Du nazisme au palestinisme Par Guy Millière

Publié le 20 Février 2012


 

Par Guy Millière © Metula NewsAgency

 

L’expérience qui m’a conduit à connaître Israël, à m’en rapprocher et à en devenir le défenseur remonte à plusieurs décennies. A l’été 1970 exactement. J’avais vingt ans. Je travaillais dans le cinéma. J’avais croisé l’itinéraire d’un groupe maoïste appelé groupe Dziga Vertov, du nom d’un cinéaste stalinien, et celui du membre le plus éminent du groupe, un certain Jean-Luc Godard.

 

Le groupe Dziga Vertov réalisait à l’époque un film sur la « résistance palestinienne », et, parce que je travaillais, pour ce qui me concernait, sur la résistance et la collaboration, ses membres m’avaient conseillé de découvrir de « vrais résistants ».

 

J’étais allé jusqu’à la banlieue de Beyrouth, dans un camp de « réfugiés palestiniens ». J’y fus bien accueilli. Mais j’en repartis empli d’un sentiment d’horreur. J’avais découvert, non pas des résistants, mais des terroristes, avides de sang juif, des antisémites haineux, fort heureux de me montrer des photographies de leurs victimes assassinées sauvagement.

 

J’ai, depuis, su à quoi m’en tenir sur la « résistance palestinienne ». Lors de ce bref et abominable séjour chez les « résistants palestiniens », on a voulu m’offrir un exemplaire de Mein Kampf, version française, publiée en 1938. J’ai refusé poliment, sans pouvoir dire ce que je pensais.

 

J’ai découvert, au fil des années ultérieures, que Mein Kampf était un livre très disponible dans l’ensemble du monde arabe et dans divers pays musulmans non arabes. J’ai découvert aussi que c’était un livre particulièrement disponible au sein des organisations « palestiniennes ».

 

Dès lors que j’ai su les liens qui avaient lié le « père spirituel » du mouvement « palestinien », Amin Al Husseini, aux principaux dignitaires nazis, son rôle dans la « solution finale » et dans la création d’une légion Waffen SS musulmane, tout cela m’a paru logique. Effroyablement logique. Des travaux ont été consacrés au sujet, par le chercheur allemand Mathias Küntzel en particulier, et cette logique a été pleinement mise au jour.

 

 

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Je ne peux, dès lors, plus penser que les liens entre la naissance et le déploiement du « mouvement palestinien » et le nazisme peuvent être ignorés par les adeptes de ce mouvement en Europe. Je ne peux que déduire que ces liens sont connus, tout comme est connue l’omniprésence de Mein Kampf chez les Palestiniens, dans le monde arabe, et dans le monde musulman.

 

Ma conclusion est qu’ils sont connus, assumés, acceptés, et, en même temps, cachés au grand public européen. Elle est que les militants « pro-palestiniens », en Europe, savent parfaitement qu’ils se font les compagnons de route de mouvements imprégnés d’idées venues du nazisme, clairement antisémites, et clairement imbibés d’intentions génocidaires.

 

Je ne veux pas même trouver aux militants « pro-palestiniens » en Europe l’excuse de l’aveuglement volontaire : s’aveugler volontairement, quand les preuves les plus manifestes sont partout, relève de l’absolue mauvaise foi de gens conscients qu’ils sont de mauvaise foi.

 

Ce que j’écris s’applique aussi, bien sûr, aux dirigeants politiques qui soutiennent la « cause palestinienne », et qui, au nom d’un processus de paix qui n’a jamais été un processus de paix, mais simplement une action de guerre menée par d’autres moyens, n’ont cessé de faire pression sur Israël, tout en sachant que leur action servait des gens imprégnés d’idées venues du nazisme, clairement antisémites et clairement pénétrés d’intentions génocidaires.

 

Ce que j’écris s’applique à ces dirigeants politiques, tout particulièrement lorsqu’ils financent les mouvements « palestiniens » en finançant l’Autorité palestinienne, et lorsqu’ils financent ainsi une éducation scolaire et des media dignes de ce qu’aurait pu concevoir un Goebbels musulman.

 

J’ose à peine me demander ce que veulent vraiment les militants « pro-palestiniens ». Quand je me le demande, je n’ai aucun mal à trouver la réponse.

 

J’ose me demander ce que cherchent les dirigeants politiques qui soutiennent la « cause palestinienne » et le processus de paix qui n’est pas un processus de paix. Ces dirigeants savent fort bien à qui ils ont affaire et ce qu’ils font. Ils savent fort bien que, pour que la paix existe, une éducation apprenant aux enfants ce qu’on apprend dans les écoles européennes est infiniment plus propice qu’une éducation qui ressemble à celle qu’on inculquait aux enfants allemands au temps du Troisième Reich.

 

Ils savent aussi, ces dirigeants politiques, que, pour que la paix existe, des media dignes du Sturmerde Julius Streicher, version islamique, sont infiniment moins indiqués que des media tels ceux qui existent dans les pays européens (où, pourtant, sous couvert d’ « antisionisme », l’antisémitisme gagne chaque jour en importance).

 

Les dirigeants politiques qui soutiennent la « cause palestinienne » acceptent l’idée d’une destruction d’Israël, et d’une instrumentalisation, à cette fin, de la population arabe appelée « peuple palestinien », par des gens imprégnés d’idées qu’ils disent détester quand elles s’expriment sur le sol européen. Où les conduit cette acceptation ? Où cette acceptation conduit-elle le continent européen ? Je laisse ces questions en suspens. Mais j’ai quelques idées sur le sujet…

 

Guy Millière 

Metula News

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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