Education Nationale: Point de vue de Bonapartine. Evaluations Partie 3

Publié le 26 Février 2011

           Après avoir eu quelques surprises pas forcément toujours très agréables quant aux résultats scolaires obtenus par les élèves de C.M.2 scolarisés dans deux départements privilégiés de France métropolitaine, Bonapartine analyse désormais pour nous les résultats obtenus, en janvier 2010, par les élèves de C.M.2 scolarisés, à l’inverse, dans deux départements sinistrés de France : la Seine-Saint-Denis et le Pas-de-Calais. Et là aussi, à niveau de pauvreté comparable, on constate que les élèves du Pas-de-Calais s’accrochent davantage malgré la misère sociale qui frappe ce département …

 

 Cycle Education Nationale – Partie C.


Exemple n°1 : le département de la Seine-Saint-Denis qui relève de l’Académie de Créteil. 

Résultats des évaluations en Français : (sur 60 questions)

31% des élèves ont plus de 40 bonnes réponses

31% des élèves ont entre 29 e 39% bonnes réponses

28% des élèves qui ont entre 17 et 28 bonnes réponses

10% d’élèves ont moins de 17 bonnes réponses

Résultats des évaluations en Mathématiques : (sur 40 questions) 

23% des élèves ont plus de 24 bonnes réponses

31% des élèves ont entre 16 et 23 bonnes réponses

25% des élèves ont entre 10 et 15 bonnes réponses

21% des élèves ont moins de 10 bonnes réponses 

             Personnellement, je ne vous cache pas ma perplexité au sujet des résultats affichés par ce département, en janvier 2010, en Français. Je ne vois, en effet, pas comment, en l’espace de 20 ans et au vu de ce qu’était le niveau globalement faible des élèves dans ce département dans les années 1990 en Français, 62% d’élèves sont néanmoins parvenus à obtenir, en 2010, des résultats supérieurs à la moyenne ou correspondant à la moyenne.

         Les résultats en mathématiques, en revanche, me paraissent effectivement plus conformes à la réalité du niveau scolaire des élèves de Seine- Saint-Denis, se répartissant d’un côté entre 54% des élèves qui affichent des résultats scolaires honorables ou satisfaisants et, d’un autre côté, 46% des élèves avec des acquis fragiles ou ayant un niveau faible.

          Comparons désormais ces résultats avec ceux d’un département également très affecté par le chômage : le département du Pas-de-Calais.

 

Exemple n°2 - Le département du Pas-de-Calais qui dépend de l’Académie de Lille.

 

Résultats aux évaluations de Français : (sur 60 questions)

40% des élèves ont plus de  40 bonnes réponses

30% des élèves ont entre 29 et 39 bonnes réponses

23% des élèves ont entre 17 et 28 bonnes réponses

7% des élèves ont moins de 17 bonnes réponses

Résultats aux évaluations de Mathématiques : (sur 40 questions)

33% des élèves ont plus de 24 bonnes réponses

31% des élèves ont entre 16 et 23 bonnes réponses

21% des élèves ont entre 10 et 15 bonnes réponses

15% des élèves ont moins de 10 bonnes réponses

Comment expliquer que les résultats obtenus en Français comme en Mathématiques, à conditions de vie comparables, soient meilleurs dans le Pas-de-Calais qu’en Seine-Saint-Denis ?

Certains me disent qu’il "y a moins d’immigrés dans le Pas-de –Calais qu’en Seine-Saint-Denis", ce qui resterait à vérifier et à démontrer. De plus, je ne suis pas certaine du tout qu’une forte présence d’immigrés soit de nature à faire chuter d’office le niveau scolaire d’une région. En la matière, la problématique n’est, en effet, du moins à mon avis, pas tant le taux d’immigration d’une région que la volonté des populations qui y sont installées d’intégrer les lois républicaines françaises et d’adopter l’histoire et la culture de la France dans toutes ses composantes d’ombre et de lumière, sombres ou transparentes, taillées dans la roche de ses forces vives ou de ses faiblesses passées, présentes et à venir. 

           Dans "Ces immigrés qui ont fait la France" (éditions Aubanel), Liesel Schiffer et Dimitri Casali démontrent clairement, à travers plusieurs portraits d’exilés volontaires ou pas, que la France est l’héritière de multiples vagues migratoires depuis le Moyen-Âge et qu’au final, l’identité de notre nation a été façonnée, au fil des siècles, sur le socle de sa diversité.           A partir de là, je sais bien que l’histoire de l’école républicaine française, en qualité d’institution étatique, est récente au regard de l’Histoire de France mais, quoi qu’il en soit, si vous analysez l’histoire des vagues de migrations survenues entre  la seconde moitié du XIXème siècle et les années 1930, vous constaterez que notre pays a, pendant très longtemps accueilli des peuples qui venaient pour travailler et pour enrichir la France, pas seulement de leur force de travail mais également du produit de leurs recherches (Marie Curie), de leur créativité artistique (Marc Chagall), de leur talent d’écriture (Romain Kacew dit "Romain Gary"). A titre d’exemple, rendez-vous compte qu’entre 1896 et 1930, la France a accueilli sur son sol pas moins de 2,5 millions de personnes ! Or, à ma connaissance, l’école de la Troisième République n’a nullement pâti de la présence dans ses locaux de tous ces jeunes issus de cette immigration.

            Alors, en matière d’immigration, à quel problème est confrontée, en 2010, l’école de la République française ? Il y a, aujourd’hui en France,  incontestablement un chômage massif qui devrait obliger l’Etat français et les pouvoirs publics à limiter considérablement et avec intelligence l’introduction d’une immigration légale et à plus forte raison clandestine sur notre territoire national. Néanmoins et sans jamais oublier qu’aucun contexte historique n’est tout à fait comparable à un autre, je réaffirme ici que ce n’est pas tant le nombre d’immigrés présents sur notre sol qui pose problème - même s’il finit par poser problème dans un contexte de crise économique grave -, mais davantage le refus d’une fraction de ceux-ci de s’intégrer à leur nouveau pays qui pose question.

            Depuis la période d’après-guerre, nous avons, comme par le passé, assisté et parfois aussi nous avons vu le patronat de France allègrement encourager une immigration massive venue d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, pour l’essentiel de religion musulmane.

         En 2004, l’INSEE nous révélait que la France comptait près de 4,9 millions d’immigrés [Enquêtes annuelles et recensement 2004-2005/ Près de cinq millions d’immigrés à la mi-novembre 2004, Insee Première par Catherine Borrel].

           - En 2010, la France accueille  6,7 millions d’immigrés (nés étrangers hors de France). Les immigrés sont essentiellement originaires

           - de l’Union européenne (34%),

           - du Maghreb (30%),

           - d’Asie (14% dont le 1/3 vient de Turquie)

           - et d’Afrique subsaharienne (11%).

       Nous sommes par ailleurs confrontés, depuis maintenant plus de vingt ans, à l’émergence dans la sphère publique de revendications communautaristes directement liées à la montée d’un islam radical à l’échelle planétaire, contraires en tous points aux lois républicaines et aux règles du système laïc français.

           En d’autres termes, nous sommes passés, en France et en l’espace de 50 ans, d’une immigration de travail à une immigration d’assistanat qui refuse d’adopter la culture française et le vrai problème de fond est là. J’ajoute que nos élus sont parfois et sur la base de motivations principalement électoralistes, complices de la progression vérifiée d’un islam fondamentaliste conquérant sur le sol français et dont l’un des premiers objectifs est de mettre un terme aux fondements de l’identité française en particulier, de l’identité européenne et occidentale plus généralement. Je rappelle, à titre d’exemple, puisqu’au départ de ma présente démarche, je procédais à une analyse comparative des résultats obtenus aux évaluations de Français et de Mathématiques en janvier  2010, respectivement dans les départements de Seine-Saint-Denis et du Pas-de-Calais, que l’actuelle maire de Lille et Première Secrétaire du Parti socialiste Madame Aubry-Brochen, a reçu, le 19 février dernier, l’ex Grand Mufti de Jérusalem au Zénith de Lille, dans le cadre des Rencontres annuelles des Musulmans du Nord co-organisées par l’Union des Organisations islamiques de France.

        Sur ce point, il faut que chaque Français prenne conscience de la gravité d’une telle démarche, à plus forte raison lorsqu’elle est initiée par un ou une élue politique. L’ex Grand Mufti de Jérusalem, le Cheikh Ikrima Sabri, est notamment l’auteur de ces monstrueuses paroles qu’il a prononcées à l’occasion d’une interview proposée par le journal arabe Al Ahram al-Arabi lors de la Seconde Intifada en 2000, où il encourageait ni plus ni moins le Djihad contre Israël en faisant l’éloge des enfants martyrs palestiniens :

               - Question du journaliste «  "Est-ce pour cela que les mères pleurent de joie à l’annonce de la mort de leur fils ?" 

              – Réponse du Cheikh Ikrima Sabri "Elles sacrifient volontiers leurs rejetons par amour de la liberté. c’est une grandiose manifestation de la puissance de la foi. Les mères participent à la grande récompense du Jihad qu’est la libération d’El Aksa ." »

            Est-ce de la sorte que certains de nos élus ont l’intention d’encourager nos populations immigrées à s’intégrer dans notre pays, l’école républicaine étant le creuset de cette intégration ? Est-ce ainsi que nos élus ont l’intention de faciliter la mission d’intégration, notamment par la maîtrise de la langue française, dévolue aux  instituteurs de la République ? Si ce sujet intéresse certains de nos lecteurs, je les encourage par ailleurs à se plonger dans la lecture du livre de Joachim Véliocas "Ces maires qui courtisent avec l’islamisme".

 

Certains me disent que les résultats des élèves de C.M.2 du Pas-de-Calais sont meilleurs que ceux relevés en Seine-Saint-Denis parce qu’il y aurait, "malgré tout, moins de chômage dans le Pas-de-Calais". Absolument faux ! L’INSEE nous apprend que le taux de chômage de la région Nord- Pas-de-Calais était, au troisième trimestre 2010, supérieur à celui de l’ensemble de l’Ile-de-France : il atteignait 12,9% contre 8,2% pour l’Ile-de-France. Plus instructif encore : les derniers chiffres prouvent que le taux de chômage atteint dans le département de la Seine-Saint-Denis, au troisième trimestre 2010, est de 10,8% et donc inférieur à celui de la région Nord-Pas-de-Calais. Autant dire que le seul département du Pas-de-Calais doit compter des poches de misère noire et que l’explosion du chômage n’est pas toujours de nature à expliquer, à elle seule, les mauvais résultats scolaires de nos élèves puisqu’en l’occurrence, les résultats obtenus par les élèves du Pas-de-Calais aux évaluations de C.M.2 en janvier 2010 se situent non seulement dans les moyennes observées au plan nationale, mais de surcroît sont nettement meilleures que celles notées en Seine-Saint-Denis.

 

Certains me disent enfin "Les municipalités de la région s’investissent davantage dans des plans locaux d’accompagnement des familles et d’élèves en difficulté". Je crois que c’est, en effet, une des raisons plausibles à l’explication des résultats scolaires relevés chez les élèves de C.M.2 dans le département du Pas-de-Calais. Sur ce point, il faudrait peut-être aussi se pencher davantage sur les pratiques pédagogiques des équipes enseignantes en poste, notamment sur les zones du département les plus sinistrées par le chômage.

Bonapartine

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Bonapartine

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