Egypte : Le parti salafiste refuse d’interdire l’esclavage sexuel. Traduction Nancy Verdier

Publié le 1 Septembre 2012

 

headshot.jpgPar Raymond Ibrahim Jihad Watch 

photo 5281BTraduction Nancy Verdier

Considérant que les faits d’enlèvements, de mise en esclavage, de viol et de trafic de jeunes filles chrétiennes coptes, en particulier des mineures, ont pris une ampleur sans précédent  en Egypte, - selon les juristes américains, 550 cas ont été instruits au cours des cinq dernières années – (550 such cases have been documented)  - l’Assemblée Constituante pour la  Constitution d'Egypte s’est réunie hier pour envisager l’introduction d’un nouvel article de loi #33, dans la section traitant des Droits et Libertés, et qui expressément désignerait comme crime ‘ le travail forcé, l’esclavage, le trafic de femmes, d’enfants et d’organes humains, et le commerce sexuel.’ 

 

224.jpgMakhiyun considère les lois sur le trafic  humain sans objet, puisque « ces cas n’existent pas en Egypte ».

Cependant certains membres de l’assemblée  font connaître leur désapprobation. Selon Masrawy , Mohammed Saad Gawish, un des membres de l’Assemblée  Constituante  s’est étonné  de ce que : « Un article [#33] puisse mentionner  le trafic humain alors qu’il n’y en a pas en Egypte ». De la même manière, Yunis Makhiyun, un autre membre de l’Assemblée Constituante s’est plaint de ce que « cet article va donner aux  citoyens égyptiens l’impression que des faits comme l’esclavage, le trafic de femmes et d’enfants, ont lieu dans la société égyptienne, alors que ce n’est pas le cas ».

Ce qui est significatif, c’est que ces deux hommes sont aussi  membres du Parti Salafiste Nour d’Egypte qui prend strictement pour modèle les sources et exemples du prophète islamique Mohammed et ses  compagnons – lesquels possédaient et vendaient des esclaves infidèles (non musulmanes) et défendaient le  principe de tromperie de l’ennemi. (advocated deceiving the enemy). D’autant que  le nom de   "Salafistes" a toujours été fortement associé à l’esclavage et au commerce des femmes et enfants chrétiens en Egypte.

Rien de surprenant à ce que le prêcheur salafiste égyptien  Huwaini encourage les musulmans à capturer, soumettre à l'esclavage les infidèles et à en faire le commerce, (urges Muslims to abduct, enslave, and sell infidels) suivant en cela un précepte reconnu et bien éprouvé de la Charia pour bien gagner sa vie.

Voici donc des Salafistes  - sortis des prisons égyptiennes et qui siègeant au Parlement égyptien – se plaignent de lois visant l’esclavage et le trafic humain, et qui soutiennent  (sans honte) que « ces choses n’existent pas ».

La diffusion et la copie de cet article sont libres de droit sous condition de nommer l'auteur Raymond Ibrahim et la traductrice Nancy Verdier ainsi que le site: http://www.gerard-brazon.com

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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