Entretien avec Joachim Véliocas de l'Observatoire de l'islamisation.

Publié le 12 Janvier 2011

Entretien avec Joachim Véliocas Directeur de l’Observatoire de l’islamisation
www.islamisation.fr
 

1) Le discours politique français parle généralement d’un islam globalement modéré, favorable à la liberté religieuse et capable de s’intégrer dans nos sociétés occidentales, mais corrompu par quelques radicaux. Vous contestez cette distinction. Pourquoi?

             Je conteste cette distinction par deux arguments, un théorique et l'autre factuel. D'une part, l'islam par son droit positif connu sous le nom de charia, figé par les quatre écoles juridiques sunnites (raison et effort d'interprétation n'interviennent qu'en cas d'aporie de cette ressource traditionnelle) entrave sérieusement la liberté religieuse non-musulmane (peine de mort pour les apostats, interdiction de l'apostolat et interdiction de construire de nouvelles églises) et établissant un code pénal, fiscal, commercial parallèle, il ne peut s'intégrer dans d'autres systèmes juridiques sans rogner sur son contenu.

           Mon autre argument est factuel, le nouveau président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohamed Moussaoui, présidait jusqu'alors le Rassemblement des Musulmans de France (RMF), une des  plus importante fédérations musulmane dans notre pays, dont tous les membres du bureau sont Marocains. Un membre de ce bureau et vice-président du RMF (donc très proche de Moussaoui), Amine Nedji, par ailleurs le président du Conseil Régional du Culte Musulman de Lorraine et imâm de Toul et Nancy, a listé sur son site Internet (al-wassat.com) "les formes de punitions immuables prescrites par Le Législateur (note: Allah, pas la république française!), tirées du Coran et de la sunna (note: propos de Mahomet rapportés par ses contemporains) qu'il appelle aussi des "châtiments appartenant à Dieu ne pouvant en aucun cas être allégés " le tout au nom de "l'intérêt public"  (sic).

          On trouve dans sa liste de comportements blâmables l'apostasie, le fait de boire de l'alcool ou les relations sexuelles hors mariage...Voilà l'objectif de ceux qui tiennent les rênes du très officiel CFCM : appliquer la Charia et cultiver son patriotisme marocain ou algérien pour la Grande mosquée de Paris. Et qu'on nous serve pas l'argument d'imams des caves peu éduqués : Amine Nedji est directeur du département de psychopharmacologie dans un centre de recherche à Nancy et enseignant à la faculté de pharmacologie ! Il précise bien qu'il est de "nationalité française" sur son site (al-wassat.com) ce qui ne l'empêche pas d'être membre du « Conseil des Oulémas Marocains en Europe ». Le RMF est aussi proche de Said Ramadan Al-Boûti, Cheikh Syrien préconisant le djihad offensif ( ses livres disséqués dans mon ouvrage Ces maires qui courtisent l'islamisme font froid dans le dos) qui vient inaugurer les Grandes mosquées construites par cette fédération musulmane comme à Roissy-en-Brie et à Strasbourg où il forme les imâms.

2) Vous êtes très critique sur la politique d’intégration des islamistes, y compris des plus proches des Frères musulmans, au sein du CFCM. Mais ne vaut-il pas mieux les avoir autour de la table de négociation?


Négocier avec des gens qui sont prêts à dire oui à tout en pensant exactement l'inverse de leurs déclarations d'amour républicaines en vertu de la recommandation de ruser et de dissimuler pour mieux avancer en terrain infidèle, prescription de Mahomet ("la guerre c'est la ruse"), ça ne sert qu'à reculer l'échéance d'une confrontation inévitable au mieux juridique, au pire physique.

3) Votre livre traite plus spécifiquement des rapports des élus locaux avec l’islam, et notamment du financement des mosquées. Comment ce financement est-il légalement envisageable malgré la loi de 1905?

Le financement direct des espaces de prière est rare, ce qui est beaucoup plus courant c'est la cession de terrains municipaux à des prix dérisoires. Quand il y a financement, soit le projet est intégralement porté par une association culturelle loi 1901, soit le projet est scindé en deux avec le financement des espaces dits culturels (salles de classe, bibliothèque...) par les mairies, et le financement de l'espace de prière par les musulmans.

C'est le ministre de l'Intérieur socialiste Philippe Marchand qui, dans un rapport parlementaire du 10 mai 1991, avait recommandé d'utiliser la loi de 1901 pour faciliter les financements. Lister tous les cas serait long, ce sont des méthodes généralisées. Sans ces subterfuges, aucune grande mosquée ne serait encore sortie de terre alors que déjà 2500 mosquées dont 60 avec minarets déchirent déjà le ciel français.

4) Certains élus parlent d’aménager la loi de 1905 pour permettre le financement public des mosquées. Ne serait-ce pas une solution pour éviter les financements occultes?

Il n'y a pas de financement occulte pour l'état Français car la Fondation des œuvres pour l'islam de France collectant les fonds et garantissant les emprunts, créée par Villepin en 2005, est le réceptacle des financements étrangers. Bien que dépendant de la Caisse des dépôts, le secret est gardé sur l'origine des fonds. Permettre un "toilettage" c'est un vœux exprimé par Nicolas Sarkozy, il l'a déjà réalisé en partie avec une discrète ordonnance d'avril 2006 (article L.1311-2 du CGCT) qui permet la mise à disposition de terrains municipaux via un bail emphytéotique.

Par contre il serait bon d'utiliser l'article 35 de la loi de 1905 qui interdit "dans les lieux où s'exerce le culte" les  "provocation directe à résister à l'exécution des lois ou aux actes légaux de l'autorité publique". Les traités de droit islamiques interdisent expressément d'obéir aux lois des infidèles !

5) L’un des problèmes de la construction des mosquées, c’est que l’on ne sait jamais s’il s’agit d’un simple lieu de culte ou d’un centre politique, quand ce n’est pas un centre de recrutement d’activistes. Cette confusion est-elle inéluctable ou y aurait-il moyen de l’éviter?

Cette confusion est inéluctable, regardez toutes les constructions de mosquées, les salles de classes pour enseigner la charia et l'arabe aux enfants sont systématiquement incluses. Une mosquée est une permanence politique de l'islam, et bien au delà car elles vont jusqu'à créer des associations sportives pour que les jeunes ne sortent jamais de l'univers islamique jusque dans les vestiaires de football. Maintenant, on ne peut pas encore parler d'activisme aujourd'hui au sens politique, l'heure des travaux pratiques est encore prématuré et ils se savent étroitement surveillés.

6) En observant la vie politique chez nous et à l’étranger, on est partagé entre deux analyses: d’un côté, quand on écoute les peuples (dans le cadre de la démocratie directe ou des élections de candidats “populistes”), on constate que l’expansion de l’islam conquérant peut être freiné; d’un autre côté, la logique des élections pousse au clientélisme et donc au financement de l’islam sur fonds publics. Comment voyez-vous la lutte contre cet islam conquérant et incompatible avec notre culture dans ce cadre démocratique?

En France résister est très compliqué. Nous ne vivons pas dans une vraie démocratie depuis la fin de la proportionnelle en 1988 qui a fait qu'un quart des votants ne sont pas représentés . Dans une assemblée qui pourrait représenter le peuple plus finement qu'au pourcentage près, c'est scandaleux.  Et quand exceptionnellement le peuple est consulté par référendum, on n'en prend pas compte quand il ne va pas dans le sens de la pensée unique.

Ainsi les associations, notamment de riverains, sont les mieux placées pour freiner les projets en jouant sur des questions techniques comme les places de parkings ou la concordance avec l'architecture préconisée par les bâtiments de France. C'est au niveau local que la pression peut s'exercer, en s'opposant aux maires conciliants avec vigueur. Les élus veulent certes gagner les voix musulmanes, mais pas au prix de la perte de celles des français historiques !

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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muller marie-claire 13/01/2011 18:09



Nous avons suffisemment de preuves pour affirmer que l'islam est un cheval de Troie il investit les lieues et défie notre République ne voyant aucun obstacle pour l'arrêter!!!Les élus sont
responsables ceux de droite comme ceux de gauche mais surtout ceux de gauche et ils devront répondre de leur trahison devant le peuple qui ne tardera plus à réagir!!


"LE PRIX DE LA LIBERTE C EST LA VIGILENCE ETERNELLE "(Thomas Jefferson)