Egyptistan : la présidentielle est un « djihad » en vue d’instaurer la charia

Publié le 24 Mai 2012

oussama qassin

D’aucuns en Occident affirment que l’islam et la démocratie sont parfaitement compatibles, or dans de nombreux pays du Moyen-Orient, les preuves s’accumulent à l’effet que la démocratie et les élections sont des moyens au service d’une fin : l’instauration de la charia, un système légal résolument antidémocratique.
P.S: sans trop d’inquiétude la charia ne peut générer que de la misère voir des insurrections à répétition. 

Ainsi, le Dr. Talat Zahran, un religieux égyptien, a proclamé que « tricher aux élections est obligatoire, c’est une belle chose », son raisonnement étant que le vote est un instrument dont la seule utilité est d’ouvrir la voie à la charia. De même, Hazim Shuman, un religieux ayant sa propre émission de télévision, a émis une fatwa déclarant que le vote pour les candidats islamistes est un « djihad » et que le « martyre » durant la campagne électorale ouvre les portes du paradis.

Vendredi le 18 mai, Al-Wafd rapportait que le cheik Yusuf al-Qaradawi, l’une des plus hautes autorités religieuses du monde islamique, sinon la plus haute, « a appelé tous les Égyptiens à voter pour l’un des candidats islamistes », nommant spécifiquement les trois candidats islamistes : Muhammad Mursi (candidat du parti salafiste), Abd al-Munim Abou al-Foutouh (candidat de l’aile politique des Frères musulmans), et Muhammad al-Salim al-Awwa. Qaradawi les a décrits comme « les meilleurs pour l’Égypte » parce qu’ils « appliqueront la charia et réaliseront la justice ». En outre, dans son sermon du vendredi, Qaradawi a déclaré qu’il « est obligatoire pour tous les Égyptiens d’aller voter lors de la présidentielle », qualifiant le vote de « témoignage obligatoire » au nom de l’islam, en s’appuyant sur le verset 2 :283 du coran : « Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a, certes, un cœur pécheur. Allah, de ce que vous faites, est Omniscient ».

La position de Qaradawi a été réitérée le lundi 21 mai. Selon Al-Ahram, le Conseil de la charia pour les droits et les réformes, l’une des plus puissantes organisations islamiques, avec des membres issus des Frères musulmans, des salafistes et d’Al Azhar, a émis une fatwa décrétant qu’il est « inadmissible » de voter pour tout candidat n’ayant pas l’intention d’appliquer la charia, et obligatoire de voter pour ceux qui comptent la mettre en œuvre ». La fatwa ajoute que « l’élection à la présidence est un moyen moderne de prendre la direction de l’État, de sorte qu’il incombe aux musulmans de l’utiliser en vue d’instaurer la charia. »

Si Qaradawi et beaucoup d’autres encouragent le vote en faveur des candidats les plus susceptibles de mettre la charia en application, le cheikh Oussama Qassim, un membre du tristement célèbre Djihad islamique, également voué à l’application de la charia, va plus loin : il a récemment attaqué les candidats non islamistes, désignant particulièrement Ahmed Shafiq et Amr Mussa, et déclaré que s’ils remportent l’élection à la présidence, ce ne pourrait être que par la « tricherie » et que les « organisations islamistes » auront recours à « l’action militaire » (code pour « djihad »), prévenant que de tels présidents connaîtront le sort d’Anouar el-Sadate (assassiné), mais que cette fois, « les islamistes réussiront à dominer complètement » l’Égypte.

Source : Voting in Egypt as « Holy War », par Raymond Ibrahim, Gatestone Institute, 22 mai 2012. Traduction par Poste de veille

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

Commenter cet article

S. Dekerle 25/05/2012 00:14


Une pensée pour les Coptes d'Egypte...