Espagne : la gratuité des soins sacrifiée sur l'autel de la crise. Qui y gagne? Qui y perd?

Publié le 28 Avril 2012

 

Le Point.fr – Publié le 27/04/2012 à 10:44

(photo d'illustration).

(photo d’illustration). © Daniel Ochoa de Olza / AP/SIPA

 

En 1986, l’assistance médicale gratuite devenait un “droit universel pour tous les Espagnols et tous les citoyens étrangers résidents”. Un quart de siècle plus tard, sur l’autel de la crise, ce principe a été sacrifié. Un décret-loi tout juste adopté dispose en effet que ce droit n’est réservé “qu’aux personnes qui sont assurées”. Autrement dit en sont exclus les immigrants sans papiers qui résident en Espagne. En outre, la couverture de santé devient très difficile pour les jeunes de moins de 26 ans, tous ceux qui ne cotisent pas ou les divorcés sans revenus. Ce décret-loi prévoit certes, dans un “souci humanitaire”, de faire une exception pour les accidents graves, les cas de grossesse et de prendre en charge les étrangers de moins de 18 ans.

À partir du 1er septembre, cette mesure, qui suscite une forte polémique dans le pays, va laisser sur le carreau quelque 150 000 étrangers en situation irrégulière. L’esprit du législateur, qui se dit acculé par “l’obligation” de faire des coupes drastiques dans les dépenses de santé, est de “pérenniser” un système mis en danger par les affres de la crise. L’objectif est d’économiser 500 millions d’euros, chiffre que les spécialistes réduisent à la moitié, étant donné que les étrangers recourent bien moins au système sanitaire primaire que les autochtones. Autre coup de ciseaux important : 165 millions d’euros dans les achats de médicaments en vertu d’un nouveau mécanisme, le “copago”, selon lequel les patients paient une partie du prix, y compris les retraités. Au niveau global, Madrid s’est engagé à réduire ses dépenses de l’ordre de 37 milliards d’euros cette année pour réduire son déficit public de 8,5 à 5,3 % d’ici à fin 2012.

“Xénophobe, cruel et inefficace”

L’éviction annoncée des sans-papiers de l’assistance médicale gratuite fait des remous. La ministre de la Santé, la conservatrice Ana Mato, justifie la mesure par les “abus” dont les étrangers illégaux se rendraient responsables. “Nous n’avons pas un système sanitaire qui nous permette de prendre tout le monde en charge, seulement les Espagnols et ceux qui travaillent dans notre pays et contribuent à sa richesse par leurs impôts.” Alfredo Pérez Rubalcaba, chef de l’opposition socialiste, dénonce pour sa part “une amputation des droits à la fois xénophobe, cruelle et inefficace”.

Au-delà du débat idéologique, des difficultés s’annoncent. Dans la pratique, les étrangers non régularisés auront toujours la possibilité de courir aux urgences, ce qui, avertissent les responsables sanitaires, devrait saturer des services déjà débordés. Surtout, les spécialistes mettent en garde contre le risque de contagion. Exemple : si, aux urgences, un malade sans papiers est diagnostiqué comme étant atteint de “tuberculose”, il ne pourra plus aller consulter un spécialiste comme c’est le cas aujourd’hui. Et il présentera donc un “risque d’infection” dans le métro, un café ou tout espace public. Or, selon des chiffres officiels, dans la région de Madrid, 50 % des cas de tuberculose concernent des immigrants ; au niveau national, 40 % des gens ayant contracté le virus HIV sont des étrangers. Selon les termes de la Fédération des gays et lesbiennes, “cela revient à les condamner à mort”.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Claude Germain V 28/04/2012 08:48


Je peux vous dire habitant a 30 kms de la frontiere que la GRANDE MAJORITE des espagnols sont content de cette mesure ,les soins pour les autotochtones ,et les natifs ,le peu qu'il reste revient
de droit a ceux qui alimentent les caisses ou les ont alimenté soit les habitants de souche.


EN CONTREPARTIE PROBLEME POUR LES CONS-FRANCAIS SOUCHIENS ici de l'autre coté de la frontiere pour ne pas la nommer la FRANCE-POIRE ,SE SONT TOUS LES JOURS DES COHORTES D'AFRICAINS DU SUD ET DU
NORD , DES COHORTES DE PERUVIENS , BEAUCOUPS DE CHINOIS  ET AUTRES AYANT TROUVE LE FILON VIENNENT PAR CONTRE ET PRIORITAIREMENT AUX LOCAUX RECEVOIR LE BENEFICE ENGRANGE PAR LES SOUCHIENS.
AVEC LA BENEDICTION DES MAIRES LOCAUX ,D'HENDAYE A CAPBRETON ..............ce que l'on appelle l'eradications d'un peuple et d'une culture par echange voulu et volontaire de population ,elle est
pas belle la vie chez les C....S-QUIPAYENT.........