Encore un bobo de gauche convaincu qu'il faut sortir de l'euro.

Publié le 25 Avril 2014

Vaut mieux tard que jamais. Mais quand ce sont des défenseurs de l'Europe fédérale, de l'euro et de l'anti France qui le disent, cela vaut son pesant... d'euros ! En attendant, Marine Le Pen confime chaque jour que son analyse est la meilleure. Si l'on veut sauver la France, il faut sortir en urgence de cette Europe mortifères de Bruxelles.

Sortie de l’euro : Bernard Maris vire sa cuti (1)

Je vire ma cuti
Par Bernard Maris

J’ai voté oui à Maastricht, oui au traité Constitutionnel. Aujourd’hui je pense qu’il faut quitter la zone euro. Il n’est jamais trop tard (même s’il est bien tard) pour reconnaître qu’on s’est trompé. J’ai cru, pauvre nigaud, qu’une monnaie unique nous mettrait la voie d’une Europe fédérale.

(Pourquoi une Europe fédérale et non la « France éternelle », d’ailleurs ? Parce qu’une Europe unie me semblait plus civilisée que le reste du monde et mieux à même de contrer ces crétins d’Amerloques, ces brutes de Russes, cette affreuse dictature chinoise et le reste du monde. Bien.) Donc monnaie unique, pouvoir régalien de battre monnaie supranational, tout ça conduisait à un État fédéral. Idiot.

Les Etats conservaient l’autonomie fiscale, il n’y avait pas de budget fédéral. Dès lors aulien de s’unir, à cause de la monnaie unique, les Etats allaient se lancer dans une concurrence fiscale et budgétaire : ils allaient organiser leur budget à leur manière, sous le parapluie de l’euro. Les Grecs par exemple empruntaient en Euro, mais remboursaient en « économie grecque », c’est-à-dire en féta et fromage de chèvre. Les Allemands empruntaient en euros, et remboursaient en Porsche et Mercédès, les Français en sacs Vuitton, etc etc.

De sorte que les emprunts en monnaie unique, n’empêchaient pas la séparabilité des dettes : une dette grecque vaut du fromage, une dette allemande des machines outils et de la technique de pointe. Chacun son truc.

Plus l’euro était fort, plus les Allemands étaient contents, car ils vendent des machines dont personne ne peut se passer : ils les vendaient donc de plus en plus cher, investissaient dans des machines de plus en plus performantes et un service après vente impec, tandis que les grecs ne parvenaient plus à vendre leur fromage ; à tel point que l’industrie agroalimentaire allemande finit par récupérer la fabrication de fromage grec (authentique).

Quel intérêt ont les Grecs à rester dans la zone euro ? Aucun. Ils finiront d’ailleurs par être foutus dehors par « les marchés » (les prêteurs en euros qui, comme tous les prêteurs, préfèrent prêter aux riches qu’aux pauvres).

Les français ont également payé affreusement la politique de l’euro fort. Pourquoi une politique de l’euro fort ? Parce que l’industrie allemande est heureuse avec un euro fort, et parce que les rentiers du monde entier sont heureux avec un euro fort. Quand tu prêtes, tu souhaites que ton capital garde de la valeur. Plus l’euro monte, plus ton capital prend de la valeur, plus tu es content. Une monnaie forte est faite pour les prêteurs (les rentiers), une monnaie faible pour les emprunteurs (les ménages, les entreprises si elle sont situées en bas de l’échelle de production, si leurs produits sont en concurrence).

L’euro fort a détruit l’industrie française. D’autres facteurs ont aidé : la nullité des patrons français, l’insuffisance de la recherche, le transfert massif des « intelligences » (sic) vers la finance au détriment de l’industrie. Soit on reste dans l’euro, et on accepte qu’il n’y ait plus aucune industrie en France, qu’il ne reste que du tourisme et un peu d’industrie informatique liée aux média, mais ni avions, ni industrie pharmaceutique, ni biotechnologies, ni voitures évidemment, ni rien, soit ont sort de l’euro et on sauve ce qui peut être sauvé.

Pourquoi faudrait-il sauver l’industrie, ducon ? Parce que la recherche appliquée peut booster la recherche fondamentale : il y a une synergie entre les deux. Si l’on veut une recherche de qualité, il faut un minimum d’industrie (cela dit, on peut se foutre complètement de la recherche et dire « vive les Amish », ce que je comprends). Si l’on veut une « transition énergétique », il faut un minimum d’industrie. Mais si on sort de l’euro, tout se casse la gueule, non ? Et non…

Bernard Maris

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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lombard 26/04/2014 16:28


bonjour


votre analyse me plait. mais je reste persuadé que dans cette europe des 12 au maximum chaque nation puisse garder son autonomie et surtout son identité !! la mondialisation au depend des peuple
par le brassage imposé des migrants profiteurs protegé par la bienpensance des dirigeants européens despotes et non elus a eu raison de nos avenirs glorieux et prospers!sous couvert d'une paix
européenne fictive, nous aurons la libanisation de chaque pays et la guerre sera sociale et civile.... preparez vous etranger car vous aurez bientot mangé votre pain blanc.....

LA GAULOISE 26/04/2014 14:07


SORTONS DE L EURO IL Y A URGENCE .

Vieux harki 26/04/2014 00:04


Avec des arguments comme "ces brutes de Russes..." On voit que vous avez une culture trés riche et une connaissance du peuple Russe sans doute plus cultivé que la moyenne française. 


Vous dénigrez tout ce qui n'est pas proche de vous, mais vous oubliez de vous regarder ou de regarder nos dirigeants.