Droit de vote aux étrangers : une atteinte au sens de l'appartenance nationale

Publié le 18 Octobre 2011

Par Michelle Tribalat

Michèle Tribalat est démographe, spécialisée dans le domaine de l'immigration. Elle s'intéresse aussi à l'Islam.

Accorder le droit de vote aux étrangers non-communautaires pour les élections locales est l'une des revendications récurrentes de la gauche. L'une de ses mesures prioritaires pour 2012... qui n'est pas sans poser de questions..

On parle souvent de manière impropre d’accorder le droit de vote aux immigrés. Or, ceux qui ont acquis la nationalité française sont déjà en capacité de voter. Ils représentent quatre immigrés sur dix. Sur près de 12 millions de personnes d’origine étrangère (immigrées ou ayant au moins un parent immigré), seules 30 % sont de nationalité étrangère. Elles le sont par choix ou parce qu’elles sont en attente d’être éligibles, mais très rarement suite à un refus de l’administration française.

Plus d’un tiers de ces étrangers sont originaires d’un pays de l’UE et, à ce titre, sont (ou seront à leur majorité) autorisés à voter aux élections locales et européennes. Pour les autres (moins de deux millions de personnes en âge de voter), ils ne sont pas privés de citoyenneté puisqu’ils peuvent voter lors des élections organisées dans leur pays d’origine. C’est, après tout, un choix qui mérite le respect.

La proposition d’extension du droit de vote aux étrangers extracommunautaires pour les élections locales est généralement motivée par une intention généreuse. En accordant le droit de vote, on leur montre qu’ils sont déjà des nôtres et on cherche ainsi à motiver les Français d’origine étrangère qui eux peuvent déjà voter et dont la participation serait freinée par la mise à l’écart des scrutins locaux des parents restés étrangers. Cet argument est étrange, ce qui a été souligné y compris à gauche, puisqu’il revient à accorder un droit à une catégorie d’individus en en visant une autre. À défaut d’améliorer l’intégration des enfants d’immigrés, donnons le droit de vote à leurs parents restés étrangers. Cela ressemble fort à une mesure visant à compenser l’impuissance politique.

Appartenance nationale

C’est une proposition entièrement tournée vers l’intégration des immigrés et de leurs familles et  qui ne regarde jamais l’autre versant : que devient le sens de l’appartenance nationale pour les Français en général ? Traditionnellement, elle avait un sens politique exigeant que l’on s’élève au-dessus des particularismes pour partager un projet fondé sur des valeurs. L’extension du droit de vote aux étrangers extra-communautaires introduit l’idée selon laquelle la résidence, en elle-même, donne un droit de citoyenneté et que celui-ci devrait faire partie des droits inhérents à la nature humaine, que l’on transporte avec soi là où il nous plaît d’aller. Ce faisant, on renvoie les Français à une identité plus ethnique et culturelle que la conception politique de la nationalité cherchait justement à dépasser. Cela fait d’eux un groupe particulier parmi d’autres.

Cette conception d’un droit de vote lié à la résidence légitime l’idée selon laquelle la citoyenneté c’est d’abord défendre ses intérêts particuliers, là où l’on se trouve, sans avoir nécessairement à s’inscrire dans l’histoire d’un peuple ni à se préoccuper de son destin. Ne faudrait-il pas alors donner le droit de vote aux enfants ? 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-Claire Muller 18/10/2011 19:24



Malheureusement les gauchistes ne feraient qu'appliquer les directives de l'UE MULTICULTI  ce que j'ai lu sur DRZZ est renversant,ce qu'on complote dans notre dos est la fin de notre Pays et
de son identité!


Il n’y a pas de conspiration islamique contre l’Europe ;-)


Publié le 18 octobre 2011 par Jean-Patrick Grumberg





Préambule : de tous les articles que j’ai publié pour Drzz en 2011, celui-ci
est essentiel à qui veut mieux comprendre son environnement immédiat, et son futur. Il est long, mais il aurait pu être beaucoup plus long : j’ai beaucoup limité les sources citées. Je vous
conseille de l’imprimer, et de le conserver. 


 


L’islam est en train de conquérir l’Europe, mais ce n’est pas un complot, car «
une conspiration, un complot, est un accord secret fomenté contre le pouvoir établi » nous rappelle le dictionnaire de la langue française. 


 


Or c’est l’Union Européenne elle-même qui a remis les clefs de l’Europe à
l’islam, comme vous allez le découvrir ci dessous. Aucun des accords passés avec les organisations qui représentent l’islam, que ce soit l’OCI, ce très riche lobby mondial alimenté par le
pétrole, ou la Ligue Arabe, ne sont secrets (certes, il faut vraiment creuser pour les trouver, mais ils existent)


 


Voici quelques éléments. Je me suis contenté de citer des extraits. Vous
constaterez que les projets évoqués – notez les dates – ont été largement réalisés. Vous remarquerez aussi que je n'ai suivi aucune chronologie dans la présentation des documents : ce choix
montre la constance et la détermination des islamistes. Vous constaterez enfin que les différents gouvernements ne font qu'appliquer les décisions prises à Bruxelles pour votre
bien.


 


Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe
(APCEA)


La première réunion s’est tenue en septembre 1974 à Damas. Les réunions ont une
régularité quasi annuelle.


 


Recommandation 1590 (1) de (2003) du Conseil de l’Europe : Coopération
culturelle entre l’Europe et les pays du sud de la Méditerranée.


 


- organiser des campagnes sur la tolérance et la compréhension
religieuses.


- promouvoir et organiser une approche de l’interprétation de l’Histoire avec
des historiens des deux côtés, qui rassemblerait des éléments communs d’une histoire de la Méditerranée, afin de présenter une vision intégrante et non exclusive du passé dans les manuels
d’histoire et, dans ce contexte, d’étudier l’opportunité de la création d’un observatoire de l’enseignement de l’histoire de la Méditerranée.


- réexaminer l’idée de la création d’une université euro-arabe, décentralisée
géographiquement, avec des facultés dans le Sud et dans le Nord.


- promouvoir les rencontres et le partenariat permanent des hommes et des
femmes… à la recherche d’une reconnaissance mutuelle des valeurs, des traditions et des cultures, basées sur les droits et les libertés fondamentales de la personne humaine.


- relancer le dialogue euro-arabe dans le domaine de la
jeunesse.


- amorcer des relations suivies avec des organisations qui travaillent dans le
Sud, telles que l’Alecso (note de JPG : « Organisation Arabe pour l’Education, la Culture et les Sciences »), l’Isesco (note de JPG : Organisation islamique internationale pour l'Education, la
Culture et les Sciences), la Ligue arabe, le Centre de recherches sur l’histoire, l’art et la culture islamiques, le Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles, afin
d’institutionnaliser de façon pragmatique un vrai dialogue entre les civilisations et les cultures.


- étudier les conditions nécessaires pour que les pays du sud de la
Méditerranée obtiennent le statut d’observateur dans notre Organisation (note de JPG : l’UE)


 


Résolution 1313 de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (2)
(2003) : Coopération culturelle entre l’Europe et les pays du sud de la Méditerranée. Extraits.


- Considérant la laïcisation des institutions politiques en Europe comme une
conquête, l'Assemblée reconnaît toutefois la contribution positive à la civilisation européenne des diverses traditions culturelles et religieuses à savoir le judaïsme, l'islam et notamment le
christianisme.


- collaborer pour éliminer les stéréotypes, les préjugés et les contrevérités
réciproques dans les différents systèmes éducatifs, en procédant à une révision conjointe des manuels scolaires, en particulier des manuels d'histoire (mis en oeuvre depuis 2010 (5) avec le
remplacement, dans les manuels scolaires, d’une partie de l’histoire de France par l’histoire de l’Afrique)




jpb 18/10/2011 13:58



donner le droit de vote aux étrangers ,c'est la porte ouverte à l' islam,ce n'est pas l'amour d'un dieu ,c'est la conquête de l’Europe, celui ou celle qui me dit le contraire fait les trois
singes.