Eric Besson : divorce à la tunisienne

Publié le 1 Janvier 2013

Avec une amie il y a peu, nous nous étonnions de ces mariages de nos ministres avec de belles femmes musulmanes. Même la théorie du complot nous est venu à l'esprit! C'est tout dire de notre parano... C'est grave docteur?

Gérard Brazon

yasmine-besson

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Dominique
Jamet

Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d’une vingtaine de romans et d’essais.

Le pouvoir, dit-on, est aphrodisiaque. Qu’en pense Eric Besson ?

Les médias indiscrets qui nous ont appris il y a deux jours le divorce « à l’amiable » d’Eric Besson sont les mêmes qui, il y a deux ans, nous avaient informés de son mariage. Cette union, qui s’est fanée presque aussi vite que la révolution des jasmins, n’aura même pas tenu les trois ans que Frédéric Beigbeder assigne pour terme à l’amour. Les beaux romans ne font pas toujours les longues histoires. L’explication serait-elle à en chercher dans la seule constatation que lorsque, le 28 septembre 2010, M. Besson, dans le cadre très chic de la mairie du VIIe arrondissement, sous le regard attendri du maire, Rachida Dati, unissait son destin à celui de Yasmine Tordjman, jeune et jolie Tunisienne de vingt-huit ans sa cadette, arrière-petite-fille de la seconde épouse d’Habib Bourguiba et proche de la famille du président Ben Ali, le (relativement) jeune marié détenait dans le gouvernement de François Fillon le portefeuille impressionnant et particulièrement exposé de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement et qu’il est aujourd’hui redevenu un simple particulier, rendu à l’anonymat dont son spectaculaire ralliement à Nicolas Sarkozy l’avait fait sortir en 2007 ?

Quels que soient les dessous d’une péripétie sur laquelle les deux intéressés ont jeté le voile pudique qui est censé protéger la sphère privée, les esprits malveillants ne manqueront pas de faire le lien entre la dégradation du statut social et le changement de statut civil de celui qui n’est plus qu’un ancien ministre. Il est vrai que le mariage fait bon ménage avec le succès et que le déclassement est un briseur de couples. On assure même communément que le pouvoir est aphrodisiaque, ce qui peut d’ailleurs s’entendre de deux manières : la puissance, avec ses attributs visibles et palpables, donne à ceux qui en sont revêtus maintes occasions de tester et d’éprouver leur capacité de séduction, et attire parallèlement ceux qui y sont sensibles comme la lumière les papillons de nuit. Dépouillé de ses oripeaux et de ses fausses grandeurs, réduit à lui-même, Eric Besson n’est plus que ce transfuge qui avait perdu l’estime de ses anciens camarades sans se gagner celle de ses nouveaux compagnons et qui semblait parfois ne plus s’estimer lui-même. On ne serait ni démesurément étonné ni moralement choqué que sa très jeune épouse l’ait laissé choir avec le même calme et la même froideur qu’il avait laissé tomber sa première femme, la géographe Sylvie Brunel.

En fait, le malheur seul est la pierre de touche irréfutable de la réalité, de la durée et de la profondeur d’un sentiment amoureux. Personne n’aurait parié, compte tenu de ce que l’on savait et de ce que l’on croyait savoir de l’un comme de l’autre, sur la longévité de l’alliance inattendue passée au doigt de Carla Bruni par Nicolas Sarkozy au début de 2008. Force est de constater que ce couple semble résister à l’usure du temps et à la perte de l’élection présidentielle. Il serait injurieux de mettre en doute la sincérité de Valérie Trierweiler lorsqu’elle affirme qu’en François Hollande c’est l’homme qu’elle aime et non le président, bien qu’il soit permis de se demander comment elle peut actuellement séparer l’un de l’autre. On en jugera mieux quand M. Hollande sera venu à bout de son mandat (ou quand son mandat sera venu à bout de M. Hollande).

C’est au printemps de 1943, après que Léon Blum, jusque-là interné par Vichy, eut été déporté en Allemagne, que Jeanne, sa maîtresse et compagne de l’ombre, parvint à épouser l’homme politique déchu et menacé dans son existence même pour pouvoir partager sa vie et peut-être sa mort. On ne souhaite à personne, et donc pas à Eric Besson ou à sa prochaine épouse, d’être confrontés à de pareilles épreuves. Elles constituent, au rebours des photos complaisantes qui font la une des magazines, des minutes de vérité.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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DURADUPIF 01/01/2013 15:10


58-28. 58 tombe à l'eau qui il reste. 78-35 à Molenbeck. Ils épousent des femmes qui ont l'âge de leur fille aînée.

L'EN SAIGNANT 01/01/2013 12:04


BOFFFFFFF ..... La jolie marocaine .? Apparemment des seins en oreilles de Cockers ... Il y a mieux, Bien mieux ...  même en France .!