directes.


Leur tentative pour être acceptée comme un membre de l’ONU échouera. Les Palestiniens tentent d’être acceptés comme un membre de l’ONU, c’est leur objectif. C’est ce que le Président Abu Mazen a déclaré il y a un an. Cette tentative va échouer. Elle va échouer car elle doit passer par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les décisions qui sont contraignantes pour les membres de l’ONU passent par le Conseil de sécurité. Je suis convaincu que l’activité des États-Unis, qui coopère profondément avec nous, ainsi que l’activité des autres gouvernements avec lesquels nous coopérons aussi, se traduira par l’échec de cette tentative.


L’ONU a également un autre visage, celui de l’Assemblée Générale dans laquelle presque toute décision peut être transmise. Il est possible de décider là-bas que le soleil se lève à l’ouest et qu’il se couche à l’est, et cela serait voté. Mais il n’a ni le même poids ni la même importance que le Conseil de Sécurité. Ce n’est pas le but avoué des Palestiniens. Et même là, il est possible qu’il y ait diverses actions à leur égard. Nous coordonnons nos efforts avec ceux des États-Unis et avec d’autres pays importants, en Europe et au-delà.


Mon intervention à l’ONU aura un double objectif. Le premier est de s’assurer que ce mouvement de contourner les négociations ne réussit pas et qu’il sera arrêté par le Conseil de sécurité. Je pense, dans une grande mesure, que cet objectif est réalisable. Le deuxième objectif est de répondre à l’Assemblée générale et de présenter notre vérité et – à mon avis – la vérité générale, qui est notre désir de paix.


Le fait que nous ne sommes pas des étrangers dans ce pays, que nous avons des droits dans ce pays, qui remontent seulement à 4000 ans, je le dirais haut et fort. Je vais aussi parler de notre intention de parvenir à la paix avec nos voisins, tout en assurant notre sécurité. Si ce dernier point a toujours été clair et nécessaire, il est beaucoup plus important aujourd’hui, surtout depuis que le Moyen-Orient connaît un grand bouleversement, de la Tunisie au Yémen, de la Libye à l’Égypte, de la Syrie à, en fait, toute la région. Nous ne savons pas ce qui va se passer le jour-même et dont les choses se profilent pour le futur.


Nous avons besoin d’un gouvernement et d’une politique qui soutiennent fortement nos besoins et nos envies de paix. Nous sommes prêts à entamer des négociations de paix avec nos voisins palestiniens, s’ils le désirent. À mon avis, une fois la poussière déposée sur ce dossier de l’ONU, les Palestiniens vont retrouver leur sang-froid, je l’espère, et, vont oublier ce mouvement conçus pour contourner les négociations. Ils seront de retour à la table des négociations, tant pour accomplir la paix et la sécurité pour nous que pour eux-mêmes.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Marie-Claire Muller 22/09/2011 22:27



Monsieur Netanyahu est je pense quelqu'un de sincére qui aspire à la paix, mais en même temps son devoir est de protéger son Pays et ses concitoyens contre  les intentions belliqueuses de
ses voisins; qui veulent non pas la paix, mais bien éradiquer les juifs et établir le califat à Jérusalem! Les israëliens ont beaucoup de patience avec leurs ennemis qui les bombardent depuis des
jours et des nuits et avec les occidentaux qui ferment les yeux sur les agissements des terroristes et qui osent  accuser Israël de crimes!Bientôt ces gens se rendront compte qu'ils se sont
trompésmais peut être sera t-il trop tard!