Egypte: le candidat des Frères Musulmans à la présidence déclare qu’il n’y a pas de liberté dans l’islam

Publié le 19 Février 2012

Par Melba - février 2012

Ce n’est pas un islamophobe qui vous le dit.

Hazem Saleh Abou Ismaïl, candidat à la présidence de l’Egypte et fervent partisan des Frères musulmans, a déclaré qu’il n’y a pas de place pour la liberté individuelle dans l’Islam.

Dans une interview télévisée récente traduite en anglais par le site Jihad Watch, Ismail a déclaré qu’être musulman, c’est comme être un membre d’une armée, où chacun doit obéir à un code de conduite dictatorial.

“Si vous prétendez que Dieu considère que vous avez une liberté  individuelle, montrez-moi vos sources. Personne n’a jamais dit cela, Sauf ceux qui n’ont aucune compréhension de la charia”, a dit M. Ismail.

“Si vous rejoignez (une armée), alors vous êtes obligés de porter son uniforme, d’assister à ses cours, de participer aux formations et d’obéir à son chef” a dit M. Ismail, en comparant les règles militaires et la charia islamique.

Il a affirmé que sous sa présidence, il fera respecter le port du voile ou le hijab pour les femmes et que si une femme veut retirer le voile, elle devra “changer de croyance”, ajoutant qu’il ne fait qu’obéir à Allah, en imposant le code vestimentaire islamique.

“Vous voyez, c’est la difficulté, c’est ça l’islam. Elles veulent être musulmanes sans obéir aux règles d’Allah? Qu’elles (les femmes) le disent; c’est tout ce que je demande, qu’elles soient honnêtes et le disent ”.

La vidéo en arabe: cliquez ICI

Source  : International Business Times Via WZ

extrait traduit par Bivouac-id.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Marie-Claire Muller 20/02/2012 14:50


Les dirigeants occidentaux ont fait le jeu des fréres musulmans dans ces soi disant printemps arabes,ce qui se passe en syrie,s'est passé en Lybie,en Irak,en Egypte



La guerre de Syrie aura t-elle lieu ?

Les chrétiens d’Orient s’érigent en remparts face au nouveau colonialisme occidental


par Thierry Meyssan




La guerre contre la Syrie, planifiée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni pour la mi-novembre 2011, a été stoppée in extremis par les veto russe et chinois au Conseil de sécurité.
Selon Nicolas Sarkozy, qui en avait informé le patriarche maronite lors d’une entrevue houleuse à l’Élysée le 5 septembre, le plan prévoit l’expulsion par les Occidentaux des chrétiens
d’Orient. Dans ce contexte, une campagne de presse est conduite en Europe pour accuser les chrétiens d’Orient de collusion avec les dictatures. Mère Agnès-Mariam de la Croix, higoumène du
monastère de Saint Jacques le Mutilé à Qâra (Syrie) répond à cette propagande de guerre.




Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 7 octobre 2011

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Reçu à l’Élysée le 5 septembre 2011, S. B. Bechara Boutros Rai, Patriarche Maronite d’Antioche et de Tout l’Orient (c’est-à-dire chef de la principale Église de rite oriental
rattachée à Rome) s’est entendu dire que la France et ses alliés interviendraient prochainement militairement en Syrie pour y porter au pouvoir les Frères musulmans. Les chrétiens
d’Orient, qui n’auraient alors plus leur place au Levant, devraient se préparer à l’exode et pourraient trouver refuge en Europe.


© Présidence de la République - P. Segrette



Thierry Meyssan : Le synode spécial pour le Proche-Orient a affirmé le caractère arabe des Chrétiens de cette région, ce qui introduit une rupture par rapport au
XXe siècle où le christianisme, bien que né dans cette région, apparaissait comme la religion du colonisateur. Ce virage idéologique a conduit le Saint-Siège et les Églises d’Orient à
soutenir la cause palestinienne et les forces de la Résistance anti-sioniste, Syrie incluse. Cette évolution avait été anticipée au Liban par le général Michel Aoun et son alliance avec le
Hezbollah. Les Chrétiens d’Orient sont-ils devenus les ennemis des Occidentaux ?







Mère Agnès-Mariam de la Croix : Oui, le synode a affirmé avec force le caractère arabe des chrétiens d’Orient par immersion et symbiose avec leur environnement
historique et culturel.


N’oublions pas que les chrétiens d’Orient ont été les pionniers de la Renaissance arabe appelée Nahda, face au colonisateur ottoman. C’est eux, avec certaines éminentes figures
musulmanes, qui ont redonné vie à la langue arabe et à son extension universelle à travers les traductions entreprises, vers ou depuis l’arabe, par de grands intellectuels notamment à Alep,
Damas et au Mont-Liban. Les premières imprimeries du monde arabe sont le fait de chrétiens tel qu’Abdallah Zakher. Cependant, avec les mouvements panarabes du début du XXe siècle et
certaines tensions à la veille des indépendances, des factions chrétiennes ont été conduites à se démarquer idéologiquement de leurs frères arabes d’autres confessions. Ceci a été très
éloquent durant la guerre du Liban lorsque certains chrétiens libanais récusaient haut et fort leur appartenance au monde arabe pour se réclamer d’hypothétiques racines phéniciennes,
cananéennes ou autres. La déconfiture chrétienne de la guerre du Liban a ramené les cœurs vers une juste mesure concernant l’histoire et l’identité. Les chrétiens se sont reconnus envoyés
en mission sur la terre de leurs ancêtres, depuis la Mésopotamie jusqu’à la Méditerranée, en passant par les rives du Nil, pour témoigner de leur espérance face à leurs frères musulmans
qu’ils avaient accueillis parfois en libérateurs face au colonisateur byzantin lors des guerres islamiques. Il faut garder en mémoire l’œuvre de feu le père Corbon, auteur d’un ouvrage qui
a beaucoup influencé les pasteurs des Eglises chrétiennes dans le sens de l’adoption de la cause arabe et de l’identification arabe. Ce livre, dont je récuse le titre, est L’Église des
arabes


Depuis toujours, le Vatican a pris position pour la cause palestinienne, non par alignement politique, mais par souci de la Justice. Aujourd’hui cette position est admise par tous les
chrétiens d’Orient, y compris les anciens militants anti-arabes. Cependant, l’ingérence injustifiée de l’Occident —États-Unis et France en tête— dans les affaires régionales déjà
suffisamment et amèrement expérimentée durant la guerre du Liban et non encore effacée de la réalité du terrain en Irak trouve les chrétiens, prélats en tête, extrêmement précautionneux. Il
ne s’agit pas de devenir des ennemis des Occidentaux, mais de se rendre compte une fois pour toutes que la survie des chrétiens en Orient ne pourra plus être débitrice d’un quelconque
protectorat ou Sublime Porte ; notre avenir dépend du mariage convaincu des chrétiens avec leurs frères qui cohabitent avec eux en Orient, en qui ils reconnaissent des frères de sang
par delà les divergences confessionnelles qui sont moins grandes qu’elles ne paraissent.


Les chrétiens ont toujours servi de paravents culturels à l’Occident. Lorsque les Ottomans, l’homme malade de l’Europe, n’avaient d’autre alternative que d’accueillir les divers consuls
occidentaux qui venaient avec leurs missionnaires à Alep (Français, Italiens, Vénitiens, Génois, Hollandais, Autrichiens, Anglais, et