Esclavage : pour le CRAN, tout se monnaye… par Nicolas Gauthier

Publié le 13 Mai 2013

Par Nicolas Gauthier

Une fois de plus, les dingueries continuent : n’en jetez plus ! Et Louis-Georges Tin, président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), équivalent surmélaniné du Ku Klux Klan, d’exiger des réparations financières de la Caisse des dépôts et consignations, au motif qu’en 1804 cette banque aurait encaissé 16 milliards d’euros versés en dédommagement de l’affranchissement des esclaves haïtiens et prix à payer pour leur fraîche indépendance. Certes. Et alors ? Tout cela n’a plus grand sens en 2013, ce que même François Hollande a reconnu. Un François Hollande qui, par ailleurs, hésiterait à supprimer le terme de « race » de notre Constitution, à rebours de ses promesses présidentielles. La sagesse vient à toute heure dans la vie d’un homme ayant peut-être compris que biffer le mot n’équivalait pas à éradiquer les maux.

Plus sérieusement, cette course à la repentance est tout simplement grotesque, d’autant plus grotesque que rétroactive. Car, à ce compte, les descendants de Chouans devraient aussi demander réparation : le premier génocide scientifiquement programmé les concernant au premier chef fut le fait de cette République célébrée chaque 14 juillet. Sur le sujet, les travaux de l’historien Reynald Secher paraissent définitifs. Injures et autres noms d’oiseaux lui ont été balancés dans la face ; mais de contre-arguments, point.

D’ailleurs l’esclavage, depuis remplacé plus sûrement par le salariat, ne date pas d’hier. Tous les peuples « forts » ayant empiété sur les peuples« faibles » l’ont pratiqué. De la démocratie athénienne à nos premiers rois de jadis, des présidents américains aux princes saoudiens, tout en passant par quelques rois nègres heureusement défaits par nos armées ; la colonisation française aura au moins servi à ça.

Ainsi, l’ubuesque démarche du CRAN, triste photocopie des « class action » si en vogue aux USA et dont la législation française est malheureusement en train de s’inspirer, butte sur un obstacle majeur : la dignité de nos compatriotes du lointain. Ainsi, pour le Collectifdom, rassemblant Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, « la diversité des ethnies composant les populations ultramarines commande de ne pas jouer avec le feu ». Plus ferme encore est le Comité Marche du 23 mai, date commémorative des victimes de l’esclavage, fermement opposé à« toute réparation financière parce que les souffrances de nos aïeux esclaves ne sont pas monnayables ». En effet, pas plus « monnayables »que d’autres « souffrances » du passé, qu’elles soient chouannes, cheyennes, arméniennes ou autres.

Le pire est que ce « happening », dénoncé par l’écrivain guadeloupéen Claude Ribbe, pourrait bien faire écran de fumée vis-à-vis d’autres souffrances tout aussi réelles et, surtout, bien plus actuelles : celles des Palestiniens par exemple.

Alors qu’en Israël les fous de Dieu hassidiques entendent pratiquer l’apartheid dans les bus, les hommes devant et les femmes à l’arrière, d’autres entendent séparer Juifs et Arabes dans les mêmes moyens de locomotion. Ma très chère consœur Gabrielle Cluzel s’en faisait l’écho sur ce site en prédisant qu’un jour on en viendrait là en France, dans le 9-3 ; nonobstant, elle commettait une confusion géographique, politique et temporelle. Car si les Français ont vocation à demeurer chez eux en France, les Palestiniens l’ont aussi à l’être sur leurs propres terres, dont ils ont été expropriés, terres d’oliviers dévastées, terres propres aux trois religions abrahamiques désormais encerclées d’un nouveau mur, quelques années après la chute de celui de Berlin ; comme si Deir Yassine faisait écho à Oradour-sur-Glane. Quelle terrible ironie… Se focaliser sur les drames d’antan et être volontairement aveugle devant la détresse qui devrait crever les yeux de quiconque possède encore un peu de cœur.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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L'EN SAIGNANT 13/05/2013 16:35


Il n'y a pas de limites à leur connerie .! Tout ce qui vit et existe est répertorié et classé; c'est le seul moyen pertinent d'en parler, d'en débattre ... Qu'y a-t-il de condamnable dans ce
terme de "RACE" utilisé pour rapporter le fait que des ensembles d'HOMMES présentent certains caractères qui d'une part les rassemblent tout en les différenciant des autres par ailleurs ... Les
langues s'appauvrissent ... Quelle belle occasion pour ces abrutis ...!

mgdej 13/05/2013 14:42


sur le site de Christine Tasin:


    " par un édit du 3 juillet 1315, Louis X le Hutin abolit l’esclavage sur le sol de France, au motif que « selon le droit de nature, chacun doit naître
franc ». De ce principe est né l’adage : « Le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. » Dès lors, il suffisait de faire un pas sur le sol de France
pour que sa condition d’esclave soit aussitôt anéantie. Ainsi, en 1571, sur le fondement de l’édit de 1315, des esclaves sont affranchis à Bordeaux après avoir mis pied à terre. Les magistrats du
Parlement de Bordeaux exigeront leur libération, concluant dans leur arrêt que « jamais une terre française ne connaîtra cet odieux trafic ».


 ...


 Sur France -Culture:


   Le 10  mai "les matins de France-Culture" un mauritanien, président de "initiative pour la résurgence du mouvement abolitioniste" dit que  40% des mauritaniens sont encore
soumis à l'esclavage de la part des blancs-mauritaniens (arabes). L'islam ne serait pas en cause!!! Ce militant dont le pays pratique donc toujours l'esclavage, réclame une indemnisation aux
occidentaux!!!


     Que va-ton réclamer aux arabes mauritaniens, aux descendants des potentats africains qui pratiquent l'esclavaage depuis la nuit des temps, aux arabes traficants
permanents (actuels) et émasculateurs.


    Le CRAN représenté à cet émission a appuyé la demande du militant mauritanien...

LA GAULOISE 13/05/2013 14:30


LE CRAN OUBLIE TOUT CE QUE LES COLONS LEUR ONT AUSSI APPORTE : SOINS SCOLARITE ET DEPUIS GRATUITE EN PRESQUE TOUT DOIT ON LEUR DEMANDER DE REMBOURSER AUX FRANCAIS ET DE COMMENCER( IL SERAIT 
TEMPS ! ) A PAYER COMME LE FRANCAIS LAMDA ?