Elections régionales: histoire d'un mini coup politique au MoDem avec "l'innocent" Christophe Grébert.

Publié le 18 Novembre 2009

Après le choc subit par les différents MoDem du Département des Hauts de Seine à la suite de candidatures de fait, Monsieur Antoine Dupin écrit une lettre ouverte à Monsieur François Bayrou.

En effet, la démocratie, l’éthique et autre  discours du MoDem ont pris un sérieux coup dans l’aile. Il suffit de constater le séisme provoqué par la candidature annoncée sans consultation des militants de Christophe Grébert.

Cet homme est minoritaire au MoDem de Puteaux. Tout le monde le sait. Son seul et unique soutien est Sylvie Cancelloni elle-même soutenu par le Sénateur Denis Badré. L’Ami Grébert, transfuge des socialistes, est adhérent depuis peu au MoDem. Aprés ses échecs à Puteaux, il trahit de nouveau ses nouveaux partenaires politiques en faisant un coup politique. Un coup de salon, un coup de torchon. En clair, exit les militants, dehors les contestataires, la Présidente du MoDem de Puteaux, les vice présidents, la charte ethique, JE suis celui que vous avez besoin dit-il au bon peuple orange. Etonnant pour un homme qui se déclare volontiers victime du système.


Voici des extraits de ce qu’écrit Antoine Dupin dans une lettre ouverte du 15 novembre 2009.

Cher François Bayrou,

La coupe est pleine au Mouvement Démocrate, le ras le bol, visible et permanent.
Assemblés à Neuilly avec des militants du Mouvement Démocrate, je suis porteur des interrogations et de la révolte qui nous animent.
Elu local dans le 92, département qui t’a toujours donné des suffrages supérieurs à la moyenne nationale, je soutiens ton combat depuis 15 ans, comme beaucoup de ceux qui m’entourent, militants de la première heure ou plus récents.
Président du Mouvement Démocrate des Hauts de Seine, fort de 3000 adhérents, je suis élu par plus de 65% des suffrages dans une élection interne libre et démocratique.
Je suis donc légitime pour te parler.
Pour le faire, j’ai choisi cette lettre ouverte. Car l’espoir suscité par l’élection présidentielle autour de ta candidature et l’ambition de faire de la politique autrement appartient aussi à tous les citoyens.
C’est donc pour les Français et avec eux que je t’interpelle.
Tu avais installé le Modem au carrefour de deux questions fondamentales dont tu étais le porte-voix : inventer un modèle de développement et de croissance soutenable et le concilier avec l’exigence de démocratie et de justice que porte la tradition française.
Cette chance historique, le Modem s’en éloigne un peu plus à chaque élection !
Pourquoi notre mouvement, conçu pour porter ce projet a-t-il heurté de nombreux écueils ; pourquoi fait-il eau de toutes parts ?
Premier écueil : pourquoi as-tu laissé à ce point disparaître la réflexion dans le parti ?
On laisse jeter aux orties une année de travail des 32 commissions thématiques internes pour nous proposer un catalogue électoral de 60 pages, pompeusement baptisé « le petit livre orange ».

(...)

Deuxième écueil : pourquoi as-tu laissé s’installer la confusion dans ton Mouvement ?
Les statuts conçus et adoptés massivement par les militants affirmaient une collégialité pour permettre « la politique autrement ».
Ils étaient faits pour favoriser la rencontre harmonieuse de toutes nos sensibilités internes, pour accueillir d’autres sensibilités venues de l’extérieur, pour favoriser le débat source de créativité.
(...)
La fuite des militants et des électeurs est patente, comme en témoignent les mauvais résultats aux élections européennes.

Troisième écueil : pourquoi élection après élection, sacrifie-t-on systématiquement les parlementaires et les élus locaux ? Depuis 2007, le nombre des parlementaires et des élus locaux Modem se réduit comme peau de chagrin.
Après les législatives, les municipales, les européennes, la préparation des régionales prend des airs de veillée funèbre.
(
A propos des désignations sans vote des militants
) De castings improbables en surprises annoncées en passant par le soutien officiel à des têtes de liste déjà désignées, la presse se fait écho de tes prises de position.
Tes conseillers ont-ils oublié que l’appel aux candidatures internes au Modem prévu par les statuts se termine aujourd’hui 15 novembre 2009 ?

Il était prévu par nos textes de faire voter les militants avant d’annoncer nos têtes de liste. (...)
Que demandons –nous ? Trois engagements :
• Que pour les régionales tu t’engages au respect des statuts de notre Mouvement et de la parole donnée aux militants. Pour faire de la préparation des élections un moment de transparence. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
(...)

Antoine Dupin

 

Voici les signataires de Putéoliens soutenant cette lettre qui prouve que Christophe Grébert ne représente que lui-même à Puteaux. 
Evelyne Sanka, présidente de la section de Puteaux
Pierre-Jacques Castanet, vice-président de la section de Puteaux.
Eric Deflandre, vice-président de la section de Puteaux.

 

La réponse du Sénateur Denis Badré qui soutient Sylvie Cancelloni qui soutient elle-même Christophe Grébert. Décidément, rien de neuf sous le ciel politique à Puteaux ou ailleurs.

 

Chère amie, cher ami,

La "lettre ouverte" qu'Antoine Dupin vient d'adresser à François Bayrou fait beaucoup de tort à notre famille politique. Elle dessert notre mouvement départemental des Hauts-de-Seine. Elle nous fragilise en un temps où toutes nos forces devraient être dirigées vers la préparation des échéances électorales du printemps.

Nous tenons à affirmer que cette lettre qui fait allusion à nos fonctions a été rédigée sans aucun contact préalable avec nous. Il est évident qu'elle s'appuie sur des rumeurs propagées ces derniers jours, dont nous attestons qu'elles sont entièrement inventées et sans aucun fondement.

Nous condamnons cette initiative et nous demandons à Antoine Dupin de revenir à une plus juste appréciation des réalités.

Bien amicalement,

Bernard Lehideux, Denis Badré.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Philippe 18/11/2009 22:46


Un vrai bouffon quoi !
Le "Triboulet" de Puteaux.
Nous avons son alter ego dans le genre guignol à Aix les Bains et ce qui est surprenant c'est qu'il s'est appuyé sur le Modem un temps...sans même son accord.


amateur de 911 18/11/2009 15:07


C'était mon impression de "jeune" putéolien.
Il est vrai que je ne suis jamais investi dans la municipalité. Pas encore.
En tout cas votre site est toujours mine d'informations putéolienne ou culturelles.
Cordialement.


Gérard Brazon 18/11/2009 13:47


Pour autant que j'en sais, je ne crois pas la direction du Modem de Puteaux à la botte de Joëlle Ceccaldi. Pour en connaître quelques uns je croirais plutôt qu'ils ont la rancune tenace contre la
Municipalité! Pas tous heureusement pour la politique, il y en a des sincères dans le petit nombre de militants. Grébert n'en fait pas partie.
Toutefois je partage cette lassitude des politique politiciens qui confondent la politique avec un métier. Les service aux autres avec plan de carrière à vie. Beaucoup d'entre eux n'ont pas de
parole et ont des coeurs de papiers. Bien souvent ils sont dans le sens du vent! celle de la feuille morte! Bien à vous 911
Gérard


Amateur de 911 18/11/2009 11:16


Bonjour,
Il ne faut pas oublier que les centristes Putéoliens "anciennement UDF ou équivalent" ont toujours été contrôlé par les Ceccadi fille ou père. Donc evidemment l'orientation Modem n'est peut être
pas de leur goût. Il leur reste le NC ou l'UMP donc? Tout ça fait un peu grand gâchis, m'enfin quand on voie Royal et Peillon, il y a de la marge! C'est beau la politique destructive! Du manque
d'engagement ou de respect. L'important c'est le marketing et les gros coups, Enfin.... c'est plus que c'était quoi ou alors la révolte monte?
Bonne journée