En 1956, André Malraux se demandait qui oserait affronter le problème de l’islam…

Publié le 28 Janvier 2015

Pourquoi ces marcheurs républicains sont-ils descendus dans la rue ? Ils étaient là "contre le terrorisme" ! Pas contre l'islamisation de leur pays.

Par Floris de Bonneville 

Je ne ne suis pas Charlie même si je pleure l’exécution brutale de mes confrères journalistes et des autres victimes de ces bras armés par le Coran sanguinaire brandi par les fanatiques de l’Etat Islamique.

Je ne serai jamais Charlie car cet hebdo reste pour moi un torchon qui méritait son faible tirage mais sûrement pas sept millions d’exemplaires. Je me rassure en affirmant que ce fabuleux tirage fera long feu malgré la publicité indécente faite autour d’un carnage. Mais la France n’est pas et ne sera jamais Charlie sauf pour une minorité de bobos ou de gens qui, par crainte du voisin, n’osent pas ne pas afficher le logo, assez stupide si l’on y réfléchit bien, de « Je suis Charlie ». Alors, pourquoi tous ces Français sont-ils descendus dans la rue ?

Parce que, le matin du 8 janvier, ces marcheurs se sont réveillés d’une longue torpeur dans laquelle nos chers médias les avaient plongés. Ils ont eu peur de la réalité survenue au cœur de Paris, et ont répondu massivement à l’appel de l’Elysée. Appel relayé via un matraquage médiatique sans précédent les invitant à s’outrager de ces attentats. La cellule de communication de l’Elysée avait su réagir magnifiquement pour récupérer les avantages d’un tel massacre qui, s’il avait concerné l’exécution à la Kalachnikov de la rédaction de Boulevard Voltaire, de Présent ou de Minute, n’aurait réagi que par un communiqué lambda.

Cette réalité, c’est l’effet frontières ouvertes à tous ; cette réalité, ce sont les jeunes de nos banlieues qui ont massivement applaudi leurs frères en religion Coulibany et Kouachi ; cette réalité, c’est le Coran dont on a appris qu’il était en rupture de stock « depuis les évènements » ; cette réalité, c’est ce mot que ne veulent pas prononcer nos dirigeants, celui d’islamisme car forcément, dans « islamisme » il y a l’islam. Un islam qui, en 40 ans, s’est taillé une place impériale dans notre pays. Avec plus de 2.200 mosquées, des voiles en veux-tu en voilà, du hallal partout, etc.

Pourquoi ces marcheurs républicains sont-ils descendus dans la rue ? Ils étaient là « contre le terrorisme » ! Pas contre l’islamisation de leur pays. Oh, je ne généralise pas puisqu’il est évident que le radicalisme ne concerne que 10 % des musulmans installés en Europe. Mais 10 % rien qu’en France cela donne 600.000 radicaux… Et même en enlevant les enfants de ce nombre, on arrive à quelques centaines de milliers de bras qui, du jour au lendemain, peuvent se retourner contre nous.

Quel plaisir Abd-Er-Rahman, le vaincu de Poitiers, a-t-il dû retirer en regardant de son paradis, cette grande « marche républicaine » suivre sagement un Président hier au ban de la nation et, ce jour-là, paradant fièrement entouré de 50 leaders mondiaux, et devenu grand chef de la lutte anti-terroriste qu’il ne veut surtout pas identifier.

Et pourtant, s’il avait lu Malraux, qui, en 1956, écrivait :

Le monde occidental ne semble guère se préparer à affronter le problème de l’islam… [les immigrés] préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution.

C’est d’un bien mauvais présage…

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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