Eric Zemmour : Hollande, un président sans projet pour la nation

Publié le 25 Février 2013

Éric Zemmour : Hollande, le clientélisme et le laxisme c’est maintenant !

Éric Zemmour : Hollande, le clientélisme et le laxisme c'est maintenant !Le Zemmour du vendredi. « Qui paye ses dettes s’enrichit, vous connaissez le fameux proverbe, etFrançois Hollande connaît le proverbe mieux que personne. Lui paye ses dettes électorales. Il a conservé intacts ses réflexes d’élu local socialiste : pas une clientèle qui ne soit remerciée, pas un lobby qui ne soit récompensé, pas un proche qui ne soit aidé. Il n’oublie rien, ne néglige rien, les copains d’abord  : les anciens de la fameuse promotion Voltaire à l’ENA jusqu’à sa chère Ségolène dont les électeurs n’avaient pas voulu. Les électeurs, justement ! Il ne les oublie pas non plus… Ceux de sa bonne ville de Tulle vont récupérer leur tribunal, les fonctionnaires ont été récompensés par la suppression du jour de carence que l’odieux Sarkozy avait osé leur imposer, les profs avaient été servis les premiers : jours de vacances supplémentaires, embauches, primes… Et ils se plaignent encore, les ingrats. Comme ces associations qui trouvent qu’on ne les arrose pas assez. Pourtant, le ministre de la Ville a fait son boulot, un rituel plan banlieues pour distribuer un peu plus d’argent à ces 15 000 associations jamais contrôlées. « Une machine sans compteur », avait dit, effarée, la Cour des comptes il y a quelques années. Il est vrai que les banlieues ont voté massivement pour le candidat socialiste. Hollande paye en cash et en symbolique. Puisque Valls a refusé d’humilier les policiers en les obligeant à délivrer un récépissé à ceux dont ils contrôlent l’identité, c’est Taubira qui s’y colle. Et elle le fait avec la générosité qui la caractérise. Après le « mariage pour tous », l’impunité pour tous. Après la risette au lobby gay trop longtemps discriminé, le câlin à ces jeunes injustement emprisonnés.

Il ne faut pas exagérer et, pourtant, Taubira ouvre tout grand ses bras et les prisons en entonnant le célèbre refrain de la prison, école du crime, mais où les élèves arrivent déjà diplômés. Tant pis si la France est le pays où déjà 82 000 peines de prison ne sont pas effectuées et où 80% des jeunes auteurs de délits ne voient jamais de magistrats ni même de policiers… Tant pis si l’exemple anglais, récent, démontre que la plupart des condamnés profitaient de leur liberté imprévue pour commettre d’autres infractions… Tant pis si les victimes seront partagés entre la fureur et la peur. Les victimes n’ont pas voté Hollande, n’ont pas un lobby branché ou influent. Et puis, les places de prison, ça coûte cher. Il faut bien faire des économies. C’est la seule contrainte d’Hollande, mais elle est de taille. Elle l’oblige à être moins généreux qu’il ne le voudrait. En fait, le Président n’ignore pas que la majorité silencieuse est loin des lobbies qu’il bichonne ou des clientèles qu’il arrose. Il sait que 80% des Français les plus pauvres n’habitent pas dans les banlieues mais loin des grandes villes et tout prêt des usines qui ferment. D’ailleurs, il ne parle jamais de banlieues ni d’immigration mais de diversité. Il sait que l’électorat populaire attend une plus grande fermeté avec les voyous. Alors, il envoie Valls au charbon, pour faire de l’image et du son, menacer les délinquants qu’il ne mettra pas en prison. Bref, il fait son job de Président, comme disait son prédécesseur : équilibrer des roueries de politicien avec des habiletés de communicant. »

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Marie Claire Muller

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Marie-claire Muller 25/02/2013 18:08


VOIR D'ÊTRE ARMÉ... AUX ARMES, CITOYENS...

 

Le dernier sondage de Ndf (avec toutes les réserves d'usage) montre deux tiers de réponses favorables à l'achat d'une arme au marché noir.

 

Dans un État de liberté, ce sondage n'aurait jamais eu lieu, car il n'aurait jamais eu lieu d'être. Il n'aurait eu aucun sens.

 

En effet, la possession d'une arme à domicile (sans parler de son transport) est interdite ou soumise à tant de restrictions et de contrôles a posteriori qu'elle inhibe le citoyen standard. Sans
compter le doute a priori que les « bonnes consciences » jettent sur le dit possesseur.

Oui, notre pays de droit, de démocratie, notre pays de perfection, d'idéaux inaccessibles, exemplaire aux yeux de la planète, champion du tiercé liberté, égalité, fraternité, bloque à ses
citoyens l'accès aux armes, nécessaire à affirmer leur liberté menacée, leur égalité devant l'agresseur, leur fraternité pour ceux envers qui ils ont responsabilité de défense.

Et cela va jusqu'à considérer tout objet, ou animal comme une « arme par destination » ?

Un pays qui fait inflation de « droits à... », qui est en pleine déflation de devoirs, est un pays « dégonflé », c'est-à-dire lui-même désarmé.

Il est dommage que la France en soit arrivée à ce point. Mais il est heureux que certains réagissent. Heureux et nécessaire.

 

Aux armes citoyens...

 

Que faire de cette Marseillaise ? La rejeter comme illégale ? L'épurer sur l'autel du « politiquement correct » ? Aux dames citoyens.. baissez vos pantalons... rampons, rampons... qu'un vent
impur... soulève les cotillons.

Ou au contraire en conserver le sens premier : est citoyen de son pays celui qui, dans la mesure de ses moyens, en porte les armes. N'est pas citoyen ou doit être déchu de ce titre celui qui
porte les armes contre lui.

Oui ! En conserver le sens premier, celui du défenseur, celui qui accompagne le défenseur, celui qui s'oppose à la disparition de son entité nationale, de son identité nationale.

Celui-là accepte de nommer l'ennemi de son identité, de le pointer du doigt, et refuse son collier. Et ce n'est pas la première fois que cet ennemi de l'identité est intérieur.

Nul n'est obligé de se transformer en superman. Mais nul n'est dégagé, dans la mesure de ses moyens, de cette obligation morale de ne pas jeter les armes.

 

Être armé n'est pas un droit mais un devoir

 

Armé, physiquement, moralement, techniquement, d'une arme à feu si nécessaire, puisque le sondage nous a menés vers cette question.

Armé, non pour « flinguer », non pour agresser, mais pour agir, réagir, comme devoir transcendant de solidarité et de protection envers les siens.

Armé comme devoir contemporain devant la montée des périls locaux. Devant l'armement surabondant des fous de la détente, des « jeux interdits » interprétés dans certaines cours de certaines
cités. Devoir refusé même aux policiers dont les armes – à supposer qu'on leur en permette l'usage, à supposer qu'un quelconque juge gauchiste ne les accuse pas par principe – sont insuffisantes
face à celles portées par les caïds de banlieue.

 

Armé de la loi, toute la loi, rien que la loi, appliquée par des juges impartiaux

 

La victime devenue coupable, désarmée, et le coupable responsable de rien, c'est l'inversion du sens profond d'une société. Chaque jour ses exemples. Jusqu'à quand ?

Le citoyen désarmé est en « perte de chance » vis-à-vis d'un agresseur armé. C'est une notion légale, cela se plaide. J'attends qu'un collectif d'avocats, de députés, se lèvent et dénoncent cette
situation.

La présence affirmée d'une arme est une dissuasion dans un premier temps, une chance supplémentaire contre l'agresseur persistant.

Le citoyen désarmé – comme une porte ouverte pour le voleur – est une incitation supplémentaire, s'il en était besoin, pour l'agresseur potentiel.

Désarmé et provocateur ! Un comble ! À quand l'accusation ? Bonne idée pour un juge gauchiste, un de ceux qui refusent la simple idée de légitime défense appliquée au citoyen standard, fût-il
policier de son état. Bonne idée... mais délirante.

Armé de la réflexion :Quelle pensée souhaite priver d'armes le citoyen standard ? Qu'est la gauche profonde ?

 

En temps de guerre, la première mesure d'un occupant est de désarmer la population.

Alors pourquoi, en temps de paix, un gouvernement désarme-t-il la sienne ?

Trois réponses, trois seulement :

    l'armophobie, autant peur que haine de l'objet lui-même,

    doublée de l'homo-armophobie, là encore peur et haine de l'Homme qui en serait le porteur,

    l'ensemble triplé par une rigidité de sauveur unique, moralisateur, législateur tout-puissant, tout répressif.

 

L'association de ces trois éléments représente l'un des critères qui définissent la « gauche profonde », état d'esprit de toutes étiquettes politiques, sans limite de temps, de pays, de
civilisation. Sont de gauche profonde ceux qui, paradant pour des idéaux inaccessibles, masqués de drapeaux de pacotille, agissent par absence de confiance envers l'homme réel, et pire encore,
envers le citoyen qu'ils clament vouloir défendre, tout en le transformant en esclave.

 

 

Armé de meilleures armes, car les Robocops sont dans la rue

 

Ils sont la garde prétorienne surarmée, surentraînée, de ceux qui refusent à la population la moindre arme de défense personnelle... jusqu'à tout balai (arme potentielle par destination).

Ils sont dans la rue, oui, mais seulement dans certaines, et en nombre variable. Ils seront plus que nombreux le 24 mars, alors qu'ils étaient bien dispersés lors de la dernière manifestation
favorable au mariage pour tous.

Mais ils sont aussi destinés – en théorie – à nous protéger contre certaines haines bien connues.

Et puis, quoi qu'on dise, le citoyen standard – dont je suis – obéit à la loi.

Alors qu'ils se rassurent et que se rassurent ceux qui les emploient : ils ne craignent rien d'armes physiques dérisoires à usage personnel.

 

Mais la Jéricho intérieure de la gauche profonde doit tomber. Armons-nous en conséquence