Du communisme à l’Islam: le négationniste Garaudy

Publié le 19 Juin 2012

  Annoncé les larmes au coin des yeux par le néo nazi Alain Soral sur son site Radicalité et Islamisation Egalité et Réconciliation, Roger Garaudy est mort il y a 2 jours à l’age de 98 ans dans sa taverne de banlieue.

Du Parti Communiste au négationnisme

Garaudy le négationiste avait effectué un parcours signifiant : titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Médaille de la déportation et de l’internement pour faits de résistance,  intellectuel, homme politique, ancien dirigeant du Parti communiste français dont il avait été exclu en 1970, Garaudy issu d’une famille de protestants il se converti par la suite au catholicisme puis, en 1980, à l’islam. Garaudy entre au comité central du Parti Communiste en 1945, est élu député du Tarn en 1945 et 1946, puis élu à la première Assemblée nationale. Il se désigne selon sa propre expression comme « stalinien de la tête aux pieds », et déjà à l’époque oeuvre à désinformer sur la réalité du goulag.

Entre 51 et 56 il part étudier à Moscou, durant 5 ans, la philosophie et obtient un diplôme made in « sovietique ». De retour en France il prend la vice président de l’Assemblée Nationale de 56 à 58. En 1962, il décide de se lancer dans l’enseignement.

Exclu du Parti Communiste

Il publie coup sur coup deux livres,Peut-on être communiste en 1968 ? et Pour un modèle français du socialisme et laisse aller ses thèses antijuives et négationistes lors de certaines interventions devant les militants. Il est xclu d’une cellule du parti Communiste à Champigny-sur-Marne dans le 94, par Henri Fichepain (titi parisien juif) qui l’apostrophe publiquement par ces mots:« cet enculé non seulement il salit le parti mais en plus c est un antisémite ! ». Quelques mois après le congrès du PCF en 1970, il est exclu.

Son temps libre, il l’investit dans l’étude du catholicisme. Il tente ainsi de mêler ses deux passions : communisme et catholicisme sur la base de thèmes communs aux deux doctrines: charité, marthyrologie, partage et fantasmes judéomaniaques, donnant naissance à une série d’ouvrages.

Du communisme à l’Islam

L’année suivante en 1981, il se convertit à l’Islam et s’engage dans la promotion de la Charia. Il crée une fondation à son nom propre, en Espagne, à Cordoue où, dans une sorte de musée, il célèbre l’âge d’or de l’Islam en Espagne à la fin du Moyen Age. Il amorce le parcours qui va, en quelques années, le mener vers un « antisionisme » de plus en plus radical. Enfin, en minorant le nombre des victimes juives du nazisme et en mettant en question l’existence des chambres à gaz, il deviendra une figure du négationnisme. En 1991 il se positionne contre la première guerre du Golf.

Garaudy, le communiste islamo-chrétien et négationiste

En 1996, c’est le coup de tonnerre, avec la publication de son livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne. Un ouvrage diffusé une première fois en décembre 1995 par la librairie La Vieille Taupe, éditeur des négationnistes, puis réédité, au printemps 1996, à compte d’auteur. La polémique éclate.

Dès 1996 il tente de servir la soupe aux naifs (à la manière d’un Dieudonné ou d’un Soral) « Le judaïsme n’est pas mis en cause, mais la politique israélienne », affirme-t-il. Mais il ajoute : « Je révise simplement les conclusions du procès de Nuremberg et les principes qui l’ont fondé. » Le doute n’est pourtant pas permis. Tout au long des deux cent trente-sept pages du livre, l’auteur, citant notamment l’anglais David Irving, connu pour ses relations avec les néonazis allemands, il nie le projet d’extermination de Hitler à l’encontre des juifs, nie l’existence des chambres à gaz, nie le génocide…

Affaire dans l’affaire, l’abbé Pierre vole au secours de son ami et dénonce le « lobby sioniste international » avant de se rétracter du bout des lèvres. Interdit en France, le livre vaut à Roger Garaudy, défendu par Jacques Vergès, une condamnation en 1998 à une peine d’amende et d’emprisonnement avec sursis pour « contestation de crimes contre l’humanité ».

 

Du Hezbollah, en Syrie, en passant par le Hamas et l’autorité palestinienne pour finir en Iran de Khatami

 

Garaudy est reçu au Liban par le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, en Syrie, par le vice-président Abdel Halim Khaddam – soutenu par le cheikh Yassine, chef du Hamas -, en Iran, par le président Khatami. Ses oeuvres sont vendues partout dans le monde arabe. Diffusé dans différents pays, invité à de multiples conférences, il se montre un orateur brillant, jouant de sa considérable culture et de ses allures de doux savant. Son propos continue d’être répercuté sans fin sur Internet par les militants pro palestiniens et islamisateurs du net.

Garaudy se fond parfaitement dans  la mouvance actuelle néo nazie négationiste pro palestinien: Alain Soral, Paul Eric Blanrue, Faurisson, Frédéric Chatillon du Front National, thierry Meyssan lesquels rêvent d’un Axe:

Paris – Berlin – Moscou – Damas – Téhéran.

La haine du juif semble être leur point de ralliement. C’est à se demander si ce n’est pas l’humanité qui a élu le peuple juif au point de le positionner toujours au coeur des axiomes idéologiques.

Garaudy décrit dès 1995, devant un par terre de musulmans, la stratégie de déstabilisation de l’Occident: il a exactement le meme discours que Soral, la Charia en plus.

 

Source: Lemonde & Europe-Israel

Source: Lemonde & Europe-Israel

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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