Dix moines de Fontgombault radiés des listes électorales.

Publié le 16 Février 2014

Le tribunal d’instance de Châteauroux a ordonné vendredi 14 février la radiation de la liste des électeurs de Fontgombault de dix moines de l’abbaye de ce village de l’Indre, à la demande d’un collectif d’habitants s’intitulant « les Indignés », qui ont fait valoir que ces moines n’y résidaient plus.

Source La Croix

Le tribunal a estimé que les dix religieux demeurent désormais à l’abbaye Saint-Paul de Wisques dans le Pas-de-Calais et ne peuvent donc voter pour élire le prochain conseil municipal du village, a indiqué Me Michel Navion, avocat des « Indignés ».

 À l’audience, le 4 février, Me Navion avait produit plusieurs publications, notamment sur le site Internet de l’abbaye de Wisques, relatant « l’installation définitive » de ces moines bénédictins dans le Pas-de-Calais. Il avait également cité la mairie de Wisques qui faisait état de l’arrivée en octobre 2013 de douze religieux en provenance de Fontgombault. « Seuls deux d’entre eux se sont inscrits sur les listes électorales à Wisques », avait-il relevé.

UN DÉLAI DE 10 JOURS POUR SE POURVOIR EN CASSATION

Me Cyrille Dutheil de la Rochère, représentant les dix moines mis en cause avait fait valoir que les religieux étaient dans le Pas-de-Calais « en mission pour une durée indéterminée. » « Ils ne décideront de rester à Wisques définitivement ou de revenir à Fontgombault, en accord avec le père abbé de l’abbaye, qu’en octobre 2014 », avait-il expliqué. Aujourd’hui, il se dit « étonné de la décision du tribunal qui lui paraît contraire à la jurisprudence dans ce domaine. »

« Le tribunal a balayé les preuves que nous avons apportées de la domiciliation des moines à Fontgombault, comme leurs avis d’impositions, leur inscription à la Cavimac postérieure à début janvier et surtout le fait que même les requérants faisaient adresser les requêtes à Fontgombault, ajoute-t-il. De son côté, l’avocat des opposants à fait prévaloir le “on-dit” en s’appuyant sur des articles de presse qui faisaient écho de l’installation des moins à Wisques. Mais la presse n’a pas de prérogative pour assigner un domicile ! »

Les 10 moines ont un délai de 10 jours pour se pourvoir en cassation.

Deux religieux siègent au conseil municipal de Fontgombault depuis une quarantaine d’années et plus de 60 moines figurent parmi les 258 électeurs inscrits de la commune. Celle-ci vit depuis le XIe siècle dans l’ombre de son abbaye bénédictine, joyau de l’art roman et haut lieu de la messe en latin chantée en grégorien.

Un moine devant l’abbaye bénédictine de Fontgombault (Indre).

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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LA GAULOISE 17/02/2014 08:44


C 'est surtout que cela fera 10 voix de moins pour la droite , ne cherchez pas plus loin . Bandes d enfoires !!!!!

aupied 17/02/2014 02:37


Radies, parce que soi-disant ils ne vivent plus dans ce village ? mais n'y a t-il  pas une certaine personne , a Paris , qui c'était ou se présente pour la mairie d'un arrondissement , mais
qui ne vit pas dans cet arrondissement ? je voudrais savoir , pourquoi certaines choses sont permises pour certaines personnes et pas pour d'autres , l'égalité n'est pas pour TOUS ??? 

Claude Germain V 16/02/2014 20:41


Les fameux fouilles merde d'INDIGNES de Fontgombault ,seraient'ils les
descendants de Stalines ou d'Hitler qui apres guerre auraient oublié de rentrer dans leur pays respectifs ....Ces INDIC-GNES oublierait 'ils que nous sommes encore en France , ou font'ils partis
eux memes des saboteurs de la France ......feraient mieux de faire leurs valises et de quitter la France pour laisser une place a nos moines ...