En route pour le délit de blasphème avec la complicité du Dalaï Lama

Publié le 8 Septembre 2011

Le Dalai Lama contre la censure des Chinois mais pour la censure du blasphème

Liberté d'expression à géométrie variable... Les doctrines politiques peuvent être critiquées, mais pas les doctrines religieuses, qui sont assimilées à des personnes ayant des droits humains !

La 2e Conférence mondiale sur les religions du monde après le 11 Septembre ne semble pas avoir soulevé un grand intérêt. Dans uncommuniqué de presse du mois dernier, le Palais des congrès de Montréal, qui a accueilli l'évènement, annonçait 5000 participants. Selon l'AFP, il y en a eu 400 ! Leur page Facebook très Kumbaya compte à peine 175 fans.

Voici les résolutions qui ont été adoptées : 

  1. Qu'un cours sur les religions du monde soit offert dans tous les endroits où existe un enseignement confessionnel d'une religion, qu'il s'agisse, par exemple, d'un séminaire, d'une yeshiva, d'une madrassa, d'un matha hindou ou d'un monastère bouddhiste, à condition que ce cours ait été approuvé par la plus haute instance de cette religion.
  2. Que la violation de la sainteté des écritures d'une religion, quel qu'elle soit, est comparable à la violation de la sainteté des écritures de toutes les religions.
  3. Que les religions du monde doivent se rassembler pour rédiger une Déclaration universelle des droits de la personne émise par les religions du monde, qui comprendrait leur vision de l'épanouissement humain, et qui s'ajouterait à la Déclaration des Nations Unies.

Le texte de la Déclaration universelle dont il est question dans la 3e résolution a été publié en 1998 et modifié au cours des années après plusieurs consultations. Cette Déclaration comprend une disposition (article 12) imposant aux adeptes des différentes religions le devoir de s'assurer qu'aucune religion n'est dénigrée dans les médias et les maisons d'enseignement. Écouter (l'inepte) Patrice Brodeurprofesseur à l'Université de Montréal, parler de la critique des religions comme menace à la paix.  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

Commenter cet article