Ecoliers incultes? Ils ne connaissent même plus le 11 Novembre 1918.

Publié le 17 Novembre 2010

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Ils ont même réussi à ce que les écoliers ne connaissent plus le 11 novembre !

 par Gérard Brazon


           Ce texte va vous paraitre un peu brouillon voire décousu. Il peut paraitre en effet comme un texte de vieux con franchouillard, un brin démagogue si ce n’est plus, mais il est l’exacte image d’une impression ressentie de ce 11 novembre 2010 que j’ai vécu dans un cimetière, avec des anciens combattants et aussi dans des salons avec des officiels de la politique. C’est donc un ressenti.

           A la fin de toutes les cérémonies et autres civilités d’usages de ce 11 novembre, j’ai pu voir une émission innocente sur la bonne bouffe, le sport, l’éducation et un rappel inopiné de ce qu’est la journée du 11 novembre. Petit micro trottoir à la sortie d’un collège. "Pour vous qu’est-ce c’est le 11 novembre "? Il y avait des têtes blondes, des têtes moins blondes, mais surtout que des têtes vides ! C’est la montée de Jésus au ciel, c’est une fête religieuse, c’est la fête d’une bataille, c’est la fin de la guerre de 1940, etc. C’est la fin des haricots aussi !

            Dans ce pays qui a une jeunesse ignorante de la mort des poilus et dont les politiques relativisent l’histoire en mélangeant des commémorations comme la mort du général de Gaulle, la Libération de Paris, l’Holocauste, et même, dans une moindre mesure certes, comme nous avons pu le voir avec Nicolas Sarkozy, la commémoration d’une stèle à la mémoire des étudiants de droite comme de gauche ayant défié le pouvoir des collabos un certain 11 novembre 1940 dans un Paris occupé par l’Allemagne nazie. Un Paris abandonné avec la complicité des députés radicaux socialistes, socialistes et autres dirigeants politiques français issus de la troisième république. Certes, il y avait un lien, mais était-ce vraiment le bon moment?

               

            En France nous souffrons sans doute de trop de commémorations ! C’est ce que pensent certains comme le Giscard qui avait supprimé le 8 Mai 1945 du temps ou il fût Président de la République. Pour autant, comment faire pour rendre, à nos morts, l’hommage qui leur est dû ?

             Peut-être tout simplement en restaurant l’Histoire dans les manuels scolaires !

- En faisant que lorsque l’on pose la question à des enfants de 10 ans, ils ne répondent pas des stupidités.

- En faisant que notre histoire soit acceptée par tous y compris par ceux dont les ancêtres n’ont pas eux à la faire cette guerre,

 - En faisant accepter par tous que notre histoire est aussi celle des tirailleurs sénégalais, marocains, algériens, tunisiens et j’en passe. De ces hommes d’ailleurs qui ont fait eux aussi la France. Il serait sans doute temps d’expliquer à ces enfants de France que la France a été, est et restera un grand pays et que tous les enfants de France ne devraient avoir qu’un seul but, servir la France plutôt que de l’oublier pour les uns, la détester pour les autres ou pire, l’ignorer.

 

            Cela passe par une éducation nationale qui ferait son premier travail : instruire ! Car c’est aux parents d’éduquer. Ce n’est pas à l’état de le faire ! Instruire! Cela veut dire qu’une classe d’âge devraient savoir lire, écrire, compter mais aussi connaitre l’origine de son pays de naissance pour les uns ou son pays d’adoption pour les autres.

             Cela passera bien évidemment par l’enseignement mais aussi par l’autorité ce gros mot pour la gauche. Car c’est fasciste l’autorité c’est bien connu. Tandis que le manque d’autorité et ces conséquences, cela ne l’est pas !

 - Que peut penser un enfant de 12 ou 14 ans qui peut brûler un drapeau sans que rien ne se passe ?

 - Que peut penser cet enfant d’entendre des profs dirent qu’ils ont honte de la France ?

 - Que peut penser cet enfant à la vue de l’abaissement de l’idée de la nation, entité négative.

 - Pourquoi respecter un pays, sa terre de naissance, sa terre d’adoption lorsqu’il voit que les dirigeants de ce pays sont incapables de faire respecter cette nation, ces lois, ces règles, sa laïcité ?

 - Que peut-il penser lorsqu’il constate de visu, ou à la télévision, ou qu’il entend dans les cours de récréations comme on disait de mon temps, que la police est injuste au mieux, coupable au pire et que l’on peut même la mitrailler sans qu’elle ne réponde. Sans parler de la justice qui libère avant même que l’encre des procès verbaux soit sèche !

Richelieu disait : Faire des lois pour ne pas les appliquer revient à autoriser ce que l’on veut interdire !

 

                La France souffre, le peuple souffre et pas seulement de son chômage, de ses retraites, de sa compétitivité, du syndicalisme d’un autre temps, d’une autre époque, de partis politiques dépassés, elle souffre de la mort de ses racines que des dirigeants politiques de tous les partis ont décidé, pendant 35 ans, d’éradiquer au nom d’une Europe sans racine !

             Le peuple souffre d’un manque d’identité ! Le peuple souffre d’une volonté délibérée d’éradiquer son histoire, sa passion, ses révoltes, ses grandes heures, ses larmes de joie et de tristesse, son drapeau que l’on mêle désormais avec un autre drapeau qui ne parle à personne, qui ne fait frissonner personne, dans aucun pays des 27, hormis sans doute les technocrates gavés d’indemnités et une minorité d’utopistes européens.

 

            Séquence de larmes à l’œil allez-vous dire ! Je revois mon grand-père qui me racontait sa guerre de 14/18. Il n’aurait pas imaginé parmi ses cauchemars que la France ne serait plus celle dont il était fier. Je me souviens des ce qu’il me disait en tant que cheminot à la SNCF. De ses conversations qu’il avait eues avec le cheminot allemand, ancien de 14 comme lui, qu’on lui avait collé, en double, pour le surveiller. Tous deux voulaient en finir avec ces guerres fratricides, ils parlaient surtout de la guerre, leur guerre à eux et des gueules cassées.

             Ils n’aimaient pas la guerre mais ils n’auraient surement pas voulu que leur pays termine dans une bouillie européenne à la mode bruxelloise ou les racines et l’enseignement de l’histoire des peuples seraient édulcorés sinon interdites si ce n’est revus à la mode du politiquement correct.

 

             C’est ainsi que l’on se retrouve devant un collège à poser des questions à des cerveaux vides du sens de la nation. Le pire, comme disait l’intervieweur, c’est que si l’on avait posé la question à des adultes, les réponses auraient sans doute été les mêmes.

Gérard Brazon

http://puteaux-libre.over-blog.com

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Sarah 17/11/2010 22:52



C’est une véritable inquiétude de prendre conscience, que d’ores et déjà, l’HISTOIRE, n’a plus droit de cité, n’a plus de valeur, et je dirais même n’a plus de lieu d’être….Que deviendra l’homme,
sans ces repères indispensables, qui permettent de mieux connaître ce qu’on était, et  en conséquence, comprendre, le chemin que l’on doit prendre, pour devenir meilleur ?
Dans quel but, vouloir effacer tout cela ? Je ne le comprends absolument pas… ! A l’échelle individuelle, tout le monde a conscience que sa mémoire est quelque chose d’essentiel. Alors
la mémoire évanouie à l’échelon des populations entières ? Cela donnerait quoi ? Une humanité atteinte, dès le plus jeune âge de la maladie d’Alzheimer ?  Peu ou prou, c’est
cet effondrement que je redoute.  Sans  mémoire, ou avec une mémoire falsifiée, le monde ne peut aller que vers la décadence. Si c’est une volonté des hommes politiques, pour mieux
répondre au mot « égalité », alors je sens, que de jour en jour, ce mot me devient insupportable. Provenant d’un sentiment généreux, en convoitant l’ « égalitarisme »,
c’est au contraire, une société despotique et injuste que l’on va édifier. Car il ne faut pas rêver, il y aura toujours, une élite, nomenclature : des privilégiés, qui sauront parfaitement
profiter, du bêlement des moutons, qu’ils auront engendres. Ceux-ci, en plus, alors, forcément, sans repères, ne sauraient qu’aduler ceux  qui profiteront d’eux. Je parle d’un futur,
mais ?  Ce décor, n’existe t-il pas déjà, dans certaines contrées ? Oui, hélas !  Pourtant, bien qu’informés de ces tyrannies,  l’homme d’aujourd’hui à l’air égaré
et ne rien percevoir …Ce qui le préoccupe copieusement, c’est d’avoir à travailler un an ou deux de plus….



Gérard Brazon 18/11/2010 12:26



Vous avez résumé le sens de mon combat. Merci. Il n' y a pas d'arbres sans racine, par de peuples sans histoire. Sans doute que certains souhaitent nous transformer en citoyens
consommateurs avec un caddie greffé sur le ventre.  Mais il y aura toujours j'espère des femmes et des hommes qui expliqueront à leurs enfants qui ils sont, d'où ils viennent et pourquoi il
faut résister.



muller marie-claire 17/11/2010 20:16







: les manifestations étudiantes, c'était pourquoi déjà ?



Ils ne sont pas nombreux, mais ils
ont bien compris. Ils ne sont pas les seuls, mais ils ont osé. Oser descendre dans la rue et le dire : les étudiants sont conduit aux manifestations comme on conduit les  troupeaux au
pâturage, quand ils ne sont pas simplement contraints par la violence ou par le chantage, à aller manifester pour le compte de ces crapules de syndicats qui veulent toujours et encore détruire la
démocratie. Otages des syndicats, oui bien sûr, vous l'êtes, à longueur d'année. Mais qui demande leur remplacement par de vrais syndicats professionnels ? Personne à droite, et  à gauche,
n'en parlons pas !





Les idéologies totalitaires, c'était le communisme, c'était l'URSS. Vous vous souvenez de ces slogans : la dictature du
peuple... dictature... on ne faisait pas attention aux mots... CRS = SS... ça sonnait bien ... on ne faisait pas attention non plus. Leurs ennemis, c'étaient les institutions, la démocratie, la
liberté individuelle.


 


Vous êtes passé à autre chose, vous avez grandi, vous avez fait votre vie. Pas eux ! Eux, les dirigeants et militants
syndicalistes, ils sont resté bloqués avec le compteur en 68. C'est grippé, fossilisé là haut sous le chapeau. Vous avez vu l'écroulement de l'URSS, la preuve de l'échec du communisme. Eux aussi
l'ont vu. Et alors ? Les méthodes ont changé, ils l'ont rhabillé à la mode gauche caviar, diversité culturelle et Europe Ecologie, et c'est reparti pour un tour.  


 


Mais les héritiers de la pensée communiste (trotskistes en tête) ont toujours la haine de la démocratie, et ils sont aux
commandes. Tiens, prenons un exemple, Edwy Plenel. Trotskiste, journaliste, patron de Mediapart. Est ce qu'il ressemble à quelqu'un qui construit quoi que ce soit, ou qui détruit ?! Dans les
médias, 85% de journalistes sont à gauche ou très à gauche, qui représente les 50% de français qui votent à droite ? Dans l'éducation nationale : gangrène totale, dans les administrations,
pareil.


 


Faites un test, comptez le nombre de fois ou les verts défendent un thème en rapport avec leur mission. Sales
types. Comment voulez vous s'en sortir ? Il n'y a aucun journaliste - je veux dire, au journal de 20 heures - pour faire tomber les masques.  


 


La dernière en date c'est leur association avec l'Islam. Vous vous souvenez des slogans : la religion, c'est l'opium des
peuples. Comment peuvent ils s'acoquiner avec des ultra religieux ? Ils ont oublié leur haine de la religion ? Pas du tout, c'est une association de circonstance. Ils ont détecté que l'Islam,
pour des raisons religieuses, pour la chari'a - la loi coranique, rejette aussi la démocratie.


 


Jean-Patrick Grumberg



Bonapartine 17/11/2010 11:26



   Bonjour,


"Cela passe par une éducation nationale qui ferait son premier travail : instruire ! Car
c’est aux parents d’éduquer. Ce n’est pas à l’état de le faire ! Instruire! Cela veut dire qu’une classe d’âge devraient savoir lire, écrire, compter mais aussi connaitre
l’origine de son pays de naissance pour les uns ou son pays d’adoption pour les autres."


Merci à l'auteur de ce texte de rappeler quelques vérités de bon sens. Mais c'est surtout aux instances décisionnaires de
l'Education Nationale qu'il faudrait les faire entendre .... Aujourd'hui, les programmes scolaires en Histoire ont, une fois de plus, été revus à la baisse. Que dis-je ? Pas revus à la baisse,
ils font l'objet d'une campagne révisionniste institutionnalisée par la Maison Education Nationale en personne. Nous savions depuis quelques années maintenant qu'il était devenu de mauvais goût
de parler de Charles Martel, de Clovis qui nous rappelle que la France est la fille aînée de l'Eglise ( que je sache, ce n'est pas une tare !), de Jeanne d'Arc sous prétexte qu'elle est devenue
l'emblème d'un parti qui n'en est nullement digne. Désormais, il sera mal vu d'enseigner à nos enfants Henri IV, Louis XIV, Napoléon Ier. La France finit par donner, à l'étranger, l'image d'un
pays qui a honte de sa propre histoire. A méditer ....


Bonapartine.