En direct depuis le palais de justice de Paris. Exemple de richesse pour la France!

Publié le 12 Mai 2012

France-Soir.fr.

17h20: Le tribunal rend son jugement

Dianné est reconnu coupable: 6 mois dont 3 avec sursis avec mise à l'épreuve de deux ans, sans mandat de dépôt. Il doit se présenter devant le juge d'application des peines et prouver qu'il suit bien sa formation.

Karkadan et Mohamed sont reconnus coupables des faits reprochés et condamnés à 4 mois d'emprisonnement avec mandat de dépôt. Ils dormiront dès ce soir en prison.

Akim est reconnu coupable et condamné à 6 mois d'emprisonnement, sans mandat de dépôt. Il sera convoqué chez le juge d'application des peines. 350 euros sont alloués aux deux policiers et 1 euro au foyer.

Berulava est lui aussi reconnu coupable: 4 mois d'emprisonnement avec mandat de dépôt, à partir d'aujourd'hui.

17h10: Les prévenus sont de retour dans le box

16h30: L'audience est suspendue

16h20: Le parquet met en avant le casier judiciaire du prévenu (26 mentions) et requiert une peine ferme de 8 mois d'emprisonnement sans mandat de dépôt.

 

16h10: Reprenons. Akim se fait refuser l'accès au foyer « La mie de pain » dans le 13e à Paris. Il se dispute avec la personne du foyer puis jette des pierres sur le bâtiment. La vitre « blindée » de la porte du foyer est brisée brisée... Lorque les policiers arrivent sur place, ils trouvent Akim une pierre à la main. Ils l'interpellent et lui demandent de se mettre face au mur, contre celui-ci. Il s'éxécute puis fait volte-face. Akim insulte les policiers, et devient violent. Embarqué, il met des coups de pieds au conducteur du véhicule. Plaqué au sol, les policiers lui bloquent les jambes. Akim aura 1 jour d'ITT. Pour lui, les policiers l'ont violentés. Deux d'entre eux se sont portés partie civile. Leur avocat demande 460€ de réparation. Le directeur du foyer se porte également partie civile en demandant un euro symbolique.

16h05: l'avocate arrive sans sa robe.

16h00: retour sur l'affaire d'Akim : Mais où est l'avocate ?

Tout commence lorsqu' Akim a tenté de se faire héberger dans un foyer du 13e. On lui refuse l'accès. Il se dispute avec la personne du foyer puis jette des pierres sur le batiment. Bilan : une vitre blindée brisée... Mais l'avocate est encore sortie... On part la chercher... le président s'impatiente.

15h30: Rue Saint-Antoine, Le 7 mai, Monsieur D rentre de la fête de la Bastille. Deux individus le dépassent et lui demandent une cigarette. Il répond par la négative avant de recevoir un coup de poing. La victime déclare avoir été rouée de coup avant de voir des policiers. Ils interpellent les deux prévenus. Karkadan aurait donné le premier coup de poing. Les deux jeunes migrants reconnaissent les faits et l'état d'ébriété avancé. Monsieur Karkadan:«  je ne sais pas pourquoi j'a fait ça et je demande pardon à cette personne ». Mohamed baisse la tête et regarde au sol: « je sais pas pourquoi j'ai fait ça, c'était mon anniversaire. J'étais dans la fête, j'étais bourré... » Le procureur requiert 4 mois de prison ferme.

 

15h00: « Karkadan » est un jeune Lybien de 18 ans, en France depuis un an et en situation irregulière. Il s'exprime par l'intermédiaire d'un interprète. Mohamed, lui est tunisien, et guère plus vieux. Lui aussi est arrivé il y a un an. En français, il déclare ne pas travailler et être domicilié dans un foyer à Massy-Palaiseau ou il s'occupe de son père, malade. Karkadan est domicilié dans un autre foyer de Massy. Il aurait pris contact avec une association afin d'apprendre le français dans le but de s'établir en France. Alors en état d'ivresse, ils auraient commis des violences sur Monsieur D.: 10 jours d'ITT pour la victime.


14H30  Akim est né en 1973, il est domicilié chez sa soeur. Il dort dans différents foyers « en fonction du 115 ». Il n a pas de revenu, hormis l'aide de sa sœur et des foyers. Son casier judiciaire compte 26 mentions depuis 1989, que le président égrène, laconique: « vol avec effraction, avec violence, outrage, usage et transport de stupéfiants, rébellion, violence... puis en décembre 1999, 12 ans de réclusion criminelle pour viol »« Êtes-vous toujours dépendant d'une drogue » ? « Oui, Subutex », répond le prévenu.« Avez-vous déjà travaillé et avez-vous une formation ? » lui demande le président. « J'ai travaillé en menuiserie, bâtiment, espace vertJ'ai trois CAP dans ces domaines ».« Pourquoi ne trouvez-vous pas de travail ? » « Parce que je n'ai pas de logement. »

Tout commence lorsqu' Akim a tenté de se faire héberger dans un foyer du 13e. On lui refuse l'accès. Il se dispute avec la personne du foyer puis jette des pierres sur le batiment. Bilan : une vitre blindée brisée (?), un préjudice estimé par le gérant du foyer à 500€. Faute d'estimation plus précise, le président fait suspendre l'audience de ce dossier et demande à l'avocat de permanence des victimes, d'appeler le foyer.... A suivre

 

14h15  M. Beroulava est Géorgien. Il ne parle pas français et s'exprime via un interprète russe. Marié, sa femme et ses deux enfants sont restés en Géorgie. Il dort dans des hôtels, grâce à de l'argent que lui envoie sa famille. Il aurait demandé l'asile politique en France mais on en trouve pas de trace de cette demande. Ancien consommateur d'héroïne, il use actuellement d'un produit de substitution, le Subutex. Arrivé en France depuis un mois et demi « pour se soigner », c'est la première fois que M. Berulava a affaire à la justice du pays.

 

Le 6 mai vers 18h30, les policiers le contrôlent dans une voiture, une seringue à la main. On trouve deux GPS dans ses poches de pantalon, un troisième dans le coffre de la voiture . Sur le siège arrière, c'est un écran plat et un lecteur de DVD que découvrent les policiers. Selon ses dires, les deux GPS ont été achetés à « des arabes » de Barbes, dans la rue. Il avoue avoir volé le lecteur dvd et la télévison le 5 mai, vers 15 heures, dans une ville de banlieue qu'il n'arrive pas à situer, dans le but de revendre le tout. Les enquêteurs ont seulement retrouvé la propriétaire d'un des GPS, disparu lors d'un cambriolage dans le Val d'Oise. M. Beroulava ne reconnaît pas l'avoir volé. Lorsque les policiers lui ont demandé s'il avait déjà volé avant, il répond : «  Non et de toute façon vous ne pouvez pas savoir tout ce que j'ai fait avant ». On lui reproche le recel des GPS, de l'écran et du lecteur dvd. Le procureur demande à ce que le prévenu soit déclaré coupable des faits de vol aggravé et de recel de vol avec 6 mois d'emprisonnement avec mandat de dépôt.

 

13h30 Nous sommes à la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Ici sont jugées les comparutions immédiates. Dans le box, 4 prévenus et 5 gendarmes. La salle se remplit partiellement, au compte-goutte. L'audience débute par une affaire de tentative de cambriolage.

 

 

Par Marc-Antoine Bindler

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Yves IMBERT 12/05/2012 18:31


C'est tous les jours comme ça et ce sont les mêmles qui de façon réitérée réclame un titre de séjour , un logement, des allocations , brefs de vraies chances pour la France comme le disait ROCARD
le socialo