En attendant un nouveau Bonaparte ou un autre de Gaulle…Par Dimitri Casali

Publié le 26 Novembre 2013

À l’occasion du lancement de sa nouvelle formule, Boulevard Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, c’est Dimitri Casali qui se prête au jeu… Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

Bd Voltaire

À mon sens, nous sommes à la veille de 1788, sachant que la France se trouve aujourd’hui au croisement de trois crises fondamentales.

La première, comme à la veille de la Révolution, est économique, la plus terrible depuis 1929. Crise qui déstabilise toutes les classes sociales par le biais d’une pression fiscale devenue insoutenable et d’un chômage de masse, non point conjoncturel mais devenu structurel ; soit deux phénomènes touchant de plein fouet les plus modestes de nos compatriotes, mais qui n’épargnent désormais plus l’ensemble de la classe moyenne.

La deuxième est d’ordre civilisationnel et culturel. Crise de l’Éducation nationale, censée, depuis ses pères fondateurs, assurer la transmission du savoir et de nos valeurs républicaines. Résultat, il y a rupture de la cohésion nationale. L’académicienne Jacqueline de Romilly, que j’ai eu le privilège de connaître, aimait à dire : « Je sens monter la vague de l’ignorance… » Une autre femme dont je me sens éminemment proche, l’écrivain Malika Sorel, dont l’itinéraire est certes différent, quoiqu’elle partage le même amour de l’Histoire de France que Jacqueline de Romilly, dit sensiblement la même chose.

La troisième est d’ordre moral. Crise de l’individualisme, fille de l’époque des Lumières, mais que l’actuel consumérisme forcené a encore exacerbé. Règne du chacun pour soi. Aujourd’hui, si l’équivalent français d’un John Fitzgerald Kennedy nous affirmait : « Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays », je vous laisse imaginer le tollé…

Alors oui, nous sommes peut-être à l’aube d’un 1788. Ne reste plus qu’à espérer l’arrivée d’un nouveau Bonaparte ou d’un autre de Gaulle. Ou de quelqu’un d’autre encore, qui pourrait incarner aujourd’hui ce que fut le RPR des années 70…

(On sait que derrière ce RPR, il y avait un Jacque Chirac radical-socialiste qui aprés avoir trahi les gaullistes historique, a trahi les français. ndlr Gérard Brazon)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

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LA GAULOISE 26/11/2013 14:05


personnellement je prefererait voir venir un Charles Martel.