Education Nationale: Financement de la CGT et de la CFDT privilégié!

Publié le 1 Octobre 2011

Les plus naïfs d'entre nous, pouvaient  se poser la question des grèves en France et singulièrement celles de l'Education Nationale. Ces sempiternelles revendications pour manques de moyens qui font descendre dans les rues de nos villes, des milliers d'enseignants sincères le plus souvent, mais cocus le plus sûrement.

Cocus par des syndicats qui souhaitent non pas défendre en priorité l'Education Nationale, ni même les enseignements et qui se permettent  d'entraîner dans leur sillage,  des pauvres gosses qui n'ont rien à faire dans la rue. Ces syndicats ne cherchent à défendre que leurs prérogatives, leurs intérêts sonnants et trébuchants. 

En lisant l' article qui suit, vous allez comprendre pourquoi les syndicats nous mentent, pourquoi ils mentent aux enseignants et comment l'intérêt des enfants scolarisés est le moindre de leurs soucis.

Gérard Brazon

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Les grosses organisations comme la CGT et la CFDT seront privilégiées, mais moins qu'elles l'espéraient. 

Trois semaines cruciales pour les syndicats de fonctionnaires. Le 20 octobre, les agents de l'État et des hôpitaux - y compris, pour la première fois, les contractuels - éliront leurs représentants. Cette élection simultanée dans la plupart des administrations est inédite. L'enjeu, pour les organisations syndicales, n'est pas seulement de se jauger. Du résultat des élections dépendront aussi les ressources dont chacune d'entre ­elles disposera à l'avenir. Gouvernement et syndicats ont en effet terminé jeudi plus d'un an de discussions sur les «droits et moyens syndicaux». Deux grands principes figureront dans le texte final du ministre François Sauvadet : une nouvelle répartition et plus de transparence.

La nouvelle répartition vise à accorder davantage aux syndicats ayant un poids réel auprès des agents. C'est l'esprit des accords de Bercy, signés par Éric Woerth, André Santini - alors en charge de la fonction publique au gouvernement - et six syndicats en 2008.

Concrètement, la moitié des moyens accordés par l'État aux syndicats de fonctionnaires - il s'agit essentiellement de moyens humains - sera désormais réservée aux «gros» syndicats. C'est-à-dire à ceux qui auront recueilli suffisamment de voix pour obtenir un siège, soit 10 % des suffrages dans les instances locales, 6 % environ au niveau de chaque ministère, ou 5 % dans les instances regroupant tous les services de l'État ou tous les hôpitaux. Toutefois, l'autre moitié des moyens restera attribuée en fonction des pourcentages de voix. Le gouvernement évite ainsi de couper totalement les vivres aux «petits» syndicats (la CFTC et la CFE-CGC sont les plus menacées), leur laissant une chance, même minime, de «se refaire» aux élections suivantes.

État des lieux annuel 

En matière de transparence, chaque syndicat sera tenu de dresser un état des lieux annuel des moyens humains auxquels il a droit, de l'échelon local à l'échelon national, de la «consommation» qu'il en fait réellement et, parmi les personnes concernées, du nombre de celles qui détiennent un mandat de représentation des agents. Par déduction apparaîtront les personnes se consacrant à d'autres tâches : travail pour leur propre fédération syndicale, voire activités interprofessionnelles non liées spécifiquement à la fonction publique. Cette pratique est légale mais totalement opaque jusqu'ici. Le gouvernement a, un temps, envisagé d'y mettre fin, mais a vite fait demi-tour, les syndicats - CGT en tête, par la voix de Bernard Thibault - étant montés au créneau pour défendre cette main-d'œuvre cruciale pour faire «tourner» leur propre maison. La transparence risque d'ailleurs d'être limitée puisque rien n'indique que ces rapports annuels seront rendus publics.

Autre point sur lequel l'exécutif a évité le conflit : l'aide totale restera inchangée, alors qu'un temps la tentation de la réduire a pu exister. Au final, aucun syndicat ne crie au scandale. De là à approuver les propositions noir sur blanc… Le ministère se gardera de leur demander formellement avant d'appliquer ces mesures, sachant qu'il est difficile de faire signer un syndicat en pleine campagne électorale.

Par Olivier Auguste - Figaro.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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