Dormez bien braves gens. Il n'y a pas de lien entre immigration et insécurité dit Manuel Valls

Publié le 18 Décembre 2013

La France d'aujourd'hui   C'est un rapport qui pourrait bien enflammer le débat sur l'insécurité, en pleine campagne municipale. L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a publié lundi soir une étude dans laquelle il indique que la part d'étrangers mis en cause pour vol par la police a nettement augmenté en 2012.

Près de 27% des personnes mises en cause l'an dernier sont des étrangers, en hausse d'environ dix points en quatre ans.  (Voir les criminels recherchés par la police) 

 En 2008 "plus d'une personne mise en cause" pour vols sur huit était "de nationalité étrangère", une proportion qui est donc passée à près d'une sur quatre en 2012.

 

Mise en cause ne signifie pas condamnation

 

Parmi les 27% d'étrangers mis en cause en 2012 pour vols, détaille l'étude, 9,5% sont "soit de nationalité roumaine soit d'une nationalité d'Europe balkanique" et 7,8% sont originaires d'Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie auxquels s'ajoutent Libye et Egypte).

En 2012, près de 152.000 personnes ont été mises en cause pour des vols en France. Cela signifie par exemple qu'elles ont été interpellées mais pas obligatoirement condamnées. 23,8% des ces personne mises en causes pour vol étaient des femmes, et 35,6% des mineurs.

 

"Délinquance de subsistance"

 

La hausse de la part des étrangers impliqués s'explique en partie par la mise en cause de Roumains, observe l'ONDRP, qui sont en forte proportion impliqués dans des vols sans violence, comme les ressortissants originaires d'Europe balkanique.

La part des Géorgiens impliqués dans les vols à l'étalage ou par effraction est aussi en augmentation. Elle a été multipliée par quatre entre 2008 et 2012.

L'étude pointe également la part des Tunisiens mis en cause dans tous ces types de vols, "multipliée par trois" en quatre ans. Il "apparaît légitime de supposer que ces variations seraient en lien avec la situation politique et économique que la Tunisie a connue après la chute du président Ben Ali" en 2011, fait valoir l'ONDRP qui évoque à cet égard une "délinquance de subsistance". (Les pauvres n'est-ce pas, ils volent dans un pays étranger sans le faire exprés...)

 

"Criminalité organisée"

 

Selon le criminologue et "patron" de l'ONDRP, Christophe Soullez, il faut "relativiser" la portée de cette étude basée sur des chiffres ne concernant qu'une "partie de la délinquance" et "de délinquants qui ne sont pas forcément les auteurs des infractions au final". Pour autant, ajoute-t-il, ces chiffres "tiennent la route" et révèlent une "réalité" qui mériterait selon lui une analyse plus poussée.

Ils montrent aussi, explique-t-il, l'apparition d'une "criminalité organisée" récemment mise en exergue par le rapport annuel du Sirasco, le service d'analyse de la police judiciaire française, qui a aussi pointé la délinquance venue de l'Est.

S'agissant des Roumains, le phénomène "n'est pas nouveau" et avait été observé aussi en 2011. C'est une "délinquance de réseau criminel" et "d'exploitation de mineurs par exemple".

Fin septembre, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait affirmé que le nombre de Roumains mis en cause pour des faits de délinquance à Paris avait nettement progressé entre 2008 et 2011, lorsque la droite était au gouvernement, avant de refluer en 2012. Il avait toutefois estimé, au même moment, que "ce qui nourrit le populisme c'est l'amalgame permanent entre immigration et insécurité". Comme s'il n'y avait pas de liens de causes à effets. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Pivoine 18/12/2013 14:13


Immigration légale ou clandestine, voilà ce qui fait exploser la criminalité !

Walker 18/12/2013 13:55


Oui et là on parle des étrangers !
Mais on ne prend pas en compte les français d' origines étrangères !