Emeutes antijuives : sidération et hypocrisie de la République.

Publié le 6 Août 2014

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Après les émeutes de guérilla urbaine de Barbès et de Sarcelles, au cours desquelles, aux scènes de pré-guerre civile, d’incendies, de pillages, de vandalisme, se sont ajoutées, pour la première fois au grand jour et de manière intense, des violences nommément antisémites, le pouvoir, avec une sidérante hypocrisie, fait semblant de découvrir une situation nouvelle. En réalité, cela fait longtemps que le feu couve, que tout le monde sait et se tait : la ”communauté” arabo-musulmane, entrainant à sa suite d’autres populations immigrées, notamment africaines et turques, développe un antisémitisme ouvert qui passe de plus en plus des paroles aux actes. Ce mouvement est, en outre, suivi par une extrême gauche (qui mord sur le PS et les syndicats) dont l’ ”antisionisme” est souvent un faux nez et qui renoue, hypocritement et de manière refoulée, avec l’antijudaïsme de gauche des XIXe et débuts du XXe siècle.

Analysons la situation :

1) Les habits neufs de l’antijudaïsme.

2) Antijudaïsme islamique structurel.

3) Une République dépassée par les événements.

4) Les résidus de l’antijudaïsme de droite.

5) Extrême-gauche et antisémitisme. 6) L’avenir est sombre mais ouvert.

Les habits neufs de l’antijudaïsme

Fait marquant : pour la première fois, depuis la dernière guerre, en France, le ”pays des Droits de l’homme”, on a assisté à ce qu’il faut appeler des pogroms, ou des débuts de pogroms. Des commerces juifs ont été dévastés et incendiés par des  jeunes arabo-musulmans, ces chéris intouchables, protégés, excusés, par une partie de la classe politique et de l’intelligentsia.  Sans les forces de l’ordre, des synagogues auraient été incendiées. Plus tard, dans un quartier de Paris où existe une forte communauté juive, des ”bandes ethniques” ont écumé les rues en se livrant à des menaces et des agressions, et ce en dehors de toute manifestation.

En Allemagne aussi, bien que beaucoup moins intensément qu’en France, des slogans directement antijuifs ont été remarqués lors des manifestations contre l’intervention israélienne à Gaza. Les auteurs en étaient, à côté de l’extrême-gauche pro palestinienne et de quelques néonazis folkloriques, des immigrés turcs. Pas étonnant depuis que le régime semi dictatorial d’Erdogan se rapproche en douceur  de l’islamisme.

 Élément notable : les débuts de pogroms et les scènes de guérilla urbaine précités n’ont donné lieu qu’à très peu d’interpellations et encore moins de condamnations lourdes. Pis encore : les manifestations, interdites, n’ont pas été dispersées dès leur début. Ce qui ruine toute l’autorité de l’État français. On a l’impression qu’à chaque émeute urbaine, sous n’importe quel prétexte, provoquée par la jeune population d’origine immigrée à majorité musulmane, la réponse policière et judiciaire est d’une (in)explicable faiblesse. En réalité, la ”République”, surtout depuis qu’elle est aux mains de l’État socialiste, tremble de peur devant les populations islamisées. 

Comme je l’ai démontré dans mon essai La nouvelle Question juive (Éditions du Lore), l’antijudaisme (appelé aussi antisémitisme) repart de plus belle mais sur de nouvelles bases, à la fois arabo-musulmane et d’extrême gauche, sous le paravent de l’antisionisme. S’y agrège une frange minoritaire de ”l’extrême droite”, celle qui a suivi Dieudonné, ce dernier ayant obtenu du fait de ses spectacles antisémites une importante notoriété et une sympathie populaire, en dépit de son manque de talent. 

Les manifestations contre l’action militaire israéliennes sont un prétexte. Le but est les Juifs en tant que tels. Pourquoi ne pas se mobiliser, par exemple, contre les persécutions des chrétiens d’Orient ou d’Afrique, du fait du fanatisme musulman ? Ou contre la répression subie par les musulmans ouigours du fait du pouvoir de Pékin ? Si l’on manifestait simplement contre les opérations militaires israéliennes ou même contre le sionisme (c’est-à-dire contre la légitimité même de l’État d’Israël), on ne voit pas pourquoi s’en prendre aux Juifs français qui n’y sont rigoureusement pour rien. Quant, jadis, on manifestait contre la guerre du Vietnam, est-ce qu’on s’en prenait aux citoyens américains présents en France ? Quand on manifeste contre Poutine et pour le pouvoir ukrainien, est-ce qu’on attaque les restaurants russes et les églises orthodoxes ? 

Antijudaïsme islamique structurel

 Le conflit israélo-palestinien actuellement en phase aigüe dans la bande de Gaza contre le mouvement terroriste et djihadiste Hamas n’est qu’un prétexte. Il ne s’agit pas, contrairement à ce prétend le gouvernement, d’une ”importation” en France de ce conflit. Comme je l’ai souvent écrit et démontré, l’immigration arabo-musulmane massive et incontrôlée donne lieu à un retour généralisé de l’antijudaïsme, fondamentalement ancré dans ces populations. Tout simplement parce que l’islam (il suffit de lire le Qoran) est structurellement antijuif, plus encore qu’antichrétien. Le conflit israélo-palestinien est un accélérateur des futurs pogroms inévitables à venir, et non point leur cause. Il est idiot, par ailleurs, d’incriminer l’ ”islamisme” alors qu’il s’agit tout simplement de l’islam. On se bouche les yeux et les oreilles, on ignore l’histoire.

Comme je l’écrivais dans un précédent article sur la guerre civile ethnique, à cette haine antijuive se mêle une haine antifrançaise. On observe une assimilation entre Juifs, Français de souche et Occidentaux dans la représentation mentale ultra simpliste de cette population. Alain Finkielkraut explique, à ce propos : « je crois qu’au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous estime systématiquement la haine  dont les Juifs et la France font l’objet dans toujours plus de territoires de la République. Il faut des manifestations comme celles de Barbès et de Sarcelles pour qu’on en mesure, temporairement, la réalité et l’ampleur ». (Le Figaro, 26 juillet 2014)

N’importe quel observateur de terrain voit très bien que l’antijudaïsme est une sorte de vulgate répandue chez une grande partie des populations issues de l’immigration. L’idéologie dominante et ses intellectuels nient ce fait tonitruant, qui bouleverse leurs schémas de pensée. 

Mais le plus extraordinaire est la pusillanimité de nos dirigeants qui, depuis des décennies, sont immigrationnistes, ”antiracistes”, grands organisateurs de l’”intégration”, du ”vivre ensemble”, du ”multiculturalisme” et qui ne tirent aucune conséquence de l’échec complet de leur politique. Il ne leur vient pas une seule seconde à l’idée que les débuts de pogrom auxquelles on a assisté sont la conséquence directe de l’immigration. De même il faut souligner l’irresponsabilité et l’aveuglement d’une partie de l’intelligentsia juive (en particulier celle liée à la gauche) qui n’a cessé de militer, au nom d’une éthique factice, pour cette même immigration débridée et qui déplore ce qui se passe aujourd’hui. Qui sème le vent récolte la tempête.

On se rassure, chez les intellectuels juifs  et ailleurs, en se disant que l’islam ”véritable” n’a rien à voir avec l’islamisme antijuif  (et anti-tout ce qui n’est pas lui). On parle d’islam laïc et tolérant, on se réfère à l’écrivain algérien Boualem Sansal qui dénonce le fanatisme. Malheureusement, cet islam d’intellectuels occidentalisés est minoritaire et déconnecté du mouvement de l’histoire. C’est une utopie. Seuls les faits ont raison et ils pulvérisent, en général, les raisonnements savants.

Fait sociologique incontournable, les théories révisionnistes (ou négationnistes) sont largement partagées, et depuis longtemps, par une majorité des musulmans, y compris évidemment chez ceux résidant en France. Il n’est que de consulter certains sites internet. Là encore, on fait semblant de l’ignorer, on se bouche les yeux. Les propos révisionnistes sont condamnés s’ils émanent d’Européens, surtout classés à l’ ”extrême droite ”, mais sont ignorés dès qu’ils émanent des Arabo-musulmans. Ces derniers bénéficient d’une sorte de privilège d’irresponsabilité. 

En réalité, il ne s’agit pas, comme on l’a dit, de l’extension en France du conflit entre Israéliens et Palestiniens (ce n’a été qu’une amorce) mais de l’hostilité antijuive séculaire de l’islam, parfaitement claire dans le Qoran. Même aux temps du grand rayonnement de l’islam au XIIIe siècle, dont on nous rebat les oreilles en prétendant (faussement) qu’il était humaniste et tolérant, les juifs comme les chrétiens étaient des ”soumis”, juridiquement infériorisés et maltraités. Pourquoi, après les indépendances des pays du Maghreb, les juifs ont-ils été obligés de déménager ? Aujourd’hui, les choses s’aggravent depuis que les populations immigrées musulmanes en France sont travaillées au corps par l’islamisme, qui est la version pure et intégrale de l’islam, l’original, pas la photocopie.

Une République dépassée par les événements

 Une ”République” qui avait fondé une grande partie de sa posture morale sur l’antinazisme et la lutte contre l’antisémitisme, se retrouve prise au piège. Ce n’est pas la peine d’aller faire des salamaleks aux dîners du Crif, des commémorations pour le Vel d’Hiv et la Shoah, de financer sur les chaines TV publiques des films et des séries récurrentes pour dénoncer l’antisémitisme sous l’Occupation, et, en même temps, de tolérer, de minimiser, de ne réprimer qu’avec mollesse le retour des pogroms. Ces derniers, étant le fait des ”protégés”, les intouchables ”jeunes des banlieues (dé)favorisées”, ne sont pas véritablement pris au sérieux. On pense que ça va se calmer, que ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Erreur, ça va s’aggraver.

 En réalité, la ”République” réprime beaucoup moins l’antisémitisme que ce que son jargon appelle l’ ”islamophobie”, le péché suprême. L’amour des Juifs est entré dans l’ordre du symbolisme. C’est-à-dire de l’inopérant. Les Juifs français ne s’y trompent pas : de plus en plus nombreux sont ceux qui émigrent en Israël ou même ceux qui fuient les banlieues, en région parisienne notamment, pour s’installer dans des quartier centraux encore majoritairement peuplés de Français de souche sans hostilité pour eux.   

Pierre-André Taguieff avait tout compris : la judéophobie a globalement déserté l’ ”extrême droite” et les identitaires français pour se recentrer sur la gauche et les jeunes immigrés musulmans qu’elle idolâtre. Pour lui, la gauche, alliée à l’immigration musulmane mais officiellement opposée à l’antijudaïsme est dans une situation impossible, ingérable. Comme par hasard, Taguieff, jadis respecté, est aujourd’hui ostracisé. Il a osé dire la vérité. 

À cause de la Shoah, l’antijudaïsme était tabou. Mais les choses ont changé. Il faut respecter l’islam ! Il est antijuif ? Bouchons-nous les yeux. Ou plutôt, il faut psalmodier, selon la méthode Coué : ” l’islam est laïc, humaniste et, comme l’immigration, une chance pour la France !” La contradiction idéologique et morale fondamentale de l’État français est qu’il prétend à la fois se réclamer de la légitimité anti-nazie de la Résistance,  de l’indignation contre la Shoah, qu’il ne cesse de flatter la communauté juive, tout en protégeant par ailleurs les immigrée arabo-musulmans. En sachant très bien, sans jamais l’avouer, que la judéophobie est largement répandue chez ces derniers, quelles que soient les dénégations rusées d’intellectuels islamiques. Cette position est intenable à terme.   

Les massacres de juifs à Toulouse et à Bruxelles par deux immigrés musulmans arabes ont fait, finalement peu de vagues. Sans parler de l’assassinat après tortures de Illian Halimi. Pas d’indignation collective, pas de grandes manifs, pas non plus de condamnations ou d’indignations fortes de la part des autorités musulmanes. Pourtant, les faits sont énormes. Imaginons que les tueurs eussent été des Français de souche, chrétiens, adhérents du FN. Rappelons-nous des manifestations monstres pour la profanation de Carpentras et l’attentat de la rue Copernic. Les temps ont bien changé. Les crimes atroces des tueurs précités ont fait moins de vagues que quelques déclarations jugées antisémites de Jean-Marie Le Pen. 

Où sont les condamnations indignées par les autorités musulmanes des débuts de pogrom auxquels on a assisté en région parisienne ? On n’a assisté qu’à quelques petites phrases du bout des lèvres et à un silence prudent. De son côté, la fraction Terra Nova du parti socialiste veille au grain : l’électorat arabo-musulman est sacralisé. L’islamophobie est, en réalité, devenu un péché beaucoup grave que la judéophobie. Il est faux de dire  que la ”République” est impartiale. Elle est partiale et peureuse. Elle cède à la loi du plus fort.     

J’ai une pensée attendrie pour ces juifs ou chrétiens, ou laïcs de gauche qui croient à un ”islam modéré ” et à une cohabitation multiculturelle. Pauvres naïfs…  Christianisme athée, communisme libéral, nazisme humaniste, islam laïc, multiculturalisme paisible, hétérogénéité homogène : tous ces oxymores se ressemblent. L’idée d’une gestion paisible de l’immigration arabo-musulmane en France est illusoire. C’est un délire d’intellectuels et de politiciens déconnectés de la réalité. Une partie de l’intelligentsia juive, ainsi d’ailleurs que toute la hiérarchie catholique, a fantasmé sur cette utopie. L’absence de bon sens des intellectuels est, surtout en France, un facteur de déni de la réalité. Même quand cette dernière les rattrape, ils ne voient toujours rien. 

  Les résidus  de l’antijudaïsme de droite

 L ‘antijudaïsme de l’ ’”extrême droite” et des milieux identitaires sont résiduels. Il en reste cependant des représentants, portés à la fois sur une nostalgie de l’hitlérisme, sur une fascination pour l’islam et sur une perception maladive du Juif comme un être à la fois diabolique, supérieur et omnipotent. Les liens avec l’antisémitisme islamique sont faciles à établir. L’antisme chrétien, jadis très vivace, a complètement disparu, asséché, , même dans les milieux traditionnalistes.  

Dans l’imaginaire et la complexion mentale assez simpliste, binaire et manichéenne d’une frange minoritaire de l’intelligentsia d’ ”extrême droite”, la fascination pour l’antijudaïsme nazi joue un rôle central. N’y avait-il pas une division SS musulmane bosniaque ? Hitler n’aimait-il pas l’islam ? Mein Kampfet les Protocoles des Sages de Sion ne sont-ils pas appréciés dans le monde arabo-musulman ? Ces fantasmes provoquent une distorsion idéologique : peu importent, finalement, l’identité ethnique de la France, la colonisation de peuplement, si les envahisseurs sont antijuifs.    L’antisémitisme devient l’axe obsessionnel, même au prix de l’islamisation et de l’immigration incontrôlée. Le Juif, de manière passionnelle et irrationnelle, est imposé comme ennemi principal, unique. Et, par dérive, on en vient à militer pour l’islamisme.  On perd la raison.

Une frange de ”l’extrême droite”, minoritaire et qui n’a rien à voir sociologiquement avec le FN actuel, suit un tropisme intéressant pour les psychiatres et les politologues. Au départ anti-immigrationnistes mais aussi fondamentalement antijuifs, ils se sont aperçus que les immigrés musulmans étaient aussi antijuifs. Donc, ils ont retourné leurs vestes et sont devenus islamophiles et pro-immigration arabo-musulmane. Cas typique de cette position collaborationniste : Alain Soral, par ailleurs issu de l’extrême gauche, et dont l’audience touche à la fois les Beurs et une partie minoritaire de ”l’extrême droite”. Bien entendu, il développe la thèse de l’ ”américano-sionisme” qui, par sa grossièreté, plait beaucoup aux analystes américains, ravis d’avoir des ennemis idiots. Eux qui pactisent par ailleurs avec les monarchies sunnites. En dessous de Soral, il y a son ami Dieudonné (stupidement médiatisé par des indignés nuls en communication), qui a fait de l’antisémitisme bas de gamme son fonds de commerce. Au dessus de Soral, on trouve de petits cénacles intellectuels jargonneux financés avec un lance-pierres par l’ambassade d’Iran. La fascination pour les régimes totalitaires est indécrottable.

Dieudonné ou Alain Soral entrent dans une logique de collaboration intéressée avec un islam et une immigration arabo-musulmane qu’ils estiment victorieuse à terme. Leur antijudaïsme n’est motivé que par l’esprit de soumission : plaire à l’envahisseur, lâcheté de futurs dhimmis (soumis). Cette mentalité collaborationniste,  dont la lâcheté est le ressort principal, qui n’a rien d’idéologique, se retrouve aussi à gauche.  

Extrême gauche et antisémitisme

C’est le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) qui est à l’origine des manifestations anti-israéliennes qui ont dégénéré en antisémitisme. Il est amusant de constater que ces gauchistes trotskistes étaient jadis pilotés par des dirigeants intellectuels juifs. Cette période est bien terminée. Ce qui prouve l’aveuglement de ces derniers. Entre l’antisionisme et l’antisémitisme, l’interface est mince, poreuse. C’est un problème psychanalytique. Dans l’imaginaire de l’extrême-gauche, le Juif reste le symbole de l’exploiteur. Cela rejoint les opinions islamistes selon lesquelles le Juif dirige les médias et l’économie mondiale. Que cela ne corresponde à aucune réalité économique observée n’a que peu d’importance pour des idéologies qui se moquent des faits et relèvent de la pensée magique.

Les organisateurs des manifestations pro-palestiniennes, à la fois partis et syndicats de gauche et d’extrême gauche, qui ont dégénéré en exactions antijuives, ne se sont pas illustrés par la vigueur de leurs protestations et condamnations. Une grande partie de la gauche et de l’extrême gauche bobo, sous couvert d’antisionisme et d’opposition à Israël, redevient antijuive,.renouant avec la tradition de la gauche antisémite des XIXe et début du XXe siècle, avec une hypocrisie en béton armé. 

Depuis très longtemps, l’extrême gauche a fait de la ”cause palestinienne” un de ses chevaux de bataille. En 1968, il y avait déjà des drapeaux palestiniens dans les cortèges et l’on soutenait autant El Fatah que le terroriste Che Guevara. Mais à l’époque le passage entre antisionisme et antijudaïsme n’était pas concrétisé.  Cependant, n’oublions pas le lien assez fort dans l’imaginaire de gauche entre anticapitalisme et antisémitisme. L’antisionisme et l’antijudaisme entretiennent les mêmes relations poreuses que le socialisme et le communisme.   

L’avenir est sombre, mais ouvert.

Au moment même où l’antijudaisme  français traditionnel était en train de dépérir, le relai a été pris par l’antijudaïsme arabo-musulman relayé par l’antisionisme d’extrême gauche. Si j’étais juif, je m’inquiéterais. Dans le passé récent (1939-1945) le personnel ”républicain” a tourné casaque, s’est vendu au plus fort (collaboration) : la gauche et l’extrême gauche, socialistes et communistes, ont été l’armature du régime de Vichy et des partis collaborationnistes. La même situation risque de se reproduire demain sous d’autres formes et avec d’autres prétextes. Surtout avec l’augmentation constante dans l’administration de recrues venant d’une certaine population…

Beaucoup d’intellectuels juifs  ont joué avec le feu, notamment autour de la Licra, en favorisant l’immigration arabo-musulmane et la société multiraciale. Ils se prennent aujourd’hui le boomerang en pleine figure. Ils se sont, bêtement, trompés d’ennemis. Ils croyaient que le danger venait  de l ’”extrême droite”. Eh bien non, il vient de leurs protégés… 

Bien entendu, l’antisémitisme (comme l’antisionisme) sont des ovnis pour les classes populaires et moyennes de souche, y compris et surtout celles qui votent pour le FN. Les juifs français ne sont pas ceux qui perturbent leur tranquillité. Au contraire, ils sont bien contents d’être soignés par un bon médecin juif. Ce qui perturbe leur tranquillité, leur sécurité, ce qui leur pourrit la vie ne provient évidemment pas des juifs.  Ils savent très bien de quelle population proviennent leurs problèmes.

Actuellement, la communauté juive internationale considère la France comme un pays dangereux. De même, les chrétiens d’Orient qui fuient le fanatisme islamique ne se sentent plus en sécurité dans un pays qui se laisse coloniser par leurs propres persécuteurs. Il y a actuellement un peu plus de 600.000 juifs en France. Il se peut que dans dix ans une bonne moitié auront fui. Ça va réjouir les antisémites. Provisoirement. La stupidité des antijuifs d’ ”extrême droite” ou bien gauchiste est qu’ils s’imaginent que les nouvelles populations islamisées vont les épargner. Qu’ils le veuillent ou non, ils seront considérés comme ennemis, eux aussi.

Bien entendu, sous tous les prétextes, et pas seulement à cause des  affaires palestiniennes ou israéliennes, les scènes d’émeutes et de criminalité endémique vont se multiplier. Venant toujours de la même population. D’autant plus que la riposte policière et que la réponse judiciaire (voir les lois Taubira) sont neutralisées. Oui, bien sûr, demain, très bientôt, nous allons assister à des pogroms antijuifs non maîtrisables. Nous allons aussi subir des attentats, qui vont viser en priorité les Juifs, mais pas seulement eux, surtout avec le retour en Europe des ”djihadistes” militairement formés par leurs séjours en Syrie et en Irak. L’État ”républicain” sera débordé, surtout avec un personnel politique de gauche ou de droite, que l’on pourrait dire émasculé. Les choses ne peuvent que s’aggraver, nous sommes en train d’entrer dans une spirale incontrôlable. Il y a deux hypothèses : la ”mort tiède” ou l’explosion salvatrice qui provoquerait une réaction, un réveil. L’histoire décidera, c’est-à-dire votre propre volonté. Rien n’est écrit.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Pivoine 07/08/2014 16:07


En trois ans, si grollandouille reste au pouvoir, et il s'accrochera, comme le morpion qu'il est, il peut s'en passer, des choses. La situation s'aggrave à la vitesse grand V, et de + en + de
Français se rendent compte de la guerre civle qui s'annonce, avec leur complicité... A toujours porter  les mêmes au pouvoir depuis + de 40 ans, sachant qu'ils ne valent pas la corde pour
les pendre, ils seront tout aussi responsables ! 2017 est la dernière ligne droite. Si Marine Le Pen ne remporte pas la présidentielle, on pourra faire le compte à rebours