Djamel ou l'itinéraire d'un djihadiste français passé par la BAC

Publié le 19 Mars 2013

 SOCIÉTÉ - Selon «le Parisien» il a servi dans la police française, ce que dément le ministère de l'Intérieur...

Au Mali, les soldats français, maliens et tchadiens luttent contre des djihadistes. Dont certains sont Français. L’un d’entre eux, Djamel, a été arrêté en mars par les soldats français et Le Parisien, qui a retrouvé sa sœur Sonia, dresse ce lundi son portrait. D’après le quotidien, cet homme âgé de 37 ans a servi auparavant dans la police française. Le ministère de l'Intérieur et les autorités de police et de gendarmerie ont démenti ce lundi soir auprès de l'AFP ces informations, assurant que le djihadiste présumé n'avait jamais appartenu ni à la police, ni à la gendarmerie.

Sonia, âgée d’une trentaine d’années, explique que son frère qui a la double nationalité franco-algérienne, a longtemps vécu en Haute-Savoie, à Bonneville, où il s’est marié. Il est ensuite rentré à Grenoble (Isère), chez sa mère, après son divorce avec la mère de ses trois enfants. Grenoble, c’est la ville choisie par le père de Djamel et Sonia, un ouvrier spécialisé dans la chimie, pour s’établir quand il quitte l’Algérie en 1977. Djamel se distingue rapidement par ses qualités athlétiques, rapporte Sonia, qui précise que son frère demande la nationalité française à sa majorité, et qu’il l’obtient sans problème. 

«A la fin des années 1990, il a travaillé dans la police. A la BAC, la brigade anti criminalité de Grenoble. Il a donc porté l’uniforme français. C’est vrai que cela peut paraître hallucinant lorsqu’on voit ce qu’il est devenu aujourd’hui. Il voulait devenir CRS. Il est resté environ un an au sein de la BAC», relate Sonia. Qui insiste sur un épisode qui pourrait, a posteriori, avoir joué un rôle dans son parcours: une fois, Djamel a dû arrêter un de ses frères dans le cadre de ses fonctions et «ses collègues lui avaient alors lancé quelques piques. C’est une des raisons de son départ».

C’est ensuite que Djamel serait parti à Bonneville, où il rencontre sa future épouse. «A cette époque, Djamel était comme tout le monde. Il aimait faire la fête. Il allait à la mosquée, sans plus», témoigne sa sœur. Mais après 2005, il a commencé à se radicaliser, «à se laisser pousser la barbe, à avoir de mauvaises fréquentations avec des barbus qui essayaient d’endoctriner les jeunes», rapporte Sonia. Il enchaîne les jobs dans la sécurité, dans le bâtiment, et tombe peu à peu dans le salafisme, dit-elle. «Il disait parfois qu’il allait rejoindre Al-Qaida»,poursuit-elle, des paroles qui n’étaient pas prises au sérieux par son entourage.

En novembre dernier, alors qu’il vivait chez sa mère, Djamel lui indique qu’il part travailler à Paris. Mais il téléphone à son ex-femme pour parler à ses enfants et elle se rend alors compte qu’il appelle de l’étranger, du Mali. «On ne s’attendait pas à ce qu’il passe à l’acte comme ça», s’indigne sa sœur. Pour elle, «il a trahi sa famille, il a trahi une nation, il a trahi la France. Il s’est aussi trahi lui-même. Car il a demandé à être Français. Détenir une carte d’identité française et aller combattre la France, il faut vraiment être culotté. Il a fait du mal à tout le monde. Il faut qu’il paye», s’insurge Sonia. Elle attend des explications de la part de son frère, «qu’il dise pourquoi il a fait ça, comment il en est arrivé là»

Pour l’instant, Djamel est toujours au Mali, en attente d’extradition vers la France.

 M.P.

L'armée française traque les djihadistes dans le massif des Ifhogas, au nord-Mali, comme ici le 17 mars 2013.

L'armée française traque les djihadistes dans le massif des Ifhogas, au nord-Mali, comme ici le 17 mars 2013. K. TRIBOUILLARD / AFP

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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ESCLAFIT Pierre 19/03/2013 23:16


Nous sommes en guerre contre les islamistes, et en temps de guerre la trahison, c'est douze balle dans la peau. Cela n'a rien à voir avec la suppression de la peine de mort du code de justice
civile.

FRANHENJAC 19/03/2013 22:54


Merci pour le témoignage de sa Soeur Sonia.

Epicure 19/03/2013 17:12


La "confiance" de l'Armée pour ces gens est renversante eu égard à son attitude traditionnellle encore vivace voici 40 ans (ma génération des années 40 et suivantes) tant dans la Royale (sic) que
dans d'autres corps. bien que des juifs aient pu accéder aux plus hautes fonctions depuis la seconde guerre mondiale. mais là on s'étonne de passer à un aveuglement coupable cette fois, à l'égard
de doutezux patriotes qui s'engagent dans un Métier mais refusent de combattre pour le drapeau...Des Juifs par milliers ont combattu dans toutes les armées les uns contre les autres au 19 et 20e
siècle (Allemands et Français) sans voir pour autant l'antisémitisme diminueret une quelconque gratitude augmlenter dans leurs Armées respectives.... et voilà que tout à coup, le politiquement
correct moralisateur de la Gauche l'emporte sur des évidences autrement plus criantes?


Honteux. et Ridicule.

Epicure 19/03/2013 17:05


Qu'est-ce que ce baratin: s'il a servi dans la police et l'armée il existe forcément des tonnes de paperasses qui font traces de son passage.


On ne disparait pas des fichiers de l'armée ou de la police (si on y a servi) sans une Forfaiture du Ministère de la dimension de celle de l'Affaire Dreyfus:   complicités multiples dans
l'action de destruction de documents..par les responsables des secteurs concernés????!!!!


Allons, quel journalisme est-ce là?

Claude Germain V 19/03/2013 14:33


Nous savons pertinement que l'armée français est minée par des CPF , rappelez vous les marins d'origine CPF barricadés dans les cuisines du Charles De Gaulle pour ne pas aller en Afganistan ,
sans parler des autres mutineries ayant eu lieu sur ce batiment ...

Armée française : des musulmans refusent de combattre.
Par Yann le 15 janvier 2009
L’État-Major se serait épargné bien des surprises en lisant le Coran : «Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur.» (Coran 4:92)
 
Plusieurs soldats musulmans ont refusé de combattre en Afghanistan, invoquant leur confession, selon des informations du blog de libération “Secret défense“, confirmées par l’armée de terre.
Il s’agit de jeunes musulmans qui ne voulaient pas aller combattre d’autres musulmans en Afghanistan, écrit le journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet sur son blog.
“Le refus de partir en mission pour raisons confessionnelles est un micro-phénomène qui concerne moins de cinq cas par an“, a dit le colonel Benoît Royal, chef du Service d’information et de
relations publiques de l’armée de terre (SIRPA-Terre), interrogé par l’AFP.
Il traduit selon lui, “au-delà de la raison invoquée par les soldats, une erreur de compréhension du sens de leur engagement qui consiste à porter les armes de la France pour défendre ses
intérêts et ses valeurs en tous temps et en tous lieux“.
Toujours selon le colonel Royal, “une procédure disciplinaire est systématiquement engagée en cas de refus de partir en opération, aboutissant dans la plupart des cas à une résiliation de
contrat“.
Le blog de Libération précise qu’un cas a été signalé en dernier lieu en octobre au 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg (Moselle). Le soldat est toutefois revenu sur sa décision après avoir
rencontré un aumônier musulman des armées.
Tombé malade alors qu’il devait partir au stage de préparation, le soldat ne sera toutefois par envoyé en Afghanistan comme prévu le mois prochain, information également confirmée par le colonel
Royal.
Le nombre de militaires français de confession musulmane est inconnu, rappelle “Secret Défense”, la loi française interdisant toute comptabilisation de la religion
Source : Le Figaro