Elections Régionales: Mes regrets et mon espoir...

Publié le 10 Mars 2010

           La campagne régionale poursuit son train train. Sans entrain.  Les français ne sont pas passionnés par les régionales dit-on et pourtant, c'est d'un budget de 4 milliards d'Euros qu'il s'agit. Soit, 26 milliard et 240 millions de nos vieux francs français qui parlent mieux à nos anciens.  Les Socialistes ambitionnent le grand chelem. La totale, la grande claque à Sarkozy, une bonne gauche à la droite comme nous dit sur toutes les ondes Marie Georges Buffet patronne d'un groupuscule communiste.
           La gauche est fière de son bilan, de ses impôts locaux en constantes augmentations, de ses sièges de Conseils Régionaux somptueux voire princier, de leurs dépenses de communications forcenées. Qu'importe semble-t'il pour les Provençaux, les Bretons, les Normands, les Auvergnats et autres Basques et Corses. D'après les sondages, ils ne tiendraient pas rigueur à ces socialo-communistes de ce manque de "rigueur" budgétaire, de ces budgets de réceptions dispendieux. A n'y rien comprendre.
        Si la droite dans son ensemble fait une bonne campagne et mène une explication de textes et de propositions de programmes régionaux, la gauche fait front en utilisant les erreurs de communications. En particulier, celles que fait le Président de la République.
Un jour, les régionales sont des élections qui auront une signification sur le plan national et un autre que c'est simplement régionale. C'est dit avec aplomb avec l'espoir sans doute, que les français n'ont pas de mémoire. C'est en partie vrai mais avec un peu plus de temps entre deux affirmations contraires.
         Je disais il y a peu, cette maladresse de convoquer les têtes de listes UMP de l'Île de France afin de remettre les pendules à l'heure, menacer ceux qui traîneraient les pieds, les fameux "aigris". 
          Décidément, il vaudrait mieux dans ce genre d'élections, qu’il évite d'intervenir. Il rendrait service à l'UMP et surtout à ceux qui mènent campagne sur le terrain. Ils en bavent et voient soudain leurs efforts réduits en miette par un de ses propos. Je comprends mieux ces têtes de listes qui préfèrent le coup de main de François Fillon.
           Très sincèrement, je crois que la droite mérite mieux que les caricatures que la gauche fait d'elle. Cette gauche n'a vraiment pas de quoi faire rêver. Elle ne mérite pas de gagner ces élections régionales tout simplement parce que son bilan n'est pas bon. Que ce soit en terme d'investissement sur le plan de l'économie qu'en terme de formation professionnelle ou sur les transports. L'Alsace est l'une des deux régions que gère la droite. Elle n'a pas eu ces augmentations d'impôts phénoménaux qu'ont eu à subir les régions socialistes.
          Je regrette très sincèrement que la droite soit contrainte à des triangulaires du fait du Front National qui se maintiendra au deuxième tour dès que ce sera possible. Un Front National moribond il y a deux ans encore. Revivifier aujourd'hui sur les friches de promesses non tenues sur la sécurité, un "karcher" en panne, les forcément "jeunes" des cités en situation "difficile" qui continuent de faire la pluie ou le beau temps en menaçant et terrorisant les habitants, des "jeunes" qui agressent, en toute impunité, des policiers, sur l'idée de la nation, la fierté d'être français, l'identité nationale abandonnée en rase campagne pour cause "de petit bras" qui se sont fait peur du fait d'une gauche internationaliste, les drapeaux français brûlés sans qu'aucune sanction ne soit prononcée, une Europe de plus en plus souveraine sur une France impuissante, etc.  Il y a fort à craindre désormais que les frontistes soient bien plus méfiants envers de futures promesses dans de futures élections.
           J'ai voté pour Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas de regret mais je m'interroge déjà sur un bilan à mi-mandat. Pour autant, je ne confonds pas les élections. Les régionales sont des élections spécifiques. Je fais confiance à la droite pour mieux gérer que la gauche qui mélange tous les dossiers et n'a aucune leçon à donner.
         C'est donc un appel à voter à droite que je lance très clairement. Je n'ai pas besoin de me retrouver sur les marchés des samedis et dimanches pour le dire. Non pas que je méprise ce travail de terrain mais pour dire qu'il y aussi d'autres façons de militer.
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Ydel 13/03/2010 11:37


Les "vainqueurs" de cette election seront ils representatifs du peuple ? J'en doute tellement l'abstention sera importante ( hélas)...Mais il faut aussi comprendre...